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:: les OS du concours des Deux ans ! ::

 
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Duam78
Lady of the Tardis

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MessagePosté le: Mer 6 Juil 2011 - 22:04    Sujet du message: les OS du concours des Deux ans ! Répondre en citant

Citation:
Imaginez une discussion entre Ten et William Shakespeare en vous inspirant de l’épisode [DW 3x02] Peines d'amour gagnées / The Shakespeare Code. Durant cette discussion, Le Docteur, sans le vouloir, livre des indices à Shakespeare, ce qui lui donnera l’idée d’écrire Hamlet.


VAINQUEUR

Citation:
Source d’inspiration

Depuis le moment où le Docteur l’avait poussé sur le devant de la scène pour sa première prestation d’acteur, William Shakespeare était aussi excité qu’une puce et il avait terriblement envie d’en apprendre plus sur lui. Il fallait simplement du doigté pour le faire parler, car il semblait réservé. Ou timide.
« Vous n’avez pas été le moins du monde étonné par ces Carrionites, Docteur. Connaissez-vous donc toutes ces créatures? » fit Shakespeare.
« J’en ai vu pas mal, oui. » rétorqua distraitement le Docteur en jouant avec le crâne qui rappelait celui d’un Sycorax.
Les Sycorax. L’invasion de Noël. Le duel pour la planète. Le thé de Jackie. Cette stupide citation du Roi Lion. Et Rose sous la neige - enfin, les cendres du vaisseau Sycorax - avec ce sourire magique.
« Racontez-moi tout! »
« Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre que n'en rêve votre philosophie, Will. Il me faudrait des années. »
« Seigneur! Et aucune pour apaiser votre cœur, Docteur? Vos yeux… J’ai l’impression d’être devant un miroir et de voir le spectre de ma propre douleur. Qui avez-vous donc perdu? »
« Pardon? » fit le Docteur qui n’avait pas prêté attention au discours de Will.
« Et le prophète tombé des étoiles ne pouvait pleurer, car c’eut été révéler sa douleur et son état de mortel. » improvisa Shakespeare. « De quelle étoile êtes-vous tombée, Docteur? »
« Oh… de chacune d’elle, sans aucun doute. » répliqua-t-il avec un sourire en coin.
« Tant de peine et pourtant vous riez et vous vous amuser du moindre événement avec l’innocence de l’enfant et la connaissance du savant. Comment faites-vous pour ne pas écouter vos fantômes? »
« Les fantômes n’ont rien à dire que je veuille entendre. Pas plus que les sorcières et les autres démons. » fit-il sèchement.
« Et pourtant les sorcières, les Carrionites, avaient besoin de mots. Mes mots. »
« Pas les fantômes. Eux savent toujours quoi dire. »
« Vous en êtes très convaincu. »
« Oh, j’ai une certaine expérience. Il y a cette fois à Cardiff… »
Et Rose y était aussi. Sa voix mourut.
« Ce n’était pas avec Martha. » devina Shakespeare.
« C’était… c’était quelqu’un d’autre. »
« Quelle élégance » fit l’auteur avec admiration et une pointe d’ironie. « La droiture et la vertu se rendant au bal, déguisées sous le loup du mensonge! On ne peut racheter l’évidence. Le ton dépouillé de toute inflexion trahit la l’émotion; et sous le cotillon, on voit votre vraie nature. Vous niez votre douleur ou votre violence, et pourtant on les sent, à peine contenues, affleurant la surface de votre peau comme la vague lèche la plage. Ce n’était pas seulement quelqu’un d’autre, n’est-ce pas? »
Le Docteur s’écarta avec un soupir ennuyé par le terme de plage qui lui rappelait trop des adieux interrompus.
