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:: L'Ecrivain ::

 
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Angel
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MessagePosté le: Sam 4 Fév 2012 - 17:37    Sujet du message: L'Ecrivain Répondre en citant

Ceci est une fiction assez spéciale puisque ce n'est pas vraiment une fanfiction mais bel et bien une histoire originale !
Quel est le rapport avec David me diriez vous ? Hé bien, tout simplement parce que l'un des personnages principaux à exactement la même tête que David Tennant ! Il y a également des références à d'autres projets auquels il a participé, notamment Doctor who et Casanova, je vous laisserait chercher !


Titre :  L'écrivain (The Writer)
Résumé : 
Emma Preston est une actrice ratée fille d'un grand producteur de séries télé. Un jour, sa vie bascule : un mystérieux homme surnommé l'Ecrivain lui propose d'adapter son roman en série et lui promet qu'elle deviendra célèbre. En échange, Emma doit garder le secret, et faire exactement tout ce qu'il lui demande...
Un an plus tard, Emma est devenue riche et célèbre, et elle possède même la succursale des productions responsable de sa série. Mais quand son building est détruit par un incendie, faisant disparaître tout contact avec l'écrivain, c'est sa vie qui s'écroule sous ses yeux. Aidée par l'ex agent du FBI David Bell, dont la vie à également été bousillée par l'Ecrivain, Emma part sur les traces de celui qui détient les secrets de sa vie...


Que David vient-il faire dans cette galère ? 
Tout d'abord, il est l'un des personnages principaux de l'histoire, juste derrière Emma. Même s'il apparait un peu tard, il a une importance cruciale. Il est l'inspecteur, la tête pensante, le type sur lequel tout repose... 
De plus, je crois que si je n'avais pas connu David Tennant, alors David Bell n'existerait pas dans l'histoire... Au départ, il était juste "l'inspecteur" mais quand j'ai vu David j'ai dit : "mais bon sang bien sûr c'est lui !" ce qui à eu comme conséquence évidente de lui donner beaucoup plus d'importance dans l'histoire...
En résumé, c'est grâce à David que cette histoire existe, et 

Genre : Policier/Drame


Note(s) de l'auteur :
Liste des personnages :


Emma Preston, actrice, américaine, 26 ans. Patricularité : à un fort complexe d'infériorité.
David Bell, policier, britannique, 37 ans. Patricularité : déteste l'Angleterre. (David Tennant)
L'écrivain.


Nicholas Preston, producteur, américain, 59 ans. Patricularité : adore Beethoven.
Kate Preston, mannequin, américaine, 27 ans. Patricularité : se maquille tous les jours.
Clive Owens, agent du FBI, américano-suédois, 28 ans. Particularité : Blond naturellement
Mary Bell, retraitée, anglaise, 65 ans. Particularité : sa marmelade est la meilleure du monde.
Vlodanov Lyev, trafiquant, russe, 57 ans. Particularité : végétarien
Karl "K" Brenev, informaticien, ukrainien, 70 ans. Paritcularité : aime le music-hall
Mina Eiseinberg, prostituée, ukrainienne (décédée).
Martha Polianov, commerçante, ukrainienne, 41 ans. Particularité : ne porte jamais de sous-vêtements
Joseph Polianov, commerçant, ukrainien, 62 ans. Particularité : porte la moustache depuis 45 ans.
Nicklaus Polianov, étudiant, ukrainien, 17 ans. Particularité : possèdes 54 armes différentes.
Natalia Polianov, étudiante, ukrainienne, 17 ans. Particularité : déteste le lait.




Prologue : Un mystérieux e-mail



Citation:
-Coupez !


Un gros bonhomme barbu vêtu d'une casquette de réalisateur miteuse empoigne un énorme mégaphone de plastique jaune et hurle à l'adresse des deux acteurs :


-C'est quoi, ça ? On peut savoir ce que vous nous faites ? Vous vous croyez où ? C'est une scène dramatique, et vous devez me jouer le désespoir, vous m'entendez, le dés-es-poir ! C'est ça, que les ménagères veulent, vous m'entendez ? Du sentiment brut, de la tragédie cornélienne ! Du sentiment qui dé-gou-line !

