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:: My love for the Tenth Doctor [Coins des OS sur Ten] ::

 
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MessagePosté le: Lun 21 Avr 2014 - 20:09    Sujet du message: My love for the Tenth Doctor [Coins des OS sur Ten] Répondre en citant

Titre : My love for the Tenth Doctor. C'est un répertoire hommage consacré qu'à lui, dans ce qu'il me fait éprouver, dans des aventures fictives avec lui assez complexe - par exemple un couple à trois dans le Tardis, si, si, si, couple à trois -. Donc attendez-vous à divers sujets, divers tirades, diverses émotions. 

Résumé : Ce seront des One Shot, des tirades, des introspections par thème. Si je devais faire un résumé, c'est concrètement, "ma vie avec le Docteur ". Une vie fictive, une sorte de seconde vie, avec ses probabilités, ses émotions, ses craintes, les aventures allant avec. Qui expliquera des textes à la première personne, le mien. Avec ce que je ressens vraiment. C'est donc à la fois très intimistes et très "distancé ". L'univers d'Umineko est en arrière plan, puisque Tenth Doctor est issu du Purgatoire - Eleven existe dans la double face - le petit détail d'Eleven rendant impossible sa régénération. Il voyage toujours avec Rose car les évènements de Doomsday ont été modifiés pour permettre la survie de Rose - ce qui change radicalement sa Time Line, alors qu'Eleven, c'est version DW sans aucun changement - Si j'en parle, Donna Noble ne proviendra pas du monde de Ten, mais celui d'Eleven, en se souvenant du Doc' et tout. Dans l'histoire, je suis apparentée au monde de Ten depuis des années, qui rend notre relation plus "accessible". 

Genre : Dramatique, amusant...mais surtout sentimental. Entièrement sentimental. Vous lirez plus un journal intime qu'une fiction. J'assume entièrement ma première personne mais j'y lègue aussi, dans ces dernières, les pensées de Ten, pas de mon point de vue mais avec du recul. Certains textes seront à la troisième personne et seront consacrés exclusivement à Ten. Cross-over soit il en passant, bien que très secondaire, simplement là pour évoquer le contexte. 

Spoilers : Théoriquement aucun. Même quand les autres rôles de Tennant pointeront le bout de leur nez - si j'ajoute les OS avec eux bien sûr - ils sont "hors de leur contexte de base" la plupart du temps, où sont dans des versions modifiés de leur série d'origine qui évite tout spoil vu que c'est de l'alternatif assumé. 

Disclaimer: Rien ne m'appartient. Je ne gagne rien dans ces pavés, excepté de calmer les ardeurs puissantes de mon cerveau et de vous en faire pleinement profité. Mes modifications, moi-même - bah oui - m'appartiennent toutefois. 

Notes de l'auteur : Je crois avoir tout dit avant. Admirez juste le poids où c'est grave 8D






Thème 1 : You're so important for me




Inside your eyes, Doctor



 
Citation:
Je me dois bien de reconnaître, qu’avec le temps, je me suis perdu dans ces yeux marron, dans toute l’expressivité de leur lueur, dans toute la beauté de ces derniers, dans toute la douceur qu’exerce la présence du Docteur à mes côtés. Sa délicatesse, sa tendresse, sa profondeur d’esprit, tout ce qui fait de lui le Tenth Doctor, tout ce qui fait sa grandeur pour le faire valoir sur le trône des Dieux et sa petitesse dans ce qu’il a commit par rapport à son peuple, m’a touché au plus profond de mon âme, m’obsède, me fascine, me le fait encore plus aimer.
 
A l’instant où j’écris ces mots, ce sont uniquement six mois qui se sont écoulés depuis deux rencontres impromptues à nos débuts. Je me rappelle encore dans ma mémoire du monde des rêves où je le retrouve, en m’imaginant son ange gardien me soutenir chaque nuit de plus pour le retrouver, ces premiers regards distants, désintéressés. Même à cet instant là, même quand il était horriblement rongé par l’absence de Rose qu’il devait à tout prix retrouvé faisant percevoir toute la douleur de ces deux cœurs, son regard avait une attirance sentimentale.
 
