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:: Enfants du temps (suite) TERMINÉ ::

 
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Idontwanttogo_01
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MessagePosté le: Mar 3 Mai 2011 - 03:26    Sujet du message: Enfants du temps (suite) TERMINÉ Répondre en citant

 
Oups.      
 
Besoin d'un 2e post. Encore C'est moi qui écris des fic trop longues ou...? Bon, comme ça fait trois fois que mon ordi a le fixe, je me dis que le nombre de fois où l'on peut éditer un post est limité (ou c'est que mon histoire est trop longue, trop de chapitres, etc.). Ma faute, j'assume. Donc, la suite de l'histoire (pas encore fini, les amis!). Et euh, si ce n'est pas comme ça qu'on est supposé réagir quand l'ordi plante, un petit courriel et promis, je vais suivre le conseil!     
 
Résumé : la suite de la nouvelle Les Enfants du temps. Si vous avez cliqué ici en premier, vérifier que vous avez bien lu les premiers chapitres (euh, oui il y en a 15 avant celui-ci) parce que, sinon, vous allez vous demander de quelle planète je débarque (J'aimerais dire Gallifrey, mais soyons raisonnable et admettons que c'est la Terre).     
 
Disclaimer: Docteur Who et cie ne m'appartient pas (quoique pour Harriet et Val, il va falloir négocier solide!). Autrement, je publie pour le plaisir et la gloire (euh, raisonnable = le plaisir, cinglé = la gloire...).       
 
Public: pas conseillé aux moins de 13 ans (non, il n'y a pas tant de "scènes", mais le langage et le sujet ne conviennent pas vraiment à un jeune public)     
 
Genre: drame, romance, quelques sous-entendus, mais bon, on reste correct. Sinon j'avertirai au début du chapitre (allez savoir comment tout ça va finir).     
Bonne lecture      
 
 
     
Citation:
Jack leur servait d’avant-garde armée - d’un tuyau métallique, mais ça comptait comme une arme - et Rose en était soulagée. Harriet et elle avaient assez à faire avec le Docteur qui était de plus en plus bizarre, si c’était possible. Depuis deux minutes, il était silencieux, ce qui n’était jamais de bon augure. Harriet devait penser la même chose, car elle secoua son bras pour le faire réagir.      
 

- Cessez de penser à un costume à rayures, s’il-vous-plaît, ajouta Rose en le forçant à faire deux pas supplémentaires.     
 

L’ordre paru raffermir la démarche du Seigneur du temps et les deux femmes débouchèrent enfin à l’air libre.      
 

- On peut enlever les habits de cosmonaute maintenant?     
 

- Il vaudrait mieux les conserver. Il doit y avoir des particules collées sur nous et incrustés dans nos vêtements alors, pour le moment, le scaphandre a le mérite de garder à l’intérieur ce qui est contaminé. Il y a une pièce spéciale dans le Tardis pour se nettoyer. Nous irons à l’hôpital ensuite. Et puis, nous pourrons analyser ce que le Maître a donné comme drogue au Docteur.     
 

- Vous avez dit qu’il avait modifié le patch Bliss.     
 

- Oui, mais je ne sais pas de quelle façon, dit Harriet avec regret. Le Maître… il savait qu’il ne pouvait pas me faire confiance.     
 

- Comment est-ce qu’il a pu te convaincre de faire quoi que ce soit, de toute façon?     
 

- Il avait kidnappé le bébé et il menaçait de lui faire quelque chose de terrible. Je n’avais pas le choix.     
 

- C’était pour sauver ta peau, cracha Jack. J’aurais dû le savoir. Tu aurais simplement pu te sauver avec le berceau!     
 

- Non, elle n’aurait pas pu, dit Rose en s’interposant. J’ai vu ce qu’un paradoxe de ce genre peut faire. C’est bien la dernière chose dont nous avions besoin.     
 