« Alors c’est bien de l’amour! » s’exclama Will avec ravissement. « Il n’est pas sort plus heureux pour celui qui agonise que d’être touché par la flèche de Cupidon, car la douleur de l’amour le rend aveugle à tous les autres maux. » déclama-t-il. « Parlez-moi d’elle. »
Will devait absolument mémoriser toutes ses formidables répliques; sa cervelle faisait merveille sous l’inspiration du Docteur.
« Rose. »
« Rose? »
« C’est son nom. Rose. Ça vous pose un problème? » demanda le Docteur avec agacement.
Il n’était pas d’humeur pour une citation de Roméo et Juliet.
« Du tout. »
« À la même place, deux mois après… son départ, c’est Martha. Et pas Rose. Plus jamais Rose. Pire que de l’avoir perdue, j’ai l’impression de l’avoir remplacée trop facilement. J’aurais dû mourir cent fois, mille fois, mais il y a toujours eu quelqu’un pour prendre les coups à ma place. »
Ceux qu’il aimait le plus généralement.
Il les invitait dans le Tardis pour leur montrer l’univers et, le pire, c’est qu’ils ne pouvaient refuser (enfin, Donna avait refusé, mais c’était l’exception). La fascination était bien trop grande, que ce soit la faute du Tardis ou la sienne. Certainement la sienne.
« Je suis une espèce de Joueur de pipeau qui les mène joyeusement vers les pires destins. »
« Mettez-les en garde. »
« Ils savent. Et ils se jettent tout de même dans le danger. Je pourrais tout aussi bien leur servir un poison qu’ils l’avaleraient avec enthousiasme. Comme s’ils avaient une mission à remplir. »
Martha les rejoignit le Docteur se recomposa aussitôt une attitude.
Il était osseux mais séduisant, décida Will, et il débordait de cette énergie qui donne envie de faire des folies. Intéressant. Dommage que le Docteur soit encore sous le charme de la rose.
« Faites attention à elle. Elle en vaut la peine, Docteur, même si ce n’est pas votre fleur préférée. » conseilla-t-il avec un coup d’œil appuyé à Martha.
« Oh, ne vous occupez pas de mes histoires. Vous allez en avoir des tas à raconter. » prédit le Docteur avec un large sourire.
« Je pourrais écrire sur vous. »
Le Docteur faillit rougir, mais il ne pouvait pas le laisser faire, même s’il était flatté de la proposition.
« Oh, je ne crois pas que... »
« Vous êtes une telle inspiration! La peine, la joie, l’innocence, la lucidité, la sagesse, la jeunesse, la vieillesse et cette espèce de folie qui vous habite et qui vous rend… si humain. Vous ne simulez pas, n’est-ce pas? Non, bien sûr que non. Tant de contradictions en vous qu’on n’arriverait pas à en faire le tour en cent ans.»
« Essayez en mille. » suggéra le Docteur avec un nouveau reniflement.
« Ce que je veux dire c’est que, parmi tous les choix qui s’offrent à vous, vous n’avez jamais envisagé de ne pas être, malgré tous les obstacles. Je vous admire. »
« Quoi? »
« Vous avez le choix d’être ou ne pas être le Docteur. Et si vous voulez mon avis, vous avez pris la bonne décision. Et quitter cet air horrifié, je vais écrire sur mon fils, comme je l’ai promis. »
Le Docteur vint pour ajouter quelque chose quand l’arrivée de sa gracieuse Majesté Élizabeth fut annoncée et lui et Martha quittèrent précipitamment le Globe.
Quant à Shakespeare, il n’eu pas besoin de réfléchir longtemps. Il avait de quoi faire une pièce magnifique. Certes, il avait promis qu’il écrirait sur Hamnet, mais si quelque chose du visiteur ressortait dans les personnages, ce n’était pas mentir. C’était le théâtre. Et le Docteur comprendrait.