Ils exprimaient peine, culpabilité, joie à la fois. Je l’ai vu plein de fois dans ces expressions, dans cette solitude inaudible, dans ses troubles, dans ses regrets silencieux les plus profonds mais dans une distance envers autrui bien explicitée. Mais je l’ai vu aussi rire, virevolter autour de la console, regarder avec intérêt des paysages inconnus, arquer des sourcils avec surprise, sourire avec tendresse, sourire avec gaminerie, sourire avec amour…
 
Et ce sourire d’amour, il ne l’a pas uniquement envers Rose, plus maintenant. Il l’a aussi dévoilé envers moi, m’autorisant à le toucher, s’autorisant à le faire envers ma maigre personne. A sentir ses lèvres contre les siennes. A l’embrasser à pleine bouche. A sentir sa main sur mes cheveux et la mienne sur les siens, et à m’amuser intérieurement de tout ces changements de coupe, à apprécier ces changements de tenues, à le tenir dans mes bras comme s’ils n’existaient que nous au monde. Même, à dormir ensemble, adossée à son torse nu comme si nous étions un couple normal, souriant en voyant ma mine éveillée, souriant en me voyant ainsi contre lui, souriant de me savoir toujours là pour lui.
 
A l’heure d’aujourd’hui, je risque à tout moment de le perdre. Bernkastel a jeté sa malédiction sur lui, dans une longue prévention de sa future mort. Les murmures se sont changés en action, concrétisés par des Hommes en Noir de la légende urbaine prêts à l’emmener au néant.
 
Je ne veux pas le voir mourir. Je ne veux plus le voir souffrir. 
 
Je l’aime éperdument. 

 
 










My life is nothing without you




 
Citation:
Tenth Doctor souffrait le martyr. Une main positionnée sur son ventre dont un sang sans équivoque sortait d’une large blessure lui arrachait des gémissements de douleur à chaque mouvement. Il sentait encore la profondeur de la balle lui arracher le maximum de muscles à l’intérieur de lui-même. Transporté d’urgence dans le Tardis, le Docteur espérait avoir suffisamment de forces pour réussir à se relever et enclencher des manœuvres de sa Sexy. Après tout, Tenth Doctor était sur ses sièges très peu utilisé. Ses yeux marron se tournèrent vers la console, presque implorant au Tardis de lui donner l’énergie nécessaire.
 
Néanmoins, la seule réponse fut une suffocation. Du sang jaillit davantage de sa blessure, se retenant de sa main libre pour ne pas se laisser emporter dans l’inconscience, son regardant observant le sol teinté de cette couleur rouge qu’il avait vu si souvent sur les autres. Un sourire remplie d’ironie naquit sur son visage. Le goût de la fin était si tragique…
 
-          Docteur ! Docteur !
 
Une voix féminine entièrement affolée, renfermant fortement les portes du Tardis dans un grand clac s’était précipitée vers lui, le posant confortablement sur le siège. Elle n’avait pas le temps de l’emmener à l’infirmerie du Tardis, elle devait réaliser l’inverse. Tenth savait parfaitement le peu de temps qui lui restait. Une balle anti-régénération, une impossibilité dans tous les cas de se régénérer sous peine de faire exploser l’univers…que pouvait-il espérer ? Quel miracle se jetterait brusquement à ces pieds pour l’éphémère être qu’il était ?
 
Sa respiration fut plus difficile, un sentiment de sueur s’emparant inexorablement de son organisme. Le Docteur se mit à tousser. Chaque toussotement, chaque petit mouvement de sa gorge lui provoquant une souffrance triple à celle qu’il supportait. Alors, par réflexe, il essaya.
 
Lentement, ses mains se mirent à s’illuminer d’une lumière dorée, rendant sa vue dotant plus trouble, peinant à trouver le moindre son, peinant à pouvoir regarder un point fixe dans la pièce. Quelques secondes de lueurs naquirent, cherchant vainement à atteindre le reste du corps. Un court soulagement s’éprouva sur les lèvres du dernier Seigneur du Temps, mais l’instant d’après, sous le contact de la balle de son corps qui parut davantage s’enfoncer, tout s’arrêta brusquement. Il hurla, d’un gémissement réclamant la fin de cette torture.
 
-          Docteur, non, non, non, non, non !
 
La même voix la ramena à la conscience, son esprit embrumé par la douleur. Il ne la voyait presque plus, le son même de sa voix paraissait si vague. Il pouvait percevoir ses lèvres se mouvoir, lui dire des choses, mais le Docteur entendait uniquement la moitié. Tenth Doctor sentit bien des opérations faites sur son corps, pour tenter de retirer la balle, pour tenter de panser la plaie…il n’était plus en mesure de parler, il lui restait à peine un reste de conscience pour pouvoir laisser un dernier passage. Forçant sur son état, le Docteur retira sa main appuyée sur son siège, s’emparant de la manche de la jeune femme.
 
