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:: La magie de Noël ::

 
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Idontwanttogo_01
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Localisation: Canada ou quelque chose comme ça

MessagePosté le: Sam 24 Déc 2011 - 23:11    Sujet du message: La magie de Noël Répondre en citant

Joyeuses fêtes à tout le monde!

Je m'étais promis de faire une histoire de Noël. Et j'ai tenu parole (merci à la Miss pour l'inspiration et les encouragements et pour partager cette dinguerie tennantienne avec moi.... et avec vous à présent)

C'est écrit à la première personne et le JE fais référence à n'importe qui, pas juste à moi, même si je dois avouer que je me sentais un peu concernée (ha ha), de façon à ce que chaque personne puisse vivre l'histoire à sa façon.

0-0-0-0-0-0 
Résumé : Un Noël un peu tristounet et un visiteur débarque porteur de toute la magie de Noël
Public : Pas pour les enfants. Enfin, pas tout. J'ai sucré de mon mieux, mais il y a des allusions et deux ou trois gestes plus ou moins pros. Si vous voulez la version vraiment pas pro, un petit mail et je vous fourni à peu près 500 mots de plus.

Disclaimer : Il y a des clins d'oeils à des faits connus, mais en aucun temps, cela ne reflète l'attitude, la personnalité réelle, les choix, les valeurs etc. de la personne réelle sur qui j'ai basé mon personnage masculin.

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Il se faisait tard et j'étais en train de me demander s'il fallait vraiment que je me donne la peine de monter le sapin de Noël. Oui, d'accord, ça ne prenait que deux minutes à faire et mettre les décorations était plutôt amusant. Je pouvais même laisser une assiette de sablés en forme de cœurs près de la grosse chandelle de Noël. Mais sans trop savoir pourquoi, je crois que je n'avais pas le ‘cœur’ à ça. 
 
 
C'était un mensonge, bien sûr. 
 
 
Ce n'était pas le fait de ne pas vouloir décorer, de ne pas vouloir fêter ou respecter les quelques traditions qui avaient perduré malgré les budgets serrés ou le coup de fatigue de décembre ou les tempêtes et le verglas. C'était surtout le fait de devoir toujours le faire toute seule. Chaque année. Je ne croyais plus au Père-Noël (enfin, presque plus). Il y avait toujours la possibilité qu'il existe quelque part que je ne sois tout simplement pas assez méritante (eh oui...) ou assez dans le besoin (et pourtant).... pour qu'il se déplace pour moi. 
 
 
Je me dis depuis longtemps, depuis aussi longtemps que j'ai compris que les cadeaux venaient de p'pa et m'man, que le Père Noël a bien d'autres choses à faire que venir chez quelqu'un qui n'en a pas besoin. Je me dis ça à chaque film de Noël que je regarde avec le même émerveillement et la même innocence chaque année.  
 
 
Je me suis toujours particulièrement identifiée à Rudolf....  Rejeté, abandonné, moqué (Mock not!) et qui, pourtant, fini par trouver sa voie, guidant les rennes dans le ciel étoilé. C'était sans doute aussi parce que mon nez virait au rouge cerise dès les premiers froids. 
 
 
Bref, cette année, l'ambiance de Noël ne m'excitait plus.  Elle me pesait. j'en avais assez d'être seule à m'émerveiller, seule à chanter les cantiques, seules à décorer, seule, seule, seule. Et puis, de toute façon, le Père Noël allait avoir un sérieux lumbago à essayer de passer par le tuyau de chauffage de l'immeuble. Je ne pouvais pas lui demander ça. 
 
 
Oh, ce n'est pas que j'étais malheureuse... non. J'étais seulement... fatiguée. Un peu.  
 
 
J'étais donc en pleine contemplation de la neige qui tombait en repensant aux anciens Noëls (et en lorgnant la boîte de biscuits à vrai dire) quand on cogna à la porte. Je n’attendais personne et j’étais à peu près certaine de ne pas être d’humeur pour une visite. 
 