- De quoi tu parles?, s’exclama Jack.     
 

- Quand je suis remontée dans le temps le jour de la mort de… mon père. J’ai rencontré ma mère et… moi. Une version bébé de moi. J’ai fait une gaffe et les choses en encore empiré quand on m’a mise bébé Rose dans les bras. Harriet ne pouvait pas transporter bébé Harriet.      
 

- Non, je veux dire…     
 

Jack s’interrompit en comprenant que Rose avait fait le lien entre le bébé et l’adulte. Comment…? Il se tourna vers Harriet qui était également sous le choc, mais qui tentait de le dissimuler. Bien sûr, avec tous les problèmes et la présence de deux Harriet, Rose avait sans doute déduit que… Mais si jamais quelque chose était en train de craquer…     
 

Ce fut ce moment que choisi le Docteur pour devenir aussi mou qu’une guimauve. Harriet ne pouvait le tenir seule et ils s’effondrèrent l’un sur l’autre, dans un emmêlement confus et orange. Rose et Jack se penchèrent et essayèrent de voir à l’intérieur du casque du Docteur, mais une fine buée voilait toute la visière.     
 

- Enlevez-lui ce maudit casque, ordonna vivement Jack. De toute façon, il n’y a personne à contaminer à au moins deux kilomètres. On court le risque.     
 

Le Docteur était presque inconscient et même si sa peau ne présentait pas les fameuses taches rouges, il n’avait pas l’air très sain. La sueur avait aplati ses mèches folles et tout son visage semblait beaucoup trop osseux, comme si la chair avait fondu. Il murmurait ou balbutiait des mots ressemblant à « il manque ». Rose frissonna. Quelque chose manquait, oui, mais quoi? Elle hocha la tête. Le Docteur, il fallait se concentrer sur le Docteur.     
 

- Qu’est-ce qu’il a? Qu’est-ce qu’on peut faire?     
 

- C’est le patch, ça ne peut rien être d’autre. C’était conçu pour les Seigneurs du temps. Reculez, Harriet. On ne sait pas…      
 

Jack n’osa pas continuer… Et si Harriet était déjà contaminée?      
 

- Je savais bien qu’il y avait un truc spécial avec vous, dit Rose tout en continuant à retirer le costume orange au Docteur. C’aurait été plus simple de dire la vérité.     
 

Harriet cilla. Rose ne pouvait pas savoir! Elle…     
 

- Oh, ne restez pas plantée là à ne rien faire! Aidez-moi plutôt. Il est brûlant, s’inquiéta Rose en effleurant le front du Docteur.     
 

Jack posa deux doigts sur la gorge du Docteur : le pouls était étrange - deux cœurs bien sûr - mais même lui sentait qu’ils battaient de façon complètement erratique.      
 

- Le Tardis, le Tardis saura quoi faire, dit Rose. Aidez-moi, il faut le porter. Allez!     
 

- Mais…     
 

- On ne peut pas l’amener à l’hôpital! Et si le Maître a joué avec son kit de chimiste, on ne trouvera probablement rien d’utile dans les labos. Il faut la science des Seigneurs du temps. Il faut le Tardis. À moins que tu aies un truc pour le guérir, lança-t-elle à Harriet.     
 

- Non, je…     
 

- Alors, au Tardis. Jack, s’il-te-plaît, pourrais-tu nous donner un coup de main au lieu de regretter ton pistolet laser ou je ne sais quoi?     
 

- Ce n’était pas…     
 

- Plus tard, fit-elle avec exaspération. Il faut au moins lui faire reprendre connaissance sinon il ne pourra pas se régénérer. Oh, j’espère qu’on n’en viendra pas là!     
 

Harriet leva la tête et stoppa net. Rose protesta devant ce nouvel arrêt, mais le cri étranglé d’Harriet se passait d’explication : les Tardis n’étaient plus là.     
 

- Le Maître, cracha Jack.     
 