LES AUTRES PARTICIPANTS

Citation:
To Be or Not to Be…

Shakespeare se laissa tomber dans son fauteuil pendant que le Docteur s’adossa contre le mur, les yeux dans le vague et l’air pensif.
- Alors Docteur, qui sont ces Carrionites ?
Le Docteur releva la tête.
- Une race que je pensais éteinte, disparue bien avant que commence la dernière Guerre du Temps. Elles sont dangereuses, elles utilisent les mots comme une arme, comme un poison qui se répond dans les veines.
Le Docteur avait parlé trop vite et s’aperçu trop tard de son erreur.
- La Guerre du Temps ? Répéta Shakespeare.
- Euh, c’est une guerre qu’il y à eu en Freedonia. Le Docteur se déplaça jusqu’au bureau en bois.
L’auteur nota un léger changement dans les yeux du Gallifréen. Ils étaient devenus plus sombres.
- Cette guerre, elle à l’aire de vous avoir beaucoup marqué ? dit-il, plus comme une réflexion que comme une question.
- Comme toutes les guerres je suppose. Répondit le Docteur en enfonçant ses mains dans les poches.
Shakespeare ne rata pas ce détail.
- C’est vrai, mais votre regard et puis cette façon de mettre vos mains dans les poches. Comme si vous vous sentiez mal à l’aise. Je me trompe ?
Le Docteur était ébahi par William Shakespeare, cet homme était réellement exceptionnel. Vraiment en avance sur son temps et il ne pensait pas ça souvent d’un humain, à cause de… et bien à cause de lui-même.
- Oh, vous êtes incroyable Shakespeare ! Un véritable génie !
- Merci, vous n’êtes pas mal non plus Docteur. Lui dit le génie avec un sourire charmeur. Mais maintenant arrêté de me jouer du pipeau. Alors ?
Le Docteur observa longuement l’écrivain puis tapa du bout du pied avec sa converse, après un moment de silence il finit par répondre ;
- Oui en effet, j’ai beaucoup perdu à cause de cette guerre. Ma famille, mes amis, ma maison. Tout en réalité.
- Je suis désolé Docteur. Mais que s’est-il passé ?
- Comme toutes les guerres. Le pouvoir, la vengeance, la cupidité des uns et des autres. Et au finale, la peur, le sang, la tristesse et ensuite la mort. Rien que le spectre de la mort.
Le Docteur n’en revenait pas, lui, le dernier Seigneur du Temps, l’autorité suprême, était mis à nu par un humain. Certes pas le plus banal qui soit, un des plus remarquables même. Mais, il ne savait pas pourquoi il se confiait. Lui qui parle tout le temps mais qui dans le fond ne dit jamais rien, préférant toujours la fuite.
Shakespeare se leva et se dirigea vers le devant de son bureau, face au Docteur. Ce dernier joué à présent avec un crâne qui servait de bougeoir. Le passant d’une main à une autre.
- Je n’ai pas participé à une guerre, mais je peux comprendre votre tristesse, car la peste noire à emporté la personne que j’aimais le plus au monde.
Soudain, le Docteur comprit pourquoi il s’était confié sans raison. Dans un sens, Shakespeare et lui se ressembler. Deux génies, avec de profondes blessures inguérissables.
- Votre fils! dit-il.
- Oui, dont la vie c’est consumé plus rapidement qu’une bougie et brulé moins longtemps que cette flamme.
Shakespeare releva la tête et fit un pâle sourire au Docteur, qui ne pu s’empêcher de se sentir triste pour l’auteur, ce dernier le dévisagé. Le Gallifréen reposa aussitôt le bougeoir de fortune où il l’avait trouvé.
- Je suis désolé pour votre perte, tellement désolé.
Shakespeare souffla et regarda le crâne quelque seconde.
- Oui merci. Bon et maintenant, comment en va faire avec les Carrionite ?
Le Docteur avait presque oublié ces sorcières. Il eu soudain un éclair de génie.
- Oh, j’ai ma petite idée la dessus. Elles veulent revenir grâce à votre pièce, « Peine d’Amour Gagné », ces mots en du pouvoir qu’il ne faut pas réveiller, cela ouvrirait une porte vers l’enfer et elles entreraient dans notre monde par millions.
L’écrivain s’avança vers le Docteur,
- Et vous avez une idée pour pas que ça arrive ?
Le Docteur lui fit un magnifique sourire, un de ceux qui faisait fondre n’importe quelle créatures de l’univers, qu’elles soient mâle où femelle.
- Mais oui, je viens de la trouver à l’instant et elle est plutôt bonne, brillante à vrai dire. Mais je dois vous dire qu’une fois les Carrionnites chasser de ce monde, vous ne pourrez plus jamais jouer « Peine d’Amour Gagné » sous peine de les voir réapparaitre. Oh, « Peine… sous peine » vous avez noté … !
Le Seigneur du Temps ne pu s’empêcher de rire de son propre jeu de mot.
- Docteur !
- Pardon, donc je disais ces mots ont du pouvoir, il faudra la détruire après ça. Mais réjouissez vous, vous êtes un génie, vous aller bientôt avoir une nouvelle inspiration, remplie d’amour, de trahison, de vengeance, de… Oh, ce n’est pas très gaie ce que je dis. Bref, une pièce si magnifique qu’Hamlet aurait été fier de vous… Euh!
Le Docteur se gifla mentalement pour cette maladresse. Bien qu’il puisse voir l’intégralité du temps et de l’espace, certaines fois, il se mélanger les pinceaux.
- Hamlet ? Répéta Shakespeare.
L’auteur pencha la tête sur le côté et se frotta le menton.
- Hamnet, je voulais dire Hamnet. Ajouta rapidement le Gallifréen.
- Oh mais c’est pas mal ça, Hamlet, Ham-let. Quelle superbe idée !
Le Docteur observa Shakespeare en silence, il savait précisément qu’elle était cette idée.
- C’est vrai qu’il serait temps que je passe à autre chose et que j’écrive sur les pères et leur fils, en mémoire du mien, mon magnifique Hamnet. J’ai déjà les grandes lignes en tête… un jeune prince, tourmenté par le spectre de son père, demande vengeance pour son meurtre. Quand pensez-vous Docteur ?
Le Docteur se prit le lobe de l’oreille et lui fit un clin d’œil.
- Je crois que vous tenez-là votre chef d’œuvre. Et maintenant, Allons-y Will ! S’écria t-il en sortant de la pièce.