 
J'ouvris la porte et, ce fut comme un grand coup de tonnerre. D'accord, personne n'entendit rien. Mais mon cœur aurait tout aussi bien pu exposer! 
 
 
C'était lui. 
 
 
"Hello" 
 
 
"Hello" répondis-je d'un air embarrassé. Allons bon, je savais assez d'anglais pour lui dire au moins ça! 
 
 
Du cran, me suis-je dis. Tu es capable, me suis-je répété trois ou quatre (ou cinq) fois. 
 
 
"Euh vous voulez entrer?" 
 
 
"Pourquoi pas?" 
 
 
En effet, pourquoi pas. 
 
 
"Mais si vous voulez, on peut aller ailleurs." 
 
 
"Ailleurs?" 
 
 
"Oh, très ailleurs." 
 
 
Mais encore, ai-je failli demander. 
 
 
Il hocha simplement la tête avec le sourire que je lui connaissais depuis toujours (bon, on ne commencera pas à dire que ça fait près de sept ans, c'est trop long. Disons toujours et poursuivons sur le sujet). 
 
 
"Il y a des moments où il faut juste un peu de motivation pour Noël." 
 
 
Et nul doute que j'avais la mienne devant moi! Il me prit la main, gentiment, et je faillis avoir une crise cardiaque. Il était vraiment là! Devant moi! Sur le pallier! Et il me souriait, plein de compréhension devant mon étonnement! 
 
 
"Le Père Noël n'a pas l'habitude d'envoyer ce genre de cadeaux." dit-il. "Généralement, c'est assez simple: une poupée, un jeu vidéo, un peu de neige ou un bouquet de gui bien placé dans le pire des cas. Mais toi, ma chère, tu es un cas à part." 
 
 
J'étais incapable de faire un mouvement, soufflée par sa simplicité. 
 
 
"Et c'est bien d'être un cas à part?" 
 
 
Il éclata de rire. J'adore son rire depuis toujours (oui, près de sept ans, mais passons) 
 
 
"On pourrait dire que je suis également un cas à part, cette année." finit-il par dire, toujours aussi amicalement. 
 
 
Donc, ça devait être bien, d'être un cas à part. 
 
 
"Le Père Noël - oui, j'ai eu une demande spéciale de sa part - pense que quelqu'un de ton âge qui est encore capable de croire en la magie de Noël et qui se sent un peu toute seule devrait pouvoir... disons.... se sentir moins seule et avoir sa part de cette magie de Noël." 
 
 
"C'est très gentil d'être venu me dire bonjour..." ai-je commencé, très fière de pouvoir parler sans bégayer, sans baver et le plus naturellement du monde.  
 
 
"Oh, je suis venu plus que 'dire bonjour'. En fait..." 
 
 
Il tenait toujours ma main et la tira doucement vers lui. Je freinai avant de le toucher. Il sourit, lâcha ma main, m'entoura de ses deux bras - j'en restai baba, inutile de le mentionner - et me serra contre lui en ronronnant : "Joyeux Noël, ma grande." 
 
 
Évidemment, tout aurait pu finir là et j'aurais eu droit à mon meilleur Noël à vie (ou peut-être depuis très, très longtemps), mais ça ne s'arrêta pas là. Sans prendre la peine d'enfiler un manteau - qui a besoin d'un manteau quand il fait -18 mais qu'on a des bouffées de chaleur à cause d'une présence bien trop chaleureuse? -  je fermai la porte de l'appartement et le suivit. 
 
 
Dans la rue enneigée, les voitures faisaient de leur mieux pour éviter les congères, les plaques de glace et les passants qui revenaient cahin caha avec leurs achats de dernière dernière dernière et ultime minute. Il pointa une carriole. Je clignai des yeux. Deux fois. Une carriole. 
 
 
"Ce n'est pas celle de..." 
 