- Il n’a pas pu faire quoi que ce soit avec les Tardis. Celui du Docteur était sur commande isomorphique et l’autre…     
 

Oh, non, pensa Harriet. Le Maître a drogué Val. Et Val pouvait piloter l’autre Tardis. Oh non…     
 

- Est-ce que Jane aurait pu le mettre hors synchro? Est-ce qu’elle est assez habile pour le faire? Mais pourquoi est-ce qu’elle n’est pas revenue en nous voyant sortir du labo?, interrogea Rose. Elle avait dit qu’elle surveillerait les Tardis. Elle avait dit…     
 

Rose ouvrit la bouche, la referma. Elle avait l’impression que 10 000 idées essayaient de passer en même temps dans sa tête. D’abord, il y avait quelque chose de bizarre avec Jane. Et Harriet. Il y avait un lien entre elles. Et si Harriet était une Dame du temps… Et puis, d’où avait-elle sorti le terme féminin? Le Docteur n’avait jamais parlé de l’égale d’un Seigneur du temps. Mais Rose était certaine qu’il fallait dire Dame du temps. Certaine. La migraine se renforça, mais elle commença à se dire que la douleur était un moyen de la forcer à ne pas penser à ses choses. Alors elle essaya de faire le lien : Harriet, Jane, les Tardis, le Docteur… Harriet qui ressemblait de façon frappante à Jackie Tyler. Deux Tardis. Et le bébé. Il manquait quelque chose. Il manquait définitivement quelque chose.     
 

L’idée était martelée dans sa tête. Il manquait quelque chose. Il MANQUAIT quelque chose.     
 

Un bourdonnement se fit alors entendre et Rose ressentit une brûlure, une de plus. Tout son corps picotait à cause du neutralisant chimique. Elle baissa les yeux et vit une tache rouge qui s’élargissait à travers la combinaison orange. Curieux, pensa-t-elle en touchant le tissu plastique. Comment est-ce que le truc du labo pouvait s’attaquer au matériel de protection? Elle avait soudainement du mal à respirer, comme si l’atmosphère était devenue liquide. C’était sans doute un effet supplémentaire du truc… Le neutralisant. Qui neutralisait son organisme. Quand un étourdissement la fit vaciller, elle inspira profondément, voulant se montrer forte. Migraine, tournis, il fallait affronter tout ça et… Le Docteur avait besoin d’elle et elle ne pouvait pas… La brûlure touchait son épaule, sa poitrine et son bras gauche n’avait pas l’air de bien fonctionner. Et il y avait quelque chose de collant et d’humide entre sa peau et ses vêtements. Elle ne voulait pas se plaindre, mais - et la pensée parasite revint la taquiner - il manquait quelque chose.     
 

- Jack?, demanda-t-elle d’une petite voix.     
 

Mais Harriet et Jack fixaient un point derrière elle. Elle fit demi-tour et aperçu, sans grande surprise, le Maître qui tenait l’arme de Jack. Rose commença à avoir mal au moment où elle comprit qu’il lui avait tiré dessus. Le Docteur avait raison : les armes, c’était la merde. Sa dernière pensée fut qu’il n’aurait pas formulé la chose de cette façon.     
 

- Rose!     
 

- Ne bougez pas, dit froidement le Maître.     
 

Val se tenait à ses côtés, l’air aussi perdu qu’un peu plus tôt. Il jeta un coup d’œil à Rose, mais comme elle ne bougeait pas, il reporta son attention sur l’horizon et soupira, comme s’il s’ennuyait.      
 

- Je sais que vous pourriez vous régénérer et que Jack ne resterait pas mort très longtemps, mais je serais ravi de tirer plusieurs fois. Et je parie que vous n’auriez pas l’air trop brillant à mi-chemin de la régénération. Pour Jack… eh bien, il y a l’océan. La noyade multiple semble une occupation passionnante. Alors, vous allez me dire gentiment, comme de bons petits, où vous avez mis le Tardis.     
 