Citation:
Les Carrionites étant vaincues, William et le Doctor discutaient pendant que Martha explorait les environs du Globe.
" Je sais que ça a dû être dur de perdre Hamlet, dit le Docteur.
- HamNet, le corrigea Willam. Je n'allais pas appeler mon fils "Hameau", les autres enfants se seraient moqués de lui, poursuivit-il d'un ton amusé.
- Oui Hamnet, excusez moi, Dit le Docteur, se rendant compte de son lapsus.
"Je euh... J'ai eu un ami appelé Hamlet, mentit-il. Un danois. Très sympathique.
- Je vois. Vous êtes un grand voyageur, n'est-ce pas, demanda Shakespeare, tentant de faire parler le Docteur pour vérifier une hypothèse.

Cet homme ne pouvait venir de ce monde, pensait-il. Il en savait trop sur ces choses étranges, et il leur ressemblait à sa manière. Martha semblait être de ce monde, bien qu'étant différente elle aussi, mais le Docteur, certainement pas. Et il voulait en avoir le cœur net.
" Oui, j'ai vu pas mal de choses, répondit le Docteur d'un ton évasif, sentant qu'on arrivait à un sujet glissant.
- Et des créatures comme ces Carrionites ? Demanda le Barde.Vous avez l'air de vous y connaître en chimères.
- Oh, répondit le Docteur, J'ai... Vu des créatures étranges, oui... Comme des loups-garous, des spectres, ce genre de choses...
Il aurait voulu ne pas trop en dire, mais il savait que Shakespeare était bien trop intelligent et qu'il ne goberait pas un "non", même dit sur le ton le plus franc.
" Il y a plus de choses dans l'univers que vous ne pouvez l'imaginer... Reprit le Docteur.
- Je m'en rends compte, Docteur., répondit Shakespeare. Grâce à vous je vois le monde sous un jour nouveau.
- Tant, mieux, tant mieux, dit le Docteur. De quoi alimenter de nouvelles pièces je suppose ?
- Hmmm... Je pense, oui, répondit le Barde d'un air pensif. J'ai plein d'idées en tête. J'aimerais écrire sur les relations entre les pères et les fils, bien que je ne sache pas encore comment.
- Ah, les les histoires de famille. Intéressant. Les humains ont toujours été passionnés par les histoires de famille, bizarrement... Dit le Docteur, partant dans une de ses grandes discussions sans trop faire attention à ce qu'il disait. Et le seront toujours, j'imagine. Je me suis toujours demandé comment ils faisaient pour suivre Da..."
Il se rendit compte à temps qu'il allait gaffer à nouveau et se reprit du mieux qu'il put :
- … Nemark, j'aime le Danemark, je vous l'avait dit ? Se reprit maladroitement le Docteur.
- Vous en parliez à propos de votre ami Danois, répondit Shakespeare, un peu perdu.
- Mon ami Danois ? Demanda le Docteur, étonné.
- Hamlet, précisa le Barde.
- Ah oui, Hamlet, un bon ami, euh...
Le Docteur était un peu perdu. William était un interlocuteur très doué, et il sentait que le Barde tentait de le cuisiner.
- Vous vous sentez bien, Docteur ? Demanda Shakespeare, qui se demandait s'il n'avait pas mis le doigt sur quelque chose en voyant l'embarras de son interlocuteur.