 
« Non." promit-il. "Il en en besoin cette nuit. Mais il m'a prêté celle-ci, qu'il emprunte pour les trajets plus légers." 
 
 
Ce n'était pas un renne qui était attelé, plutôt un cheval. Il leva un sourcil. 
 
 
"Je pensais que tu le reconnaîtrais." 
 
 
"Ah oui" 
 
 
"Il a voyagé dans l'espace, celui-là. Et il a fait de la figuration avec un autre David." 
 
 
"Oh, c'est celui de..." 
 
 
"Exactement! On y va?" 
 
 
Qui aurait pu dire non? Pas moi, en tout cas. Alors je me suis retrouvée blottie sous une épaisse pelisse, à côté de lui - à côté de LUIIIIII! - sujet d'ébahissement des passants. Quoi, est-ce qu'ils n'avaient jamais vu de cheval tirant une carriole? Bon, d'accord, probablement pas avec un aussi bel Écossais dedans et encore moins avec une fille au nez aussi rouge qu'une cerise. Mais tant pis. 
 
 
J'avais eu droit à un câlin, j'avais droit à la promenade et j'avais droit à lui: il me jetait de temps en temps un regard, un clin d'œil, me marchait sur le pied pour rire en essayant de me faire perdre mon air admiratif. Si c'était ça, la magie de Noël, un peu que j'y croyais.  Et si je m'étais endormie sur le divan devant la énième rediffusion de La Mélodie du bonheur, mieux valait ne pas trop en faire au risque de me réveiller. 
 
 
Si c'était un rêve, c'était un rêve très réaliste. J'entendais le craquement de la neige sous les sabots du cheval, il y avait le poids réconfortant de la pelisse sur mes genoux, sa longue jambe collée contre la mienne, le tintement des grelots de l'attelage et son odeur. 
 
 
Curieux. C'est un sens qui n'avait jamais été sollicité : DVD, musique, livre audio.... j'avais toujours entendu sa voix ou vu son image, mais là... J'étais soulagé que des trucs stupides comme "il sent la lavande, le soleil et les biscuits au chocolat" ne le décrivent pas. Il sentait lui, tout simplement. Et si vous étiez aussi à côté de lui à ce moment, vous auriez compris. 
 
 
Rho... d'accord? Ce que je sentais? Et bien... je me sentais bien. Quoi qu'il en soit, la balade aurait pu durer longtemps et j'aurais été ravie de cette nuit. Mais voilà, ce n'était pas fini. La balade s'était prolongée suffisamment tard pour que plus une voiture ne circule. Tout le monde était rentré, et soit dégelait lentement devant le souper, soit ronflait déjà. Les rues étaient silencieuses. Les maisons avaient l'air endormies. Je savais bien qu'elles s'éveilleraient à l'approche de minuit, ne serait-ce que pour la messe et le réveillon si ce n'est pour les cadeaux, mais la carriole semblait avoir un chemin où tous continuaient à dormir. 
 
 
Le calme régnait. Nous étions seuls tous les deux. Trois avec le cheval qui ne m'en voulait certainement pas. Et puis, sans trop savoir comment, je me rendis compte que nous avions traversé la moitié de la ville. Nous étions rendus à l'orée des grands bois longeant le fleuve. 
 
 
De jour, les gens viennent y skier ou patiner.  Les enfants font des glissades et des bonhommes de neige. Les touristes s'émerveillent de l'hiver québécois en ronchonnant qu'ils auraient dû prendre des mitaines plus chaudes. Le paradis blanc. 
 
 
Mais il faisait nuit.  Le Père Noël avait commencé sa tourné - selon les fuseaux horaires, il avait certaines libertés - et le ciel était parfaitement clair. Je pouvais voir des étoiles en plus grand nombre que jamais. Encore aurait-il fallut que je détache mon regard de mon bel Écossais. 
 