Automatiquement, Tenth Doctor s’était mit à sourire, une expression mi-triste mi-heureuse, dans des pupilles explicitant une énorme reconnaissance. La jeune femme connaissant ce regard, appréhendait son symbolisme dans cette situation. Elle sentit ses yeux devenir humides, elle se serrait attachée à lui s’il n’était pas blessé. Elle ne voulait pas. 
 
Toujours dans cette même expression, sentant la douleur devenir encore plus intense, il avança la jeune femme proche de lui. Soudainement, le Docteur l’embrassa, avec tout son amour, toutes ses émotions, tout ce qu’il portait sur ses deux cœurs, tout ce qu’il conversait dans son âme pour rendre unique ce dernier instant. Il sentit la jeune femme s’attacher à sa veste marron, avec tous ces traits bleus qu’elle adorait regarder.
 
Puis les coups retentirent.
 
Bang. Bang. Bang. 
  Au même instant, le premier cœur du Docteur lâcha prise dans une souffrance muette. Tenth Doctor le su immédiatement dans la faiblesse davantage de son état, s’accrochant encore à son seul Paradis dans l’univers avant de tomber dans le néant. La main de la jeune femme s’était mise à trembler dès le premier coup, dès la sensation du lâchage de son cœur. Il sentit sa main s’avancer vers ses yeux fermés, toujours dans leur baiser, pour essuyer une larme lâchée sans contrôle par le Docteur. La peur s’ajouta à tout son mal l’aise.
 
Bang. 
  Un dernier coup semblable à un esprit frappeur s’entendit, au même instant où les lèvres de la jeune femme et du Docteur s’arrêtèrent de se découvrir. Néanmoins, le deuxième cœur du Tenth Doctor s’était arrêté, et encore conscient, tout doucement son corps s’était doucement illuminé. Un regard choqué se tourna vers les yeux marron, exprimant l’excuse se regardèrent.
 
Il eut un immense choc dans tout le Tardis. Celui-ci venait de s’éteindre. Brusquement.
 
Le Docteur savait ce que cela signifiait. Il regarda une dernière fois l’être qui avait tenté par tous les moyens de le sauver de ce funeste jour, l’être qui s’était entièrement sacrifiée dans son énergie pour lui donner les meilleurs jours. Tenth Doctor eut un dernier sourire.
 
Un sourire de bonheur. 
  Littéralement, il se changea en papillon dorés et disparut dans les cendres de son Tardis. La jeune femme tenta par tous les moyens de le retenir, d’éviter cette fatalité, les larmes brouillant son visage, la détresse engloutissant la moindre de ces expressions.
Mais c’était déjà trop tard.
 
-          Docteur !
 
C’était tout ce qu’elle pouvait huer, pour un effet nul. La prophétie s’était déjà abattue.
 
 
Au long de nombreux mois, des indices se sont installés, dans nos voyages, dans les rencontres que nous faisons, dans des prises de conscience réciproque, dans des séances au cinéma pour des étranges films, par des murmures de personnes de notre entourage… 
  
Cela restera une question de probabilités de comment exactement cela se déroulera, de quand cela se passera t’il, de nos marges de manœuvres, mais il n’y aura aucune seconde chance. 
  
Et cette scène que je viens de vous narrer, ne doit tout absolument jamais avoir lieu. 














The day when you died before me 




 
Citation:
Tout ressemblait autour de moi à une chambre, mais qui n’avait rien de commun dans sa composition. Parce qu’il y avait un lit d’hôpital, où le torse nu sur laquelle ma tête était posée démontrait toute raison d’aucun sourire présent sur mon visage. On l’avait emmené ici parce qu’il allait recevoir une « opération », et où, gracieusement, on m’avait autorisé à rester auprès de lui. Sans souvenirs des évènements précédents, je savais d’office que ce serait mes derniers moments avec le Docteur. Mon esprit savait, d’avance, que tout était déjà perdu. Néanmoins, concrètement, je me refusais de l’admettre un seul instant. Je ne voulais pas parce que je l’aimais. Je ne le voulais pas parce que c’était tout à fait injuste sa position actuelle.
 