- Très bien, répondit celui-ci en se maudissant intérieurement et en se promettant de faire attention à ce qu'il allait dire à présent.
" Je vais tellement bien que je jouerais bien du pipeau. Continua-t-il. J'en jouais quand j'étais plus jeune. Ça m'aidait à réfléchir !
- Vous êtes fou, Docteur, s'amusa Shakespeare. Ce que vous dites n'a aucun sens !
- Ça en a, pourtant, pour une fois, dit le Docteur avec un petit sourire.
Le dramaturge pouffa de rire. Il commençait à sentir une idée germer dans son esprit en écoutant le Docteur parler. Une histoire de famille, de spectres... Au Danemark... Hamlet... Pourquoi pas ? Il lui manquait encore des éléments, des personnages...
"Vous semblez bien pensif, dit soudain le Docteur.
Le Barde tourna la tête vers ce dernier.
-Je réfléchissais, répondit-il.
Le visage du Docteur s'éclaira, comme celui d'un enfant devant un nouveau jouet.
- Une idée de pièce ? Demanda-t-il d'un ton où perçait une pointe d'excitation.
- Peut-être. Répondit William, qui était toujours désarçonné par l'intérêt que portait le Docteur à son travail. Il me manque pas mal de choses pour faire une pièce, mais j'ai un début.
- Excellent ! S'exclama le Docteur. Dites moi tout.
Il regardait le dramaturge d'un air avide.
- Je... Commença-t-il. Rien n'est précis comme je vous le disais. J'ai juste une idée... Je ne sais pas... Une vengeance... Un... Un fils qui venge son père... Assassiné...
Le Docteur laissa échapper une exclamation de surprise, qu'il tente de maquiller en quinte de toux.
William fronça les sourcils.
- C'est une idée si stupide que ça ? Se renfrogna-t-il.
- Au contraire, le rassura le Seigneur du Temps. C'est une bonne idée. Une très bonne idée. Une idée brillante.
- Vous en faites trop, lui dit Shakespeare.
- Je suis sûr que ça sera un triomphe, votre idée. Reprit le Docteur, cherchant à rassurer l'écrivain avant qu'un paradoxe ne déchire l'Univers en deux. Je suis simplement abasourdi par les idées qui germent sous votre crâne. Vous êtes vraiment le meilleur.
L'auteur se dérida.
- Vous pouvez vous vanter de savoir comment flatter l'ego, dit-il en souriant.
Le Docteur lui fit un grand sourire.
-J'étais premier de ma classe, plaisanta-t-il.
- Je n'en doute pas, répondit Shakespeare.
- Plus sérieusement, reprit le Docteur, votre idée, gardez-là. Je peux vous promettre qu'elle marchera. J'y mettrais ma main à couper. Et ce n'est pas agréable, une main coupée... A côté, le poison est plus plaisant, mais ce n'est pas le sujet.
- Vous êtes vraiment dérangé, pouffa le Barde. Vous êtes sûr que vous ne sortez pas de Bedlam ?
Ils éclatèrent de rire tandis que Martha entrait dans le Globe. Elle ne pouvait pas savoir que le Docteur avait été, à sa façon particulière, à l'origine d'une des plus grandes pièces du dramaturge.