 
Ce qui était plutôt difficile. En fait, je n'essayais même pas.: Et il s'en accommodait plutôt bien, je crois. Nous étions à la Tour Martello, un ancien édifice de défense remontant à la colonisation. La Tour est à quelques centaines de mètres des murailles de l'ancienne ville. Faite de pierre, haute de trois étages, elle est toute ronde et un peu perdue dans la neige. 
 
 
Et l'intérieur, par expérience, est glacial! 
 
 
"Ne t'en fais pas, la cheminée centrale fonctionne très bien." dit-il doucement. 
 
 
Comme si j'allais me débattre et le forcer à me ramener chez moi! 
 
 
Ce brave Arthur marcha lentement jusque dans le petit hangar bâti sur le côté de la Tour, probablement son écurie. Les quelques marches de bois étaient glissantes et il retint mon bras par précaution. Qu'il est galant, ai-je pensé. Il vérifia que le feu flambait bien et fit glisser la lourde pelisse de mes épaules.  
 
 
Je poussai un soupir de soulagement. De la chaleur!  Mes joues picotaient, mon nez dégelait et mes orteils recommençait à bouger sans craquer. Il ébouriffa ses cheveux, toussota et me fit avancer d'une légère poussée dans le dos. 
 
 
L'intérieur de la grande salle - qui ne dépasse pas cinq mètres de diamètres, mentionnons-le - était illuminée par trois grands bougeoirs sur pied, le foyer qui jetait ses lueurs fauves et dorées et un chandelier en fer forgé sur la table. La table était rustique, celle d'antan... ou peut-être une réplique. Les bancs un peu inconfortables, faits pour des gens beaucoup plus petits - c'est que nous avons grandi en 400 ans! 
 
 
"Tu as faim?" 
 
 
"Euh... un peu. Mais par pitié, pas de dinde et tout le tintouin. Un sandwich?" 
 
 
"Ça ne fait pas très Noël." rétorqua-t-il avec un clin d'œil. 
 
 
Il souleva la cloche d'un plateau, dévoilant un assortiment de bouchées et de canapés. 
 
 
"Ça te convient?" 
 
 
Et je ne pu m'empêcher de lancer un sonore : "Oh yeah!" 
 
 
Il éclata de rire et je me mis à rougir. 
 
 
"J'ai l'impression que tu écoutes souvent certaines émissions, non?" 
 
 
"Ce n'est pas complètement ma faute, si j'aime des séries ou des films ou des téléfilms ou.... Oh, et puis, laisse-moi celui au fromage!" dis-je en apercevant le fameux mélange fromage à la crème, mandarine et canneberge. 
 
 
Les bouchées s'envolèrent... suivirent par quelques bulles - il avait insisté même si je lui avais juré que l'eau me convenait mieux - et nous nous sommes retrouvés, sans que je me l'explique clairement, au premier. C'était l'ancien dortoir des soldats.  Mais au lieu d'une série de lits superposés inconfortables, il n'y avait qu'un immense - non mais vraiment immense! - lit. 
 
 
Et plusieurs grosses malles. 
 
 
"Il y a quoi dans les malles?" ai-je demandé, refusant d'imaginer... ou du moins de me trahir sur les pensées qui me venaient à propos de ce lit. 
 
 
"Des tas de trucs." fit-il en les ouvrant. 
 
 
Un costume à rayures bleues, une chemise et une cravate à pois soigneusement nouée, le tout attaché sur un support. 
 
 
"Tu as amené ton costume?" 
 
 
"Nannnn. Pas 'mon' costume." 
 
 
"Désolée... Celui du Docteur. De Tenth. Désolée, je le sors toujours en anglais." 
 
 
"Hey, moi aussi." fit-il avec un clin d'oeil. 
 
 
Il jeta le costume sur le lit - le grand lit - se retira du coffre un manteau marron. 
 
 
"J'adore ce manteau. Je l'avais spécifiquement demandé pour le rôle." 
 