Le rêve s'arrête. Les deux acteurs cessent immédiatement de jouer et l'éphemère impression de vivre le grand amour, de jouer dans un grand film s'envole en fumée. Emma jette un regard vide à la caméra. Quand on s'arrête de tourner, tout redevient médiocre, mesquin et inutile.

Emma soupire. A contrecoeur, elle reprend sa place. Le réalisateur hurle :


-Qu'est-ce que tu as, Emma Preston ? Tu sais combien de greluches dans ton genre veulent prendre ta place ? Des milliers ! Et sûrement beaucoup la méritent autant que toi, alors estime-toi heureuse et joue correctement ! Parce que c'est la dernière fois qu'on la refait, après, je te remplace, c'est clair ?

Emma frissonne à l'idée de perdre sa place. Elle prie pour que cette fois la scène fonctionne. Le clap retentit à nouveau et elle reprend sa tirade.



***


-Kate ? C'est Emma, juste pour te dire : je... je rentre à la maison dans un quart d'heure. Je n'ai pas eu le rôle finalement.


Emma range son portable et serre contre elle sa multitude de sacs. Un groupe de touristes chinois entrent dans la rame et la pressent contre la vitre. Elle soupire. Après quelques stations, le wagon s'éclaircira un peu, elle pourra s'asseoir et il lui restera encore exactement onze minutes avant l'arrivée. Est-ce que sa vie resterait toujours aussi médiocre ? Elle jette un oeil autour d'elle. Le groupe de touristes s'extasie sur un mannequin dans une publicité pour parfum. Ses cheveux bruns tombent en cascade sur ses épaules, et son regard vert d'eau rabaisse l'humanité au rang d'immonde vermine. En dessous, en lettres minuscules, comme si elle était si connue qu'il était presque inutile de l'écrire, figure le nom de l'égérie. Emma ferme les yeux pour ne pas le lire.

-C'est Kate Preston, vous avez vu ? 


La voix a surgi de nulle part. Emma se retourne, surprise. Un jeune homme coincé dans un costume trois pièces lui fait un petit sourire. Elle le dévisage un instant : il lui semble si familier...


-Elle est belle, n'est-ce pas ? Continue l'homme. 
-Magnifique, soupire Emma d'un air vague. Absolument magnifique. 
-A ce qu'il paraît, elle est la fille du grand producteur de télévision Nicholas Preston. Et sa mère, Jackie Preston née Garimaldi, descend directement d'un prince italien. Bonjour la famille ! 
-On se connaît ? Réplique Emma, agacée par son bavardage un peu trop familier. 
-J'aimerais bien, fait le garçon. John Smith, pour vous servir. Et vous ? 
-Emma Preston, lance-t-elle d'une voix féroce. Oui, moi aussi. 




Sur ce, elle quitte de la rame avec le peu de majesté qui lui restait. L'homme suit un instant des yeux ses longs cheveux blond cendré qui s'agitent dans le vent de novembre, jusqu'à ce que la rame redémarre et qu'elle disparaisse dans la foule. Kate et Emma Preston... Il scrute les alentours, vérifie qu'il n'y a plus personne dans le rame et décroche son portable.

-Allô ? C'est moi. Je crois que je vais rentrer. Oui, je l'ai trouvée ! Si c'est la bonne ? Oh... – il jette un coup d'oeil à l'affiche et sourit – je crois qu'elle dépasse toutes nos espérances. 




**

-Répète un peu ? 




Emma baisse la tête, honteuse. En face d'elle, son père, Nicholas Preston, vire peu à peu au cramoisi. Soudain, il éclate d'un rire nerveux. Elle rentre sa tête dans les épaules, craignant le pire.