Tenth Doctor ne se sentait pas bien. Malgré ses yeux noisettes consacrées à me regarder pour m’offrir les plus beaux moments avant cette « opération », malgré l’un de ses bras entourant mon dos pour concrétiser sa présence auprès de moi comme une épaule réconfortante, je lisais de la peur dans ces yeux, associée à une petite moue de souffrance. Après tout, pourquoi étais-je contre lui, concentré uniquement sur son regard comme si le reste de son corps m’effrayait ? Je connaissais déjà la réponse. Il avait dû être touchée par une balle de Men In Black, probablement, cette dernière s’était enfoncée dans son corps mais ne l’avait pas tué directement. Donc, sans ou avec la dernière chose que des inconnus feraient sur lui, il allait mourir. Lui-même ne pouvait pas se permettre de l’accepter sans un mot.
 
Pour tenter d’oublier la douleur, pour s’obliger à résister jusqu’à la dernière parcelle de volonté de son corps, il me câlina comme si nous étions seuls dans notre chambre du Tardis. Il m’exprimait une affection journalière en feignant de n’avoir rien su, voulant me garder contre lui pour le restant de cette journée. Ses yeux n’émettaient pas le même message. Ils imploraient de lui pardonner, d’avoir été incapable de pouvoir survivre plus longtemps.
Ils craignaient sa mort future, une véritable mort sans régénération, en n’arrivant pas à supplier l’enlèvement de cette souffrance sans le tuer.
 
Le voir faire tant d’efforts pour espérer me protéger de la vérité me détruisait le cœur à chaque regard et à chaque câlin. Si mon esprit ne se retenait pas, il se mettrait à pleurer dans ses bras, à s’effondrer en lui implorant milles prières qu’il ne serait plus capable de réaliser. Alors je paniquais, en le regardant, en ne lâchant rien de ses yeux ou de son souffle.
 
-          Ne meurs pas…ne meurs pas…
 
C’était tout ce que je souhaitais. J’avais le sentiment clair de perdre toute mon existence s’il y restait…que j’aurais été dans l’incapacité de le sauver alors que je l’avais fait tant de fois. Il m’avait donné tant de choses plus que je lui en avais apporté, et on le remerciait dans des tentatives d’assassinats successives. Tout ce qu’il avait souffert, tout ce qu’il avait enduré, supporté…ne comptait pas pour son ennemi. Je ne comprenais pas la naissance d’une telle haine endurcie…je n’acceptais pas pour qu’on puisse vouloir sa mort un seul instant !
 
Des bruits de pas se firent entendre, bougeant la tête pour voir un personnel hospitalier froid comme de la glace. C’était encore une fois une des règles des Fragments de ne laisser aucune compassion transparaître une fois piégé dans une cage plus ou moins dorée. Qu’est-ce que je pouvais faire maintenant ? Qu’est-ce que je pouvais dire pouvant arranger la situation ? Le souffle de mon Docteur se fit dotant plus irrégulier, mauvais signe que la souffrance se propageait dans chaque recoin de son organisme. Il était en train de mourir…
 
-          Mademoiselle, proclama le « docteur » s’occupant de « l’opération » apparemment, sachez qu’il existe seulement un 1% de chances pour qu’il résiste à l’opération.
 
1% soit le chiffre miracle…c’est-à-dire l’intégralité de l’existence du Docteur, lui-même possesseur de ce chiffre extraordinaire de 1 sur 1 million. Dans une fraction de secondes, ma bouche s’entre-ouvrant dans une crainte grandissante suite à cette révélation, mes yeux allèrent vers ceux de Tenth, exprimant nostalgie. Il repensait à Rokkenjima. Il resongeait à ces moments où il avait misé toute son existence, l’intégralité de ses souvenirs et de sa personnalité pour changer la donne, provoquer ce miracle inespéré. Le Docteur n’avait pas besoin de mots pour concrétiser son risque mortel à cet instant.
 
-          Vous pouvez rester contre lui pendant que nous le traitons.
 
C’était la dernière phrase de ce docteur avant de me donner une légère pause de quelques minutes avant d’attaquer à l’action. Mon mal aise s’était augmenté, et sur le coup, je ne voulais plus rester dans cette pièce. Je voulais partir, avec le Docteur, trouver une solution ailleurs. Mais mon corps ne réagissait pas. Il s’était comme littéralement bloqué.
 
