David Tennant - The Royal Tennant Company Index du Forum
David Tennant - The Royal Tennant Company
Le premier et unique forum francophone dédié à David Tennant
 
David Tennant - The Royal Tennant Company Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion



:: R.I.P. ::
Aller à la page: <  1, 2, 3, 4, 5  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    David Tennant - The Royal Tennant Company Index du Forum -> Les Enfants du Temps -> Papotages en tous genres
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
pierrelegrand
Fan

Hors ligne

Inscrit le: 02 Nov 2009
Messages: 61
Localisation: prés de Marseille

MessagePosté le: Mer 4 Nov 2009 - 13:16    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant

Une grande perte .  Sad
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 4 Nov 2009 - 13:16    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Duam78
Lady of the Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 2 759
Localisation: Chartres

MessagePosté le: Mer 18 Nov 2009 - 09:16    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant

Jocelyn Quivrin
 1979 - 2009



  


Citation:

L'acteur français Jocelyn Quivrin est décédé le 15 novembre 2009 dans un accident de voiture sur l'A13. Il avait 30 ans.

Né le 14 février 1979, il a été révélé par L'Empire des loups de Chris Nahon. Quivrin a ensuite été vu dans, en vrac: Jacquou le Croquant, Ca$h, LOL, Notre univers impitoyable et 99 Francs.[/size]

Il partageait la vie de l'actrice Alice Taglioni, avec qui il avait eu un enfant, Charly, né en mars de cette année.




Edward Woodward    
1930 - 2009    

    

    
Citation:
Le héros de "The Equalizer" est décédé Edward Woodward, immortalisé sur le petit écran dans la série des années 80 "The Equalizer", vient de s'éteindre à l'âge de 79 ans... (le 16 novembre)

La série noire continue ! Edward Woodward, l'interprète de Robert McCall dans la série des années 80 The Equalizer, est décédé ce lundi matin dans un hôpital de Cornwall, au sud-ouest de l'Angleterre. Alors âgé de 79 ans, le comédien souffrait de différents maux, dont une pneumonie qui lui aura été fatale.

Edward Woodward avait à son actif une longue carrière, marquée par quelques rôles inoubliables sur le grand écran dans Héros ou salopards ou The Wicker Man. A la télévision, il a incarné pendant 7 ans l'agent secret britannique David Callan dans la série Callan (1967-1972). Dans les années 80, il revient sous les feux des projecteurs dans la peau de Robert McCall, le héros de The Equalizer (1985-1989), un agent des services secrets américains à la retraite, qui tente de racheter ses actions passées en offrant ses services aux plus démunis face aux criminels de toutes sortes. Le comédien faisait partie en 1999 de l'équipe des Nouveaux Professionnels, aux côtés de Colin Wells et Lexa Doig. Sa dernière appartion à l'écran date d'il y a quelques mois seulement ; les téléspectateurs britanniques l'ont effectivement découvert cette année au casting du soap EastEnders. Edward Woodward sera prochainement à l'affiche d'un long métrage de Mark Collicott, A Congregation of Ghosts, dans lequel il tient le rôle d'un révérend.

Allociné

_________________

Merci Circus Doll pour l'avatar
Revenir en haut
Duam78
Lady of the Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 2 759
Localisation: Chartres

MessagePosté le: Jeu 19 Nov 2009 - 17:28    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant

Dennis Cole
(1940 - 2009)





 
Citation:
 Dennis Cole, second mari de la Drôles de Dames Jaclyn Smith , est décédé à l'âge de 69 ans, à l'hôpital de Fort Lauderdale, en Floride, dimanche dernier.

Ils s'étaient rencontrés sur le plateau de Charlie's Angels en 1977, avant de se marier en 1978. Dennis Cole , acteur et cascadeur, apparaitra par la suite dans de nombreuses séries américaines des années 80 comme : La Croisière s'amuse, Alerte à Malibu, Drôles de Dames, Arabesque, Les Feux de l'amour... avant d'entamer une carrière à Las Vegas.