- Celui du Docteur, je ne sais pas où il est. Le mien… je croyais l’avoir laissé ici, mais…     
 

- C’est ça.     
 

Il tira sur Jack qui avait fait un mouvement vers lui. Le bruit de la détonation résonna trois secondes et le silence qui suivit fut irréel. Il faisait froid tout à coup.     
 

- Il ne reste que toi, Harriet.      
 

- Qu’est-ce que tu as fait à mon frère?     
 

- Ton frère? Tu t’inquiète de ton frère alors que tes parents sont en train d’agoniser?     
 

- Je…     
 

- Oui, exactement : je. Tu n’as jamais pensé qu’à toi.     
 

- Je…     
 

- Tu ne sais rien dire d’autre, chère enfant. Et maintenant, tu vas rappeler ton Tardis.     
 

- Je ne sais pas où il est, je le jure! Je n’ai pas de télécommande, ce n’est pas moi qui ai mis le Tardis hors synchro! Je ne sais pas où il est!     
 

- Je sais qu’il n’est pas loin.      
 

- C’est le Méchant loup qui l’a pris, soeurette, dit Val d’un ton amusé.      
 

 Le Maître le frappa. Harriet sursauta, mais Val ne se défendit pas et ne sembla pas ressentir la gifle.      
 

- D’accord. Puisque nous ne pouvons pas nous balader en Tardis, ce qui aurait été très bien, nous allons emprunter des moyens moins agréables. Après tout, c’était le plan B.     
 

Le Maître pianota des coordonnées sur son manipulateur de vortex, força Val à poser sa main dessus et ils disparurent sur un dernier rire.     
 

Jack se redressa en retenant un cri. Il se releva d’un bond, mais il n’y avait plus rien à faire. Le Maître s’était échappé. Rose et le Docteur étaient inanimés. Harriet était aussi pâle qu’un fantôme. Et les Tardis n’étaient pas là.     
 

- Docteur?     
 

Jack et Harriet furent soulagés en entendant Rose.      
 

- Rose!     
 

- J’ai mal, fit-elle en se retenant de pleurer. Le Docteur…     
 

- Il… eh bien, il n’a pas changé, dit Jack.     
 

- Où est le Tardis? Il faut rentrer dans le Tardis.     
 

- Ils ont disparu. Je suis désolée, tellement désolée.     
 

- Oh, Harriet. Ce n’est pas ta faute. Je crois savoir ce qu’il faut faire. Je sais ce qui manque.     
 

Harriet broncha devant la petite phrase, mais elle n’eu pas le temps de protester : Rose essayait de se redresser.      
 

- Qu’est-ce que tu fais? Si tu bouges, tu vas aggraver la blessure!     
 

- Je ne sais pas encore qui tu es, mais je sais qui tu n’es pas. Et tu n’es pas le Docteur, alors tais-toi.     
 

Harriet se retint in extremis de répondre : « Oui, maman. ». Rose utilisait encore les mêmes intonations et la moue coléreuse n’avait pas changé au fil des ans.      
 

- Rose…?     
 

La jeune femme grimaçait et une sueur glacée recouvrait son front. Elle n’y arrivait pas. La blessure saignait beaucoup et son bras était déjà mort à son côté. Elle se mordit les lèvres, se força à se lever, mais des points noirs mouchetaient sa vision. D’accord.     
 

- Il faut creuser sous le rocher.      
 

- Qu’est-ce qu’il y a sous le rocher?     

- Ce qui manque, dit-elle. Et ne demande pas comment je le sais, je le sais, c’est tout.     





 

    
Citation:
Jack fit quelques pas vers la gauche et Rose cracha une bulle de sang et une nouvelle indication : « Pas celui-là. L’autre, allez… Oui… Creusez. ».    
 