 
"Je parie que c'est parce que tu pouvais jouer avec comme si c'était une cape de Superman ou d'un autre superhéros." 
 
 
"Welll.... Peut-être."  
 
 
Et il me fit un nouveau clin d'oeil. 
 
 
"Je t'aimais bien dans ce manteau. Ce n'est plus pareil depuis que tu ne le mets plus." 
 
 
"Qui a dis que je ne le mettais plus?" 
 
 
Il retira son chandail - ne regarde pas, ne regarde pas - et enfila le costume du Seigneur du temps. 
 
 
"Il te manques les favoris." 
 
 
"Oui, eh bien, je n'ai pas eu assez de temps pour les faire pousser, hein." Il ajouta avec un air faussement offusqué : "Et ne me dis pas que tu adorais les favoris." 
 
 
"Ben.... quand tu es apparu avec et que tu t'es étonné de les avoir, j'ai trouvé ça mignon." 
 
 
"Ça t'a fait de la peine de ne plus les voir pour mes autres rôles?" 
 
 
"Pas vraiment. J'imagine mal disons... Pomfrey avec." 
 
 
Il hocha la tête, hilare. Je finis par me dégêner et je fouillai dans les autres malles. Un chandail avec des couleurs et des motifs familiers....  
 
 
"Oh, je l'avais oublié! C'est celui de Campbell Bain!" s’écria-t-il joyeusement. 
 
 
"Campy!" 
 
 
"What?" 
 
 
« Désolé, on l'appelle comme ça sur le forum." 
 
 
"Ah bon?" 
 
 
Et je fis de mon mieux pour ne pas sourire au souvenir de toutes les blagues sur Campbylinouchetlinou qu'on avait faites. Mais comme mes yeux brillaient et que mon nez frémissait, il devait s'en douter. 
 
 
Il y avait deux ou trois robes dans le lot et je les examinai avec étonnement. 
 
 
"Ah oui, j'ai eu des rôles très diversifiés." expliqua-t-il. 
 
 
"C'est vrai. Mais pourquoi les as-tu amenées?" 
 
 
"Oh, c'est le livreur spécial avec la grande barbe blanche. Il a prit les costumes et, donc ceux-là aussi. On peut n'en trouver des mieux." ajouta-t-il en replongeant à la recherche d'autre chose. 
 
 
Et puis, je me suis souvenue d'un costume qui était effectivement beaucoup 'mieux'. Non, il n'allait quand même pas le trouver... 
 
 
"Oh, j'ai trouvé!" 
 
 
Et de toute façon, il n'allait pas le mettre.... 
 
 
"Je crois que je vais l'essayer. Ça fait des mois qu'on me tanne les oreilles avec." 
 
 
Et ce n'était pas que ses oreilles qu'on avait tannées. Et il n'allait tout de même pas me forcer à le regarder parce que...  
 
 
"Oh, regarde, il me va aussi bien! Très confortable, je le dis depuis le début!" 
 
 
J'étais probablement aussi rouge qu'une pivoine cramoisie souffrant de gêne chronique.            
Et il semblait ne pas le remarquer du tout. Mais quand je finis par le regarder - après avoir profondément inspiré et pensé à la chose la plus normale et absolument pas....
 
 
 
"Le scénario m'a fait mentir. On respire très bien dedans." 
 
 
Ce qui expliquait pourquoi MOI je ne respirais plus du tout. 
 
 
Il n'avait pas mis la perruque ou les faux favoris. Il n'avait pas mis le long manteau. Il n'avait pas mis les bottes. Ou les colliers et les bagues. Mais il avait le même corps. 
 
 
Et il produisait le même effet. 
 
 
Dans ce damné pantalon-de-cuir-qui-lui-allait-trop-bien-et-essaie-de-respirer-mon-dieu-je deviens-bleue! 
 
 
"Ça va?" 
 