Leur relation, qui faisait couler beaucoup d'encre à l'époque, ne résistera à la pression médiatique et ils divorceront en 1981. Il avait été arrêté en automne 2007 pour violences conjugales .

Dennis Cole avait perdu un fils de trente ans en 1991, victime d'un cambrioleur.

Après la mort de Farrah Fawcett, c'est un autre membre du casting de la série culte qui disparaît.

 

_________________

Merci Circus Doll pour l'avatar
Revenir en haut
Duam78
Lady of the Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 2 759
Localisation: Chartres

MessagePosté le: Lun 11 Jan 2010 - 09:08    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant

Mano Solo 
1963-2010 


 

Citation:
Il incarnait, bien malgré lui, le stéréotype du chanteur écorché vif. Artiste complet (écrivain, peintre et chanteur) et engagé, Mano Solo est mort hier, emporté par « plusieurs anévrismes ». La nouvelle a été annoncée par sa mère, Isabelle Monin (première femme du père de Mano, le dessinateur Cabu), sur le forum du site officiel du chanteur.

Reconnu, puis seulement connu, pour ses chansons coups de poing et ses confessions douloureuses sur sa séropositivité, Mano Solo nous confiait, en septembre dernier, lors de la sortie de Rentrer au port, son huitième et dernier album : « J'ai fini par détester Mano Solo, sa colère, sa carrière et sa maladie. Quand je fais une chanson gaie, je dois presque m'excuser d'être heureux. Je ne suis pas seulement un chanteur qui a le sida ! »

Dès ses débuts en solo, en 1993, pour l'album La Marmaille nue, il avait séduit un large public par sa poésie noire, teintée d'humour macabre et d'un cynisme mordant. Très parisien dans sa gouaille et ses textes, il mêlait à sa voix éraillée des influences très variées : musiques africaines, tango, musette, punk... « Je ne suis pas un bon musicien, mais je sais quand une musique est bonne », racontait-il.

« Etonné d'avoir survécu jusque-là », Mano Solo envisageait, à 46 ans, la cinquantaine avec humour : « Dans ma tête, je suis toujours le même petit con de 20 piges, mais dans la musique et dans la vie, je m'améliore, sans déconner ! »

Benjamin Chapon pour 20minutes



_________________

Merci Circus Doll pour l'avatar
Revenir en haut
trinity27
Rédacteurs

Hors ligne

Inscrit le: 07 Sep 2009
Messages: 118

MessagePosté le: Lun 11 Jan 2010 - 10:26    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant

La mère des enfants de Bertrand Cantat est morte hier ...Décidement la semaine commence de manière très triste Sad
Revenir en haut
isaf
Tennant Encyclopedia

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 1 261
Localisation: Lausanne

MessagePosté le: Lun 11 Jan 2010 - 20:39    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant

Eric Rhomer
1920-2010



Citation:

Éric Rohmer, décédé lundi à Paris à l'âge de 89 ans , était l'un des cinéastes les plus secrets de la Nouvelle Vague, l'auteur de fraîches comédies sentimentales peuplées de jeunes filles en fleur et un érudit qui célébrait la langue et la littérature françaises.

Souvent vu comme le Marivaux ou le Musset du cinéma français, Éric Rohmer a placé la parole au coeur de ses oeuvres, dont l'intrigue narrative se noue autour de la conversation et du badinage amoureux. En cinquante ans, il a signé vingt-cinq longs-métrages, un documentaire sur les films Lumière et des programmes scolaires pour la télévision.

Ce défenseur du cinéma classique hollywoodien était un fervent admirateur d'Hitchcock auquel il avait consacré un livre, cosigné avec Claude Chabrol. "En bon disciple que je suis d'Alfred Hitchcock, il faut qu'il y ait du suspense dans chacun de mes films, je n'aime pas les films ennuyeux", affirmait-il. S'il fut l'un des tout premiers cinéastes issu des Cahiers du Cinéma à se lancer dans la réalisation, sa reconnaissance hors des cercles de cinéphiles fut tardive, avec "Ma nuit chez Maud" en 1969.