-Tu crois que ta mère et moi, nous t'avons nourrie jusqu'à cet âge pour que tu sois aussi... moyenne ? 
-Je... Je suis désolée, papa. 
-Il n'y a pas de "désolée" qui tienne ! Tant que tu ne nous aura pas fait quelque chose de bien, c'est à peine si tu seras tolérée dans cette maison ! Et maintenant, hors de ma vue ! 




Il pointe un doigt rageur dans la direction de la porte du salon. Sans demander son reste, Emma s'enfuit dans l'escalier jusque dans sa chambre, attendant que la porte soit bien fermée pour laisser éclater ses larmes. Entre deux sanglots, elle jette un coup d'oeil à sa table de nuit. Dans un tiroir dort une vieille annonce pour une école de comptable, que sa mère lui avait trouvée avant qu'elle n'abandonne les études pour devenir actrice. Elle avait rangé le papier en espérant ne jamais devoir rouvrir ce tiroir. Et si...
Un brusque tintement la ramena sur terre. Son vieil ordinateur portable resté allumé dans sa sacoche ! Machinalement, elle le sort et le pose sur ses genoux, tapote deux ou trois mots sur le clavier. Un nouveau message est arrivé dans sa boîte e-mail. Un tout petit message, sans titre ni pièce jointe. Elle clique. Une simple police Arial Black, droite et impersonnelle en noir sur fond blanc, lui saute immédiatement aux yeux.



Bonjour, Emma.



Emma sursaute. La phrase retentissait à travers l'écran. Elle pouvait presque l'entendre. Choquée par la formulation très directe de son interlocuteur, elle se résout à continuer la lecture :



Bonjour, Emma.
Je sais que tu a quelques difficultés en ce moment, aussi allons droit au but. Tu n'es pas très douée pour jouer le "dés-es-poir" mais tu n'en es pas très loin. Et puis, tes difficultés familiales attirent ma compassion.
En quoi puis-je t'aider, vas-tu me dire ? Disons que je te connais mieux que personne. Et que par conséquent je sais ce qu'il te faut mieux que personne. J'ai le "rôle à ta mesure", celui qui t'assurera la gloire. Et c'est ce que tu veux, non ? Le succès, pour enfin être aimée comme ta soeur est aimée par tes parents... N'ai-je pas raison ?
Tu peux refuser mon offre, rien ne t'en empêche. Mais si tu l'acceptes, tu devras te plier à toutes mes conditions.
Je ne peux t'informer plus sans que tu donne ton accord à notre petit contrat. Alors réponds-moi vite !
Cordialement
L'Ecrivain.



Emma frissonne. Comment... comment quelqu'un pouvait connaître à ce point ses désirs et ses craintes ? Elle en avait froid dans le dos. Et pourtant... quelque chose en elle lui donne envie d'en savoir plus. De sauter le pas. Avec une assurance dont elle ne serait pas crue capable, la timide Emma rédige une réponse pleine de sang-froid :



Bonjour, Ecrivain.
Votre courriel m'a d'abord surprise, puis intriguée. Mais après tout, pourquoi pas ? Cependant, j'ai du mal à croire que vous puissiez me garantir un gros succès, car le public n'est pas facile à convaincre !
Je suis impatiente de voir ce que vous avez à me proposer, et je suis prête à accepter vos conditions en fonction de ce que vous aurez à me proposer.
Merci encore de votre aimable proposition,
Cordialement
Emma



Emma sourit en se relisant. Il y avait du culot mais pas trop, et avec le vouvoiement ce qu'il fallait de réserve. La réponse de cet étrange TMW est cependant cinglante :