 
"Ouiiiii" couinai-je avec difficulté. 
 
 
"Je peux mettre autre chose." dit-il rapidement. 
 
 
"P...pas obligé.... itvpbien" 
 
 
"Pardon?" 
 
 
"iltevasuperbien." 
 
 
Respire. Respire. Il se contenta d'ouvrir à nouveau la bouche et moi aussi - je me disais que l'air finirait bien par se rendre jusqu'à mes poumons - et hocha la tête avec satisfaction. 
 
 
"Je me disais bien que tu succomberais sur celui-là. Tu n'es pas le genre de Casanova." 
 
 
Et qu'est-ce qu'il voulait dire par le fait que je succombe? Il ne voulait tout de même pas me faire mourir! 
 
 
"Ou le type smoking." 
 
 
"Nnnnon." ai-je dit avec tout l'air que j'étais capable de trouver. 
 
 
"Et maintenant, il faut s'occuper de toi." 
 
 
Je fis un pas en arrière, effrayée : 's'occuper de moi'? 
 
 
"Hey, il y a d'autres malles et il faut trouver quelque chose qui te plaise et que JE trouve bien aussi. Ce n'est pas que tu n'es pas bien... mais disons que les pantoufle de laine et le t-shirt de l'Université... ça craint un peu pour Noël." 
 
 
"Et le pantalon de cuir fait Noël, lui?" ai-je rétorqué. 
 
 
"Tu peux prétendre que je ne suis pas un cadeau, selon la bonne vieille expression, mais... un cadeau est supposé faire plaisir." 
 
 
Seigneur, non, il n'avait pas dit ça! 
 
 
"Alors sois un peu mon cadeau et fais-moi plaisir. Nous allons trouver quelque chose dans tout ce fatras." 
 
 
"Oui, mais tu as dit que c'était TES malles de costumes. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais il n'y a pas vraiment de..." 
 
 
Il ouvrait une nouvelle malle et en tirait un costume qu'il n'avait jamais jamais porté. 
 
 
"de... vêtements à ma taille dans ta garde-robe... Mais qu'est-ce que tu fais avec ça?" 
 
 
Il ne l'avait jamais porté parce que c'était l'un des costumes les plus fabuleux du monde.Enfin, du monde... disons de la France de Louis XV. Et quand je dis du monde, disons SON monde. 
 
 
"Je ne peux pas mettre ça." 
 
 
"Mais si, tu peux." fit-il en mettant la robe somptueuse que Madame de Pompadour avait portée. 
 
 
"Je ne sais pas si tu as remarqué que je ne suis pas de la bonne taille. L'actrice qui la mettait..." 
 
 
"Était très gentille." dit-il. 
 
 
"Oui, je sais. Tu l'as bien connue. 
 
 
"Et elle ne t'en voudra pas de la mettre." 
 
 
"Ce n'est pas la question!" 
 
 
"Mets-là, s’il-te-plaît." insista-t-il. 
 
 
"Je t'en prie! Je vais me ridiculiser! Je passerai une manche et je vais tout déchirer. Je suis maladroite et pas de la bonne taille." 
 
 
"Ce soir, tu es parfaite." 
 
 
"Non, je suis...." 
 
 
"Tu es à Noël, ma chère." 
 
 
Et il me fit pivoter vers le côté du lit - je m'y cacherais dessous s'il m'obligeait à revêtir cette robe - et je vis mon reflet dans l'immense psyché. Je n'étais pas moi-même. 
 
 
"Tu es à Noël." insista-t-il. "Tu peux la mettre." 
 
 
J'étais à Noël, c'est vrai. Alors je n'avais plus le problème de pieds trop longs, de bras trop courts, de genoux cagneux. Le bas de la robe ne m'arriverait pas aux chevilles à cause de ma taille et le corset de m'étoufferait pas.  Non. J'étais à Noël. Je pouvais tout et sans effort. Les jupes s'arrondissaient sur mes hanches. Les bijoux scintillaient sur tout le tissu. 
 