Dès les années 50, ce créateur indépendant et artisanal - il signait tous ses scénarios -, avait fondé sa propre société de production, "Les films du Losange" avec Barbet Schroeder. Observateur des comportements amoureux et de la comédie sociale, Rohmer avait organisé son oeuvre en "cycles".

Les six "Contes moraux" (1962-72), dont "Ma nuit chez Maud" et "Le genou de Claire", transposaient des contes du XVIIIe siècle, écrits par Marmontel. Avec les "Comédies et proverbes" des années 1980 - "Les nuits de la pleine lune", "Le rayon vert", "L'ami de mon amie" - inspirées d'Alfred de Musset, il analysait les codes de la modernité et les égarements du coeur - une veine poursuivie avec les "Contes des quatre saisons" dans les années 90. "Je trouve que mes films sont des contes, pas des contes de fées, mais des contes réalistes comme ceux de Maupassant", a-t-il dit.

Avec "La marquise d'O" tourné en 1976, "Perceval le Gallois" deux ans plus tard ou encore "L'Anglaise et le duc" en 2000, il s'essayait à des recherches plus picturales et à l'exploration de l'Histoire, poursuivie dans "Triple agent" en 2003. Il avait reçu en 2001 un Lion d'Or pour l'ensemble de son oeuvre à la Mostra de Venise qui lui avait déjà attribué sa plus haute récompense pour "Le rayon vert" en 1986.


Le Point.fr
Revenir en haut
Duam78
Lady of the Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 2 759
Localisation: Chartres

MessagePosté le: Dim 7 Mar 2010 - 19:04    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant



Patrick Topaloff
1944 - 2010


Il est parti rejoindre Sim ...


Citation:
Patrick Topaloff nait d'un père géorgien et d'une mère corse dont il sera l'unique enfant. Il se définit plus tard lui-même comme un "délicat entremets franco-russe". À l'université, il obtient une licence d'histoire.

En 1966, il se présente à un concours sur RMC qui recherche des animateurs. Il est sélectionné en compagnie d'un autre débutant, Jean-Pierre Foucault, qui deviendra son meilleur ami. En janvier 1967, il entre à Europe 1 où il devient rapidement une vedette des ondes. Ses émissions s'appellent Service de nuit, Tais-toi, tais-toi tu m'affoles !, Topaloff en liberté et A la soupe, à la soupe ! dont les "calembourdingues" sont très appréciés des écoliers.

Il est invité par Claude François en 1970 dans son Moulin de Dannemois, qui lui propose de produire un disque : c’est Qu'i m'énerv' , un bon succès.

Il poursuit sa carrière musicale en 1971 avec une chanson composée par J.-P. Bourtayre et écrite par Cloclo : J'ai bien mangé, j'ai bien bu qui connaît un succès fulgurant. Il part en tournée avec Claude François pour assurer ses premières parties.
Il entame une carrière cinématographique (après quelques figurations) dans des films tels que La Brigade en folie (1973), Le Plumard en folie (1974) ou Le Führer en folie (1974) jusqu'en 1977 et son rôle de chauffeur dans l'improbable Drôles de zèbres, réalisé par Guy Lux et où il partage l'affiche avec un Sim travesti en baronne.

En 1977, il reprend à sa façon le tube de Chuck Berry, Johnny B. Goode. Sa version, Ali be good se vend à 800 000 exemplaires et s'inscrit dans la mouvance New World en vogue à cette époque.

Alors que le film américain Grease en 1978 triomphe sur les écrans, Patrick enregistre la chanson Où est ma ch'mise grise ? (reprise de You're the One That I Want) dans lequel, déguisé en John Travolta, il donne la réplique à Sim déguisé en Olivia Newton-John. 1 600 000 disques sont vendus[réf. nécessaire].