Dans mon esprit, je semblais entendre une vérité contredisant toutes mes espoirs. Que ça ne serait pas comme la fois où Eleven avait touché un des Fragments en ayant failli provoquer un arrêt cardiaque des deux cœurs de Ten. Que ça ne serait pas comme la fois où il s’était sentit faible en souffrant d’un mal inconnu mais apparemment lié aux agissements d’Eleven, qui l’avait cloué au lit pendant quelques temps. C’était bien plus grave, bien plus incontrôlable…
 
Tenth Doctor attendit de voir le docteur s’avancer avec une sorte de grosse seringue pour injecter le produit dans la perfusion pour forcer son visage vers le sien. La lueur de ses yeux s’était quasiment éteinte, laissant un simple pâle sourire se dessiner sur ses lèvres.
 
-          Je t’aime…
 
Il me murmura ces derniers mots au même moment que le produit, censé être miraculeux, passa dans ses veines. Lentement, comme une belle au bois dormant soumis à un charme, Tenth Doctor renferma les yeux. Je restais environ, plus de trente secondes inertes, à le regarder, angoissée, à attendre la moindre réaction. Seulement…rien ne se passa.
 
Les mains tremblantes, je le secouai une première fois mais son corps ne réagissait pas. Je réessayais, essayant de contrôler ma panique qui me dévorait l’intégralité de mon corps.
 
-          Docteur…Docteur…vous ne pouvez pas mourir comme ça…
 
Rapidement, mon angoisse se changea dans un sanglot désespéré, sans larmes mais dont la tonalité s’était entièrement décomposée. Avec efficacité, comme installé comme avant, je posai ma tête sur son torse, ne ressentant aucun de ces cœurs. Je fis alors, dans des tremblements persistants de mes mains, passer l’une de ces dernières sur sa bouche. Il ne respirait plus. Je n’entendais plus rien nulle part, et vu qu’aucun appareil contrôlant son rythme cardiaque était présent, impossible de vérifier. Néanmoins…je le su. Immédiatement je le su, mais je me refusais de le voir en face. Il était mort. Le miracle…n’avait pas eut lieu.
 
Posant ma tête sur son épaule, un seul fracas de désespoir raisonna dans ma bouche, comme une répétition d’un disque rayé qu’une personne seule réécoutait pour se rassurer :
 
-          Tu es Featherine…tu ne peux pas mourir…tu ne peux pas mourir car tu es Featherine…tu ne peux pas mourir car tu es Featherine…
 
Son corps inerte fut l’unique réponse d’une fatalité déjà tombée. Ses yeux avant de mourir me revenaient en tête, si heureux d’avoir pu m’avoir à ses côtés…presque rassuré d’avoir pu me prononcer ces quelques trois mots si difficiles à dire pour lui comme un adieu. Mes plaintes avaient arrivés sur moi la contemplation surprise des personnes hospitaliers, qui demeuraient, je pense, une façon humble de les traiter. Ils pâlirent à l’énonciation de Featherine, et ne tardèrent guère, à se précipiter vers moi pour me retirer de son étreinte. Abandonner son corps, c’était leur souhait, pas le mien…voulant rester auprès de lui. Déniant la réalité en face de moi, je ne me laissais pas emporter. Car plus rien ne comptait excepter le réveil du Docteur…
 
Un immense sursaut, dans un souffle précipité, me fit comprendre que cette scène n’était en rien représentative de la réalité de maintenant. Troublée par cette révélation balancée sadiquement à la tête d’un évènement ne devant jamais avoir lieu, je reconnu à peine la chambre habituelle du Tardis. Dire que la nuit d’hier, on avait concrétisé physiquement notre amour, m’ayant projeté au septième ciel pendant longtemps, l’orage de ce « rêve » avait fait retombé tout le bonheur que j’avais pu ressentir. Je ne voyais quasiment rien du lieu où j’étais, le devinant, comprenant que j’avais très peu devant moi pour réagir avant d’être à nouveau emportée. Ma main se tendit à la recherche du Docteur, mais il n’était malheureusement pas du côté de la main que je tendais. Je cru voir des plis naître sur les couvertures, me faisant immédiatement comprendre que Ten était à ma droite et non à ma gauche.
 