Alors, Emma ?
On fait la maligne mais on veux pas trop se mouiller, n'est-ce pas ? Ne joue pas avec moi, ça ne marcheras pas.
Tu as raison, je ferais mieux de t'expliquer le contrat que nous allons passer ensemble. Voici comment nos affaires vont se dérouler :
Toutes les semaines, je t'enverrait un texte. Ce texte sera sous forme de récit. Ton travail consistera à le mettre sous forme de scénario de série, et de le présenter à la production de ton père. Quelle ironie, hein ? Celui là même qui te refuse le moindre sou te fournira l'argent nécessaire
Chaque e-mail formera un épisode de la série. Les six mois suivants seront donc consacrés à ta future gloire, c'est excitant, non ? Cependant, il y a un petit nombre de points que je veux que tu suive attentivement :
  1. Tu devras suivre toutes mes indications à la lettre. Peu importe leur teneur.
  2. Tu n'as pas le droit d'altérer gravement l'histoire de la série que je t'envoie.
  3. Tu devras jouer l'héroïne de la série, et personne n'a le droit de le faire à ta place.
  4. Tu ne devras jamais montrer le roman à qui que ce soit, uniquement la forme scénarisée doit être connue.
  5. Tu ne doit communiquer mon existence à personne. PERSONNE.
  6. Tu ne dois pas chercher à savoir qui je suis, où je suis, ni ce que je fais.
  7. Tu ne dois pas non plus quitter ta production, jamais.
  8. Si tu transgresse les règles, la série s'arrêtera sans autre information de ma part.

J'espère avoir été clair. A présent, place au texte du premier épisode ; pour connaître la suite, il faudra accepter mes conditions.
TMW



Le texte joint en question comporte une vingtaine de pages. Emma consulte l'heure : leur échange n'a en tout et pour tout duré que cinq minutes, et pourtant elle a l'impression d'avoir échangé des mails pendant des heures.
Une brusque vibration la ramène sur Terre. Sa famille l'attend en bas, se souvient-elle. Mais elle ne peut se détacher de l'écran ou s'inscrit, selon TMW, le rôle de sa vie. La salle de restaurant lui semble à des années-lumières. Lorsque son téléphone vibre, elle se lève aussitôt, se ravise, et écrit, hésitante :



Qui est-tu Ecrivain ?



La réponse la fait sursauter :



Je suis Personne. 






Chapitre 1 : David ou la célébrité




Citation:
-Faites place ! Ecartez-vous !


L'amas de journalistes et autres paparrazis se disperse, laissant apparaître une femme sortie d'une élégante voiture noire. Ses verres fumés ne suffisent pas à dissimuler son identité, et déjà les appareils photos crépitent afin de la saisir dans sa longue robe blanche jusqu'au genoux.
Indifférente à toute cette effervescence, la femme fend la foule sur le tapis rouge d'un pas décidé. Elle est rapidement rejointe pas un homme en costume impeccablement coiffé qui lui fait un sourir de séducteur, dévoilant ses dents étincelantes comme des diamants.
Emma ne lui rend pas son sourire. Elle n'aime pas trop ce genre d'homme, trop prétentieux à son goût. Elle le salue à peine, ils échangent des banalités de vedettes et se séparent à l'entrée de l'imposant bâtiment. Cependant, quand elle passe la porte de l'hôtel particulier, son aplomb s'évapore face au décor que le pavillon avait préparé.
En face d'elle, le regard planté dans les yeux du visiteur imprudent, entourée d'une nuée de poussière et de fumée, du sang sur le visage et l'air décidé, le portrait, son portrait, trônait au milieu du hall principal. En bas du poster, se détachait en lettres d'argent fendillé le titre de la série :


- Disparue -


La salle, et même les couloirs étaient envahis d'objets, d'affiches ou de produits dérivés de sa création. Et partout, partout la même question sur les lèvres, si fort qu'Emma finissait par se sentir agressée :


- Alors... quand sortirez-vous la seconde saison ?


La question avait surgi de derrière elle. Surprise, Emma fit volte-face et balbutie :


-Heu... bonsoir.


Son interlocutrice sourit avec bienveillance. Emma la reconnaît vaguement : elle avait dû venir chez son père deux ou trois fois. Mais elle ne parvient à mettre un nom sur ce visage trop commun. Elle lui sourit cependant afin de lui donner l'impression qu'elle se souveint d'elle.


-Je ne sais pas quand elle sortira. Nous n'avons même pas encore tourné, pouffa-t-elle dans une parfaite imitation de l'actrice un peu mondaine.