Au début des années 80, Patrick est très actif : en tournée, dans les galas, à la télévision. Il participe ainsi régulièrement aux Jeux de 20 heures, et est plus tard désigné (non sans difficulté) "académicien permanent" de L'Académie des neuf animée par Jean-Pierre Foucault sur Antenne 2. Au milieu des années 80, les deux émissions disparaissent et Patrick divorce.

En 1987, il sort une chanson plus sérieuse, Il est venu pour les vacances inspirée par la séparation d'avec son fils. Il tente également un duo avec Charlotte Julian, Va te faire cuire un œuf, mais sans succès. Les années suivantes sont très difficiles. Ruiné par une pension alimentaire indexée sur les revenus du temps de sa gloire, il devient SDF12.

Il écope d'un an de prison en 1995 pour non-paiement de pension alimentaire. Mais il est libéré au bout de 4 mois grâce à son avocate qui est aussi sa nouvelle compagne3. Il remonte rapidement en scène. Sa pièce Chérie noire est un succès4. Il écrit ses mémoires.

Depuis 2002, il organise chaque année à Savy-Berlette au moment du Téléthon un concert de variété française avec le groupe Hélium.

En 2007, il participe à la tournée Âge tendre et Têtes de bois animée par Frédéric Zeitoun.

Il est mort le 7 mars 2010 à Paris, des suites d'un arrêt cardiaque alors qu'il était toujours à l'affiche de la tournée Âge tendre et Têtes de bois pour laquelle il avait donné un concert la veille5.




_________________

Merci Circus Doll pour l'avatar
Revenir en haut
isaf
Tennant Encyclopedia

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 1 261
Localisation: Lausanne

MessagePosté le: Sam 17 Juil 2010 - 13:45    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant



Bernard Giraudeau
1947 - 2010


Non seulement acteur, comédien et réalisateur mais aussi écrivain voyageur talentueux, c'est un grand homme qui nous a quitté ce matin. Espérons que ce soit l'occasion pour nos plus jeunes membres de le découvrir.
Pour moi, il restera l'éternel beau prof d'allemand de La Boum (et qui m'a donné envie de faire allemand première langue ), l'abbé de Vilecourt dans Ridicule de Patrice Leconte et le gouverneur Jean-François de La Plaine dans le merveilleux Les Caprices D'un Fleuve, réalisé par lui-même en Afrique en 1996.

Mais là oú je l'ai véritablement découvert sera dans ses livres. Étant passionnée des "écrivains-voyageurs", Bernard Giraudeau m'a transporté du Cambodge à l'Amazonie, du Chilie à Djibouti, à travers ses histoires de marins et d'hommes.

Toutes mes pensées vont à ses deux enfants qu'il a eu avec l'actrice Anny Duperey: Gaël, né en 1982, et Sara, née en 1985. Cette dernière a été sacrée révélation féminine de la 21e Nuit des Molières le 14 mai 2007. La relève est assurée.


Citation:

Le vagabondage était la drogue dure de ce tonique dépressif qui avait souhaité ne pas vivre une existence ordinaire. Impatient, éternel insatisfait, il avouait avoir "toujours débordé dans l'extrême", persuadé que "c'était mieux ailleurs", poussé par son incurable inaptitude au bonheur vers des quêtes effrénées. Voyageur, écrivain, comédien, cinéaste, Bernard Giraudeau est mort, samedi 17 juillet, à l'âge de 63 ans.