 
Il me souriait. Et quel drôle de couple nous formions: lui, simplement en pantalon de cuir-svp-empêchez-moi-de-baver-dessus et moi, ruisselant d'éclats et de joyaux. Je fis quelques pas, charmée par l'aisance à laquelle je maîtrisais crinolines, traînes et corset. Le couple le mieux mal assortit de l'univers.  Mais je n'étais pas moi et je le lui dis. 
 
 
"C'est le principe. Es-tu heureuse de ne pas être toi?" 
 
 
"Je ne sais pas. Je crois. Un peu. C'est comme être une autre personne." 
 
 
"Oui." 
 
 
"C'est ce que tu ressens pour chaque nouveau rôle?" 
 
 
"Parfois. Il suffit parfois d'un costume, d'une réplique, d'un geste." 
 
 
Et il indiquait les malles, prenait des airs différents et des poses qui appartenaient à d'autres personnages. 
 
 
"Tu ne t'y perds jamais?" 
 
 
Il hocha la tête: "Je reste moi, au fond. J'aime être quelqu'un d'autre. Mais je préfère être David." 
 
 
"Ce costume, ce n'est pas moi. Enfin, pas complètement moi." Fis-je. 
 
 
"Et ce costume n'est pas moi. Pas complètement moi. C'est un costume. Seulement un costume." 
 
 
"J'aime bien ce costume." dis-je en baissant les yeux. 
 
 
"Le tien ou le mien?" 
 
 
"Les deux?" fis-je. 
 
 
Il sourit largement. J'adore son sourire. 
 
 
"Il n'y a qu'un problème." finis-je par dire. 
 
 
"Un problème?" 
 
 
"Oui." 
 
 
Je m'approchai lentement de lui, sentant bruisser l'étoffe de la robe. 
 
 
Cette robe devait être magique ou peut-être était-ce le courage de la folie ou alors... ou alors tout simplement parce que j'étais à Noël. 
 
 
"Je ne veux plus de costume. Plus aucun." ai-je soufflé. 
 
 
Et je lui jetai un regard brûlant. Si nous étions à Noël, si j'avais la chance de l'avoir auprès de moi, si je pouvais être absoute de tout au matin, alors je serais stupide de ne pas aller jusqu'au bout. 
 
 
Et en m'étirant, je l'embrassai sur la joue. 
 
 
Je fis un pas en arrière, incertaine. Le Père Noël, certainement, ne croyait pas que j'allais aller jusque là et sa permission... 
 
 
Mais IL fit un pas, m'enveloppa brutalement dans ses bras et m'embrassa. Un baiser beaucoup moins sage mais ô combien plus satisfaisant. 
 
 
"Est-ce que mon cœur va le supporter?" ai-je fini par chuchoter. 
 
 
"C'est le genre de question qui n'a pas de réponse. Laisse-le vivre, ton cœur, ma grande. Laisse-le vivre et tu verras bien." 
 
 
"Ce n'est pas juste.... Il t'appartient bien plus qu'à moi. C'est toi qui le fais battre." 
 
 
"Juste un peu." 
 
 
"Tu le fais battre toute seule. Tu me vois sur les écrans depuis des années et tu sais que je ne savais pas que tu existais. Des millions de gens m'observent et me regardent. Beaucoup sont comme toi et m'aiment." 
 
 
"Je ne t'ai jamais aimé comme les autres." 
 
 
"En effet." 
 
 
"J'ai besoin de t'aimer." 
 
 
"Tu as besoin d'aimer. Je ne suis qu'une commodité." 
 
 
"Une magnifique commodité." ai-je corrigé 
 
 
Et il émit un rire à mi-chemin d'un soupir. 
 
 
"Tu es beau." dis-je. 
 
 
"Pas mal, mais… » admit-il. 
 
 
"Tu es gentil." 
 