Les deux femmes rient, et se quittèrent aussitôt, l'inconnue se fondant dans la foule pendant qu'Emma se félicite intérieurement de sa prestation. Elle se sentait bien, à jouer la débutante idiote. Quelque part, ça lui permettait, pour un temps, de se délester de ses soucis, et d'oublier – même quelques instants – que ce n'était pas vraiment elle le génie qui avait imaginé Disparue, et orchestré sa propre gloire. Que derrière tout cela, il y avait quelqu'un dans l'ombre, qui la guettait, qui la connaissait, qui savait presque ce qu'elle ressentait, et qui, elle en était sûre, attendait son heure.



***



A plusieurs dizaines de kilomètres de là, dans le centre d'affaires de LA, deux ombres pénétrent dans un building. Aux trois-quarts de sa hauteur, quatre écrans rompent la monotonie du verre des fenêtres et diffusent en continu la même bande-annonce.


-Veuillez vous soumettre au scanner facial, fit une voix atone.


Le premier homme, costaud, obligea sa victime à mettre son visage dans la lumière rouge. Il y eut une série de bips, et la lumière devint verte.


- Scan accepté, reprit la voix. Bienvenue chez Preston Entertainment.


Le costaud sort alors un revolver et le pose sur la tempe de l'autre. L'homme qu'il tient au collet pousse un gémissement. Un coup de feu retentit en écho contre les murs des immeubles alentour. Puis, une ombre pénètre dans le hall.



***



Il était près de six heures du matin quand David finit son service. Il aurait dû terminer à quatre heures, mais les permanences au commissariat dépassaient souvent l'horaire. Mais le fast-food auquel il avait l'habitude de manger un morceau après le travail était ouvert toute la nuit. Assis sur un siège de bar face à la baie vitrée, il sirote son café et contemple les premières lueurs du jour, un brin mélancolique. Le restaurant est presque désert, et quelques oiseaux de nuit tardifs flânent à travers le large boulevard. En face, un immense gratte-ciel projette son ombre sur les trottoirs ; au trois-quarts de sa hauteur, des écrans diffusent la même bande-annonce du même film depuis des heures.
Rêveur, David regarde la vidéo passer et repasser, avec toujours la même succession d’évènements : le visage d'une femme en gros plan, une phrase, quelques extraits, le visage de la fille à nouveau, un gros plan sur les yeux, puis sur la bouche, et puis l'écran-titre avec en grosses lettres le nom de la série : Disparue. Et il regarde la fille, encore et encore, si bien qu'il finit par connaître par coeur sa physionomie. Ses yeux gris clair qui brillent comme des nuages, ses longs cheveux blond cendré qui coulent le long de son visage, et surtout cette bouche, ces deux lèvres pulpeuses et parfaites, qui prononcent un mot, un unique mot avant l'écran-titre, mot qu'il ne pourra jamais connaître...
Soudain, un courant d'air lui frôle le visage et la porte du fast-food se referme en coup de vent. Une femme marche droit vers le serveur et lui commande un expresso d'une voix pressée. Il la suit un instant des yeux. Elle tapote du pied et semble vraiment très affairée. Il avale une gorgée de café et admire ses courbes magnifiques, bien qu'un peu minces. Elle se retourne doucement pour jeter un coup d'oeil à l'ensemble des clients. Leurs regards se croisent, et il en avale de travers.
David à les larmes aux yeux et la respiration coupée, et il peine à tousser pour expulser le liquide brûlant de sa gorge, mais le peu de conscience qui lui reste est sûr d'une chose : la fille qui attend son gobelet avec impatience est la même, exactement la même que dans la bande-annonce diffusée sur le building de la Preston Entertaiment.
Mais alors, que faisait-elle là ?
Est-ce qu'elle prennait un café avant d'aller travailler ? Non, impossible, la prestigieuse Preston Entertainement devait fournir un café dix fois meilleur que le jus de chaussette de cet établissement. Et elle n'avait pas l'air tranquille. Etait-elle en fuite ? Son instinct de flic le trompait rarement, mais là, il fallait attendre d'en savoir plus. Er puis, elle était si belle... Il se sentait si mal de savoir une fille comme elle prise dans les ennuis comme ça. Elle aurait peut-être besoin de son aide... Mais comment l'aborder ? Lui demander un autographe ? Il aurait l'air ridicule. Mais le ridicule ne tue pas... Oh, ça valait le coup d'essayer, non ?