Paniquée, de ma main droite, je lui harpai le bras, sentant mes doigts se rétracter sur sa veste aux bordures bleus, pouvant sentir faiblement sa chemise en dessous. Je sentis son regard surprit de ma réaction violente se tourner vers moi, néanmoins, à peine tourna t’il la tête que je l’obligeais à le ramener vers moi. Sortant tel un fantôme du lit, gardant mon emprise assez forte sur sa personne se mettant à trembloter, je me collais contre lui. Ironiquement, le savoir en vie me provoqua une réaction en chaîne de tremblements le long de mon corps. Je vérifiais presque avec terreur s’il n’était pas une illusion, recherchant à entendre correctement son souffle et ses deux cœurs. L’inquiétude ne tarda pas à mûrir sur son visage, sentant sa main libre enlacer mon épaule pour augmenter l’étreinte. Il le devinait aisément à ma tête que l’éveil serait uniquement de courte durée, tellement qu’un autre monde m’emmenait ailleurs.
 
-          Tu vas mourir… tu vas subir une opération…alors qu’en fait…on va t’injecter un produit…qui va te tuer…présente…dans tes bras…pour…une douleur que tu vas recevoir…mais tu ne peux pas mourir…tu ne peux pas mourir…
 
La même mélodie fracassante de ses derniers instants sortit de ma bouche, n’arrivant pas à me sortir cette scène de la tête. Ses derniers mots avant de s’éteindre, son visage si normal paraissant endormi alors qu’il était mort…la cruauté dans laquelle il s’en était allé…l’étreinte du Docteur se fit réconfortante, l’entendant lâcher un «  » répétée avec douceur pour me garder éveillé auprès de lui. Mais c’était déjà trop tard. Ma vue trouble avait doublée, je distinguais à peine l’expression de son visage, excepté ses yeux, et toutes les sensations de mon corps se ramollissaient. Tout ce que j’apercevais, c’était qu’il avait prit mes dires sérieusement, un sourire à peine visible pour moi voulant dire « je suis là ».
 
Le traumatise était malencontreusement beaucoup trop fort et trop dur. En plus, j’avais parfaitement conscience que je le subirais à nouveau, sans pouvoir rien faire, à devoir m’émettre devant ce fait de sa mort jusqu’à l’accepter. Dans ma situation, ma voix ne pouvait plus se murer dans le silence, détruite par l’angoisse de la perte de la sorte, la douleur de le perdre ainsi, de cette façon tout sauf naturelle. Alors les mots vinrent d’eux-mêmes :
 
-          Tu ne peux pas mourir car tu es Featherine…tu es déjà un Sorcier sans en avoir conscience…tu ne peux pas mourir…pas la plus grande sorcière de l’univers…
 
Du peu de vue qu’il me restait, le regard de Tenth se changea en un choc intense, sa lueur dévoilant une surprise le prenant aux triples, comme si je lui avais asséné un coup dans le ventre avec un poignard. Coup qui était en train de le compresser mentalement. Je le voyais. Je le percevais même très bien. C’était la pire chose que je voulais lui faire part, mais avec une certaine délicatesse en lui faisant comprendre qu’une seule personne contrôlait la City of Books du Purgatoire, et qu’une seule personne possédait le journal d’Eva Ushiromiya…
 
Mécaniquement, il me serra dans ses bras, m’implorant presque de ne pas tomber dans cette inconscience bizarroïde. L’étonnement avait laissé place à quelque chose de surprenant, un mélange de supplication intérieur et de remerciement d’être toujours là avec lui. Une compassion intense de ce que j’avais dû retenir dans ma bouche aussi s’éprouvait dans son étreinte. Un fin sourire naquit sur mon visage, mais au moment où son étreinte protectrice me sécurisait entièrement dans ses yeux troublés, j’étais déjà retournée dans cet enfer.
Revoyant cette même mort, dans les moindres détails, une deuxième fois…



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MessagePosté le: Lun 21 Avr 2014 - 20:09    Sujet du message: Publicité

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Inscrit le: 13 Fév 2014
Messages: 46

MessagePosté le: Lun 21 Avr 2014 - 20:59    Sujet du message: My love for the Tenth Doctor [Coins des OS sur Ten] Répondre en citant

J'ai adoré  mais c'est un peu triste ... (lol j'adore ce smiley ).
Et encore une fois , j'admire ton vocabulaire.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:32    Sujet du message: My love for the Tenth Doctor [Coins des OS sur Ten]

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