Citation:


Le Docteur (Ten) arrive en trombe dans le bureau de William Shakespeare et semble se cacher de quelque chose. Ils ne se sont pas vus depuis quelques temps, après l'histoire des Carionites (Peines d'amour gagnées).



Ten: Oh ! Will ! William ! Ravi de vous revoir ! Comment allez-vous depuis le temps ?
William S: (surpris) Docteur ? C'est bien vous ? Que vous arrive-t-il ? Vous êtes poursuivi ?
Ten: Ah ? Oui ! Je me baladais dans une ruelle quand je me suis retrouvé nez à nez avec un alien à CRANE pointu du XVI ème siècle, il m'a suivi. En essayant de me cacher, je suis arrivé ici. Alors, bonjour ! Où en êtes-vous, mon vieil ami ?
William S: Je ne vais pas très bien, voyez-vous, j'ai le syndrome de la page blanche. Je n'arrive plus à écrire depuis plus de deux semaines. Croyez-vous que ce soit la fin de mon travail et de mes œuvres ?
Ten: Mais naannn ! C'est du PIPEAU tout ça !
William S: Je vous demande pardon ?
Ten: Je veux dire, vous vous trompez Will ! Vous êtes le plus grand dramaturge Britannique, vous avez encore du travail !
William S: Vous pensez que je suis fais pour continuer ?
Ten: « Être ou ne pas être ? Telle est la question ! »
William S: Oh, c'est excellent, je prends notes ! Où avez-vous trouvé ça ?
Ten: (à part) Mince, c'est vrai, vous ne l'avez pas encore écrit. (haut) C'est sans importance, je vous en fait cadeau.
William S: Merci beaucoup, mais au fait, je ne vous ai pas dit ? Ma dernière pièce a beaucoup attiré les foules et ils ont tous hâtes de voir la prochaine ! A ce sujet, j'aimerais avoir votre avis, j'ai vaguement trouvé quelques idées mais je ne suis pas trop sûr de moi.
Ten: (intrigué) J'écoute !
William S: J'avais pensé à une histoire : un drame qui aurait plusieurs thèmes, je n'en connais pas encore les détails mais je voudrais parler de plusieurs choses, notamment le vide de l'existence, la mort, la souffrance et pourquoi ne pas ajouter une histoire de vengeance.
Ten: (enthousiaste) Oh ! Hamlet ! Je le connais par cœur celui-là !
William S: Quoi ? Qu'avez-vous dit ?
Ten: Non, rien ! Oubliez ! Will, vous avez du talent, et vous êtes sur la bonne voie; pas la peine de vous en faire pour ça.
William S: Peut importe ! Vous savez, il y a quelque chose que j'aimerais, c'est que mes œuvres soient aimées !
Ten: Mais je croyais que c'était déjà le cas, je croyais que vous étiez très apprécié.
William S: Ce n'est pas tout à fait ce que je voulais dire. Ce que je veux dire, c'est que j'aimerais que même dans le futur, même après ma mort...
Ten: ...Qu'on vous apprécie toujours ?
William S: Exactement ! J'ai peur de mourir et ne laisser aucune trace de moi et n'avoir été qu'un SPECTRE de passage qui disparaît aussi vite et facilement qu'il est arrivé.
Ten: Je connais ce sentiment. Mais ne vous découragez pas, vous n'imaginez pas ce qui peut se passer dans le futur, vous n'avez pas à le savoir, ce qui arrivera ou n'arrivera pas ne devrait jamais être su à l'avance et par personne ; même si moi je sais je n'ai aucun droit de vous le dire. Vous saurez peut être un jour ; sinon jamais, mais ce n'est pas vraiment important.