C'est le 18 juin 1947 qu'était né à La Rochelle ce petit fils d'un cap-hornier, ce fils d'un militaire que ses missions (en Indochine, en Algérie) rendaient trop absent. Explorateur du Marais poitevin, incurable romantique rêvant devant les quais, les bateaux en partance, Bernard Giraudeau s'était engagé à 16 ans dans la Marine nationale comme mécanicien sur la Jeanne d'Arc, spécialiste en "turbine-diesel-chaudière", pour faire le tour du monde. "Pompon rouge sur la tête comme une pomme", il bourlingua quatre ans durant, avant de tenter une autre aventure pour conjurer sa désespérance et son ennui. Ce fût celle de la comédie.
Débuts catastrophiques. Handicapé par une mauvaise diction, une façon de marcher chaloupée, il est poussé vers les coulisses, du côté des décors et des costumes. Travail, cours de danse et d'élocution le propulsent quelque temps plus tard vers le Conservatoire, un Premier Prix de comédie classique et moderne obtenu avec le monologue de Figaro. Il ne se sent pas le tempérament d'entrer au Français qui lui ouvre ses portes. Sa carrière débute au début des années 1970.

LE BEAU GOSSE AUX YEUX BLEUS
Le théâtre est une passion qu'il ne reniera pas. La même année, en 1975, il joue Sur le fil d'Arrabal (mise en scène de Jorge Lavelli), et Le Prince de Hombourg de Kleist (mise en scène de Jean Negroni). Puis La Guerre de Troie n'aura pas lieu de Giraudoux (1976), K2 de Patrick Meyers sous la direction de Georges Wilson (1983), La Répétition ou l'amour puni d'Anouilh (1986), Les Liaisons dangereuses de Christopher Hampton (1988), L'Importance d'être constant d'Oscar Wilde (1995), Becket ou l'Honneur de dieu d'Anouilh (2000), Richard III de Shakespeare (2005), tour à tour dirigé par Bernard Murat, Gérard Vergez, Jerôme Savary, Didier Long. Il sera nominé trois fois aux Molières, et cinq fois aux Césars.

Car le cinéma s'intéresse aussi à ce séduisant jeune premier solaire et charmeur, ce beau gosse aux yeux bleus qui reflètent insolence et ferveur. Il apparaît dans Deux hommes dans la ville (1973) et Le Gitan (1975) de José Giovanni, La Boum de Claude Pinoteau (1980), puis dans des rôles majeurs. Celui d'un bourreau des cœurs épris d'une fille laide dans Passion d'amour d'Ettore Scola (1981), d'un tueur homosexuel dans Le Grand pardon d'Alexandre Arcady (1982), d'un diplomate ensorcelé par une femme fatale dans Hécate de Daniel Schmid d'après Paul Morand (1982), d'un handicapé dans Le Ruffian de José Giovanni (1983), d'un séducteur pervers dans L'Année des méduses de Christopher Frank (1984)…

"DES SOUVENIRS EN FORME DE COURANT D'AIR"

Au cours de ces années, Bernard Giraudeau n'a qu'une idée : changer d'emploi. Son image de gentil copain, de gendre idéal, de clown blanc lui pèse. Il lui faudra attendre Poussière d'ange d'Edouard Niermans en 1986 (l'histoire d'un flic alcoolique aspiré par les bas fonds) pour le voir incarner des personnages plus troubles, ambigus.
De la cinquantaine de films qu'il aura alignés, ressortent L'Homme voilé de Maroun Bagdadi (1987), Une nouvelle vie d'Olivier Assayas (1993), Le Fils préféré de Nicole Garcia (1994), Ridicule de Patrice Leconte (1996), Marquise de Véra Belmont où il interprète Molière (1997), et surtout Gouttes d'eau sur pierres brûlantes que François Ozon adapte d'une pièce de Rainer Werner Fassbinder, huis clos où il campe un homosexuel cruel et manipulateur (2000).

ÉLOGE DE LA DIFFÉRENCE
"J'étais un jeune coq qui gonflait ses plumes" disait-il à propos de cette activité d'acteur dont il ne gardait que "des souvenirs en forme de courants d'air". La télévision lui offrit aussi quelques défis, par exemple ceux d'incarner Antoine de Saint-Exupéry dans La Dernière mission de Robert Enrico (1996) ou le capitaine Bouchardon dans Mata Hari (2003). Mais ce qui le motive est de réaliser lui-même La Face de l'ogre (1988), l'histoire d'une femme qui refuse la mort de son mari disparu en montagne, ou L'Autre d'après un roman d'Andrée Chedid (1991), où un vieillard s'obstine à croire à la survie d'un jeune homme enseveli lors d'un tremblement de terre. Le véritable Bernard Giraudeau est là, dans cet auteur affichant son besoin de fraternité, son éloge de la différence, son exaltation de la vie et son obstination à repousser la mort le plus loin possible.