-Bonjour, mademoiselle...


La fille se retourne vers lui, l'air agacé. Il tient son café tiède et à moitié vide dans une main, sa sacoche dans l'autre. Elle jette un coup d'oeil au gobelet, puis lève les yeux vers lui. Il réalise une seconde trop tard qu'il est encore en uniforme.


-Bonjour monsieur l'agent.


Elle est froide, mais polie. Une attitude caractéristique des riches libres penseurs qui détestent la police. Mais sa petite moue la rend encore plus irrésistible.Il rassemble tout son courage et lui tend son café.


-J'ai remarqué que... vous avez l'air pressée... Alors je voulais vous proposer le mien... j'en ai presque pas bu, et il est encore chaud.


Elle fronce les sourcils, surprise, et pose sa main sur le verre. Il la sent prête à le prendre et à s'enfuir, mais il ne faut pas qu'elle s'enfuie, sinon il ne saura rien de ce qu'elle fait ici...


-Excusez-moi, mademoiselle mais... est-ce que je pourrais avoir un autographe ?
-Je... bien sûr.


Son agacement s'est transformé en une sorte de soulagement, de joie timide. Après la froide beauté, la timide mignonne achève de le faire fondre. Il était évident que cette fille n'avait rien à se reprocher. Qu'est-ce qui lui avait pris de croire ça ? La femme se retourne pour prendre quelque chose dans son sac. Le dos tourné, elle demande :


-Pour qui ?
-Oh... Pour David Bell, s'il vous plaît.


Il ne la voit pas mais il semble qu'elle marque un temps d'arrêt.


-David Bell ? Le David Bell ?
-Euh oui pourquoi ? On se connaît ?


Elle se retourne, un pistolet dans la main droite. Son visage à perdu toute trace de timidité ou de douceur.


-Je suis Emma Preston. Veuillez me suivre s'il vous plaît.


***


Quelques minutes plus tôt...
Bidididip. Bidididip.
Emma entrouvre les yeux. Il était cinq heures du matin et elle venait à peine de se coucher. La fête au pavillon d'exposition s'était prolongée bien tard et tous ses amis du show-biz étaient déjà rentrés chez eux. Qui pouvait bien l'appeler à cette heure ?
Le temps qu'elle se lève, la sonnerie s'arrête. Elle prend le téléphone et tapote un instant sur l'écran de ses doigts engourdis. La voix familière du répondeur lui répondit, puis un silence, comme un souffle dans l'appareil. Enfin, la voix, Sa voix.


-Bonjour, Emma. J'ai besoin de toi. Il faut que tu te rende à Preston Entertainment le plu tôt possible pour récupérer ton ordinateur avant qu'il ne soit trop tard. Ne discutes pas, tu avais dit que tu ferais tout ce que je te dirais, eh bien c'est maintenant qu'il faut le faire. Oh, et une dernière chose ; avant que tu n'aille à la Preston, j'aimerais que tu rencontre quelqu'un. Il ne devrais pas t'être très difficile à trouver. Le fast-food en face du building, tu vois ou c'est ? Il devrait être là. Il a l'air idiot mais il en sait plus qu'il ne le fais croire. Maitenant, Emma, c'est à toi de jouer. Cordialement, L'Ecrivain.








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Je suis L, G, B et T en même temps. Je suis l'arc-en-ciel complet des pull-overs de Campbell. Ice Tea Foot et prend une bière.
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MessagePosté le: Sam 4 Fév 2012 - 17:37    Sujet du message: Publicité

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