 
"La plupart du temps." fit-il avec un reniflement. 
 
 
"Et tu as du talent." 
 
 
"Je suppose que oui, encore que pour la cuisine..." 
 
 
"Et tu..." 
 
 
"Ah non, si tu veux me faire rougir...." protesta-t-il. 
 
 
"Peut-être un peu. Je me dis que je ne t'ai pas souvent vu rougir et je pense que ça t'irait bien." 
 
 
Et ce fut le fou rire. 
 
 
Je fus la première à reprendre mon sérieux. 
 
 
"Tu ne vas pas rester, c'est ça?" 
 
 
"Ah... je ne peux pas." 
 
 
"Noël s'achève alors..." 
 
 
"En quelque sorte." 
 
 
"Si je pouvais faire en sorte que ça dure 365 jours par années...." grommelai-je. 
 
 
"On lancerait un avis de recherche, je le crains. Et même deux, tiens." 
 
 
"Combien de jours après ta disparition?" ai-je tenté? 
 
 
"Crois-tu toujours en Noël?" demanda-t-il en serrant ma main. 
 
 
"Toujours... je suppose que tu ne serais pas là sinon." 
 
 
"Et si tu croyais en toi?" 
 
 
"Je crois en TOI!" 
 
 
"Je ne suis là que cette seule fois. Et tu restes. Il faut que tu croies en toi. S'il te plaît.  J'ai joué les Docteurs... » 
 
 
Et je haussai un sourcil en pensant à sa façon de jouer au docteur. 
 
 
"Mais ce n'était pas pour que tu tombes à tout jamais dans mes bras. C'était... un traitement choc pour te remettre d'aplomb. Un Spécial Père-Noël si tu veux." 
 
 
J'étais d'aplomb, pas de doute, mais je réfléchis à la question de la magie de Noël et un sourire vint jouer sur mes lèvres. 
 
 
"Est-ce qu'il y a quelque chose de spécial lors de notre anniversaire?" 
 
 
Il me regarda intrigué. 
 
 
"Je veux dire, est-ce qu'il y a la magie de Noël et la magie des anniversaires?" 
 
 
"Je suppose." 
 
 
"Parce que mon anniversaire est dans deux jours et je me disais que..." 
 
 
Il éclata de rire. 
 
 
THE END 
 
 
 
 
 

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MessagePosté le: Sam 24 Déc 2011 - 23:11    Sujet du message: Publicité

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MissTennantFantasy
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MessagePosté le: Dim 25 Déc 2011 - 00:18    Sujet du message: La magie de Noël Répondre en citant

Merci pour ce superbe Cadeau, des plus agréables à lire! c'est le plus beau cadeau de Noel que je puisse rêver d'avoir! merci encore, merci!
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scorp
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MessagePosté le: Lun 26 Déc 2011 - 18:41    Sujet du message: La magie de Noël Répondre en citant

superbe!

j'adore!!

on a droit à la suite deux jours plus tard ?
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Idontwanttogo_01
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MessagePosté le: Lun 26 Déc 2011 - 18:43    Sujet du message: La magie de Noël Répondre en citant

lol, ben... je vais essayer, mais comme ça va être MA fête.... je ne sais pas si je vais partager ^^
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T.A.R.D.I.S.
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MessagePosté le: Mar 27 Déc 2011 - 13:45    Sujet du message: La magie de Noël Répondre en citant

J'ai adoré !! et je suis un peu comme les autres, je veux la suite deux jours plus tard ! Mais tu n'est pas obligée la poster aujourd'hui ! (juste demain au lever du soleil en GMT). Non, je plaisante !!
Idontwanttogo_01 a écrit:
lol, ben... je vais essayer, mais comme ça va être MA fête.... je ne sais pas si je vais partager ^^
Par contre, un truc sur lequel je ne plaisante pas, c'est ça :
Demande à Tenth-Bis ce qu'il cache

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