Il signe également plusieurs documentaires, carnets de voyages en Amazonie, au Chili, aux Philippines, en même temps que des livres, récits, correspondances ou romans qui exaltent ses bourlingues. Giraudeau avait commencé à écrire très jeune, par plaisir, pour apaiser sa solitude de marin. "Je suis né dans un milieu modeste et sans culture. Le voyage a été ma seule école, la fuite est devenue ma psychanalyse, la seule manière d'entrer en moi-même et d'y être bien" : voilà ce qu'il raconte dans Le Marin à l'ancre (2001), Les Hommes à terre (2004), Les Dames de nage (2007) ou Cher amour (2009), tous publiés aux éditions Métailié. Ses paysages, ses lectures (Michaux, Cendrars, Conrad, Melville, London, Segalen), son avidité de rencontres pour "vérifier qu'on fait partie de la famille des humains", ses escales, ses matins conquérants et les filles d'un soir (émotions d'un "insecte affolé qui picorait des semblants d'amour dans les ports"). L'Afrique, l'Amazonie, la Patagonie à pied et à cheval, le kayak, la montagne. La soif d'"assouvir l'insatiable curiosité avec la conscience mélancolique de l'éphémère".

"MON NOUVEAU BATEAU"
Homme de gauche, militant d'Amnesty International, signataire de pétitions humanitaires, membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence, Bernard Giraudeau était un exalté méfiant, peu porté à "être lisible d'emblée". La découverte de son cancer du rein en 2000 le porta à parler, se battre pour améliorer la prise en charge des malades en créant un forum sur le thème "On ira tous à l'hôpital". Ce mal qu'il appelait son "nouveau bateau" et qu'il disait vouloir "apprivoiser", il l'accepta comme un "parcours initiatique" : "Je voyais bien que j'allais vers quelque chose qui me rapprochait de l'abîme. Cela tenait à mon existence qui avait de moins en moins de sens, une course effrénée qui me maintenait en permanence dans un état d'angoisse. J'allais où ? Un manque de recherche sur l'essentiel… Pour un homme de mon âge, le cancer est un message, un questionnement" confiait-il à Libération en mai 2010.


Source


Sa bio en vidéo :

Revenir en haut
lilbulle
Là faut s'inquiéter...

Hors ligne

Inscrit le: 13 Mai 2009
Messages: 1 147

MessagePosté le: Dim 18 Juil 2010 - 20:04    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant

C'était un très grand écrivain, acteur ...
J'ai lu ses trois livres que j'ai adoré et eu la chance de le rencontrer.
Revenir en haut
MSN
Duam78
Lady of the Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 2 759
Localisation: Chartres

MessagePosté le: Dim 18 Juil 2010 - 22:44    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant

j'ai appris ça ce matin ... grande perte .. superbe acteur !
je me souviendrais toujours du film dans lequel je l'ai connu : l'année des méduses !!!! (qui m'a d'ailleurs vacciné contre ces horreurs gluantes ... j'en ai la phobie ^^)
RIP .. Sad
_________________

Merci Circus Doll pour l'avatar
Revenir en haut
isaf
Tennant Encyclopedia

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 1 261
Localisation: Lausanne

MessagePosté le: Lun 3 Jan 2011 - 16:59    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant





Pete Postlethwaite
1946 - 2011



Citation:
Son nom, Pete Postlethwaite, ne vous dira peut-être rien, mais son visage est forcément familier. Une vraie «gueule» de cinéma, pommettes saillantes et joues creuses, qui a marqué des films comme Les Virtuoses, Le Dernier des Mohicans, Usual Suspects, Roméo + Juliette, Au Nom du Père ou récemment Inception. L'acteur anglais est mort à l’hôpital dimanche, selon son ami et journaliste Andrew Richardson.
Il avait commencé sa carrière sur les planches - au grand dam de sa famille d'agriculteurs, qui aurait voulu le voir embrasser une carrière plus sûre. Dans les années 80, après quelques performances remarquées il pointe son nez sur le petit et le grand écran. Il est notamment très apprécié en mari abusif dans Distant Voices, Still Lives, en 1988. Puis il est bientôt nommé aux Oscars en 1993, pour le meilleur second rôle dans Au Nom du Père.
C’était juste avant Usual Suspects, Les Virtuoses et Roméo + Juliette.
Pete Postlethwaite avait rejoué au théâtre, dans Le Roi Lear, quand Liverpool avait été choisie comme capitale européenne de la culture en 2008. Mais il n’avait jamais abandonné le cinéma, même après avoir été atteint par le cancer. C’est ainsi qu’il était apparu dans Inception alors que la maladie le rongeait déjà. Il avait aussi joué en 2009 dans un film sur le réchauffement climatique - contre lequel il était très engagé.
Steven Spielberg disait de lui qu'il était «le meilleur acteur du monde» - ils avaient travaillé ensemble sur Jurrasic Park et Amistad. En réponse, Pete Postlethwaite plaisantait: «Je suis sûr que ce que Spielberg a vraiment dit c'est plutôt, «Pete pense être le meilleur acteur du monde»...

Source


Revenir en haut
Duam78
Lady of the Tardis

Hors ligne

Inscrit le: 24 Mar 2009
Messages: 2 759
Localisation: Chartres

MessagePosté le: Lun 3 Jan 2011 - 20:27    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant

Encore un grand qui part ... Sad
Il faisait partie de ces acteurs dont on connaissait pas le nom mais qui avait un visage qu'on oubliait pas !

RIP Mister Postlethwaite
_________________

Merci Circus Doll pour l'avatar
Revenir en haut
yeles
Space mom

Hors ligne

Inscrit le: 25 Mar 2009
Messages: 828

MessagePosté le: Mar 19 Avr 2011 - 23:09    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant




Elisabeth Sladen
1948-2011


La nouvelle a ébranlé tout le whonivers. Elisabeth Sladen s'est éteinte le 19 avril des suites d'un cancer à l'âge de 63 ans. Elle reste à ce jour la compagne à avoir côtoyé le plus de Docteurs. Les témoignages se sont succédés sur Twitter toute la soirée. C'est tout le whonivers qui est en deuil. Nous avons tous perdu une compagne hier, le ciel a gagné une étoile.

Nos pensées à la famille et aux proches.
_________________
Revenir en haut
MSN
Dark Dragonne
Rédacteurs

Hors ligne

Inscrit le: 23 Nov 2009
Messages: 627
Localisation: Sur Mars

MessagePosté le: Mar 19 Avr 2011 - 23:13    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant

Triste nouvelle 

Saloperie de maladie, vraiment...
_________________
Revenir en haut
MSN
Astrid-Sassic
Rédacteurs

Hors ligne

Inscrit le: 14 Mai 2010
Messages: 67
Localisation: &amp;quot;Inside the Tardis&amp;quot;

MessagePosté le: Mar 19 Avr 2011 - 23:40    Sujet du message: R.I.P. Répondre en citant

Comme tu dis Dragonne.... Saloperie de maladie !

C'est une bien triste nouvelle Toutes mes condoléances pour la famille et ses amis. RIP Elisabeth
_________________
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:31    Sujet du message: R.I.P.

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    David Tennant - The Royal Tennant Company Index du Forum -> Les Enfants du Temps -> Papotages en tous genres Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: <  1, 2, 3, 4, 5  >
Page 4 sur 5

 
Sauter vers:  



Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Flowers of Evil © theme by larme d'ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com