William S: Vous avez sans doute raison, je ne devrais pas être inquiet pour l'avenir ! Mais j'y pense, depuis tout à l'heure nous ne parlons que de moi ou de mon travail mais sur vous, il n'y a eu aucune discussion ! Qu'avez-vous fait depuis tout ce temps ? Et, je n'ai pas vu Martha, que devient-elle ? Elle n'est pas avec vous ?
Ten: Depuis la dernière fois ? Je me suis baladé ! Principalement ! Je me suis encore fourré dans des situations pas croyables, j'ai failli mourir ce qui n'est pas nouveau non plus, j'ai visité des lieux dangereux et Martha a décidé de rester auprès de sa famille. Elle ne voyage plus avec moi ; c'est son choix ! Maintenant je voyage seul, ce n'est pas trop grave, j'ai l'habitude. Je n'ai vraiment pas grand chose à vous raconter à vrai dire. Ou plutôt c'est que je ne sais pas quoi vous dire. Si je viens à croiser Martha un de ces jours, je lui passerais le bonjour de votre part Will !
William S: Merci ! C'est une femme charmante ! Et surtout, si vous avez des idées pour mes écrits, passez me voir de nouveau. Je serais ravi de vous écouter et de partager votre savoir !
Ten: Une utilisation du POISON pour prendre la couronne devrait constituer un bon début ; si je me souviens bien (très embêté) oh ! Mince ! Je n'aurais peut être pas dû dire ça !
William S: Mais oui, c'est ça, un homme s'empare de la couronne en empoisonnant le roi et se marie avec la femme de celui-ci pour prendre le pouvoir. Le fils de la reine promet de venger son père en tuant celui qui l'a tué. Il découvre l'identité du tueur par l'apparition du fantôme de son père. Merci Docteur, vous m'avez aidé à retrouver l'inspiration et maintenant je vais pouvoir écrire l'histoire du personnage de …, euh, … quel nom avez-vous prononcé tout à l'heure ?
Ten: Oh ! Je ne peux pas le dire. Je suis sensé garder les informations pour moi, je ne m'autorise pas à divulguer ce genre d'information. Désolé, vous devrez trouver un nom par vous-même pour votre personnage. Vous pourrez me torturer, que je ne dirais...
William S: (le coupe) Ah oui, je me rappelle, c'est Hamlet, vous aviez dit Hamlet. Vous savez quoi ? Mon personnage s'appellera Hamlet et la pièce de théâtre en elle-même aussi !
Ten: Quoi ? Mais... Hein ? Non ! Pourquoi est-ce que je m'embête à faire des efforts pour ne rien divulguer, si au final je dis toujours tout ? (change de sujet) Au fait, mon poursuivant doit être parti depuis tout ce temps, je ferais peut-être mieux d'y aller avant de dire tout ce que je sais... Bon courage pour la suite et peut-être à une prochaine fois mon ami.
William S: Oui ! Bonne chance à vous aussi et à très vite ! Venez voir ma pièce lorsqu'elle sera faite.
Ten: Pas de soucis !

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MessagePosté le: Mer 6 Juil 2011 - 22:04    Sujet du message: Publicité

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