Harriet la soutenait de son mieux tout en suppliant mentalement Jack d’aller plus vite. Rose tremblait et des cernes mauves s’élargissaient sous ses yeux. Les taches rougeâtres devenaient plus pâles. Rose saignait à mort. Deux minutes passèrent durant lesquelles Jack rejetait des poignées de terre comme un chien en pleine crise de folie.    
 

- Accroche-toi, Rose, je t’en prie.    
 

- Je… j’essaie.    
 

- Rose, je l’ai, cria Jack. Je l’ai! Et il y a un tournevis sonique aussi!    
 

- Ouvre la montre, cria Harriet. Ouvre-la, allez!    
 

Il arracha pratiquement le couvercle et Harriet et lui furent éblouis et assourdis durant quelques secondes. Et puis Rose remua légèrement et se redressa. Harriet soupira de soulagement. Il ne restait plus qu’à soigner le Docteur, retrouver Val et… est-ce qu’il n’y avait pas un bébé dans cette histoire?    
 

- Et c’est reparti, dans la jeune femme blonde. Ouf, on se sent mieux quand on a toute sa tête. Salut Jack. Jack.    
 

Rose tressaillit et avala sa salive. Elle se sentait… Bien. Décontractée. Normale.     
 

- Oh… Vous savez que… Oui, vous devez le savoir. Il a dû vous le dire. Il n’aurait pas pu ne pas le remarquer, après tout.    
 

- Dire quoi?    
 

- Vous avez un petit quelque chose de pas tout à fait ordinaire.    
 

- Rose, le Docteur…    
 

Mais Rose ne répondait pas, dévisageant Jack avec curiosité.    
 

- Ça va?    
 

- Bien sûr, répondit-elle distraitement.    
 

- Tu as l’air…    
 

- Je n’ai l’air de rien du tout, Harriet. Eh bien, pourquoi cette mine inquiète?    
 

- Il faut faire quelque chose pour le Docteur.    
 

- Ah. Le Docteur. Oui, c’est vrai que c’est embêtant, répondit-elle tout en continuant à dévisager Jack.    
 

- Oh, non, gémit Harriet. Oh, non, j’aurais dû le prévoir! Rose, Rose, concentre-toi et réponds à ma question : est-ce que tu as touché à ce patch, le patch Bliss?    
 

- Peut-être, répondit-elle ingénument en tire-bouchonnant une mèche blonde.    
 

Elle avait un petit air mutin qui aurait été adorable en d’autres circonstances. Harriet soupira de découragement tout en espérant que, comme à leur habitude, ses parents feraient un petit miracle et arrangeraient tout.    
 

- Je t’aime beaucoup, Jack, tu sais, dit Rose. Tu es tellement bizarre à regarder.     
 

Et elle éclata d’un petit rire qui effraya Harriet et mit Jack très mal à l’aise.    
 

- C’est le patch, le maudit patch.     
 

- Je… je vais… je vais bien, protesta Rose. Formidable. Je suis formidable. Pas vrai, Jack?    
 

Elle sembla hésiter, se lança dans les bras de Jack et l’embrassa avec passion.     
 

Harriet en eu l’estomac retourné et Jack… eh bien, Jack étant Jack, il ne devait pas détester particulièrement la chose. Encore heureux que le Docteur ne soit pas témoin de… Mais Jack reposa rapidement Rose et s’éloigna avec douceur. Devant l’air étonné d’Harriet, il fit un clin d’œil : « Si j’en avais profité, elle me l’aurait fait regretter une fois redevenue normale. Je sais trop bien vers qui vont ses inclinations. ».    
 

- Merci.    
 

Rose ne sembla pas déçue de l’attitude du séduisant capitaine et faisait les cent pas en longeant le corps inanimé du Docteur, serrant et desserrant les poings, ses lèvres essayant d’articuler sans pouvoir former un mot. Elle se laissa tomber à genoux et effleura le visage du Docteur.     
 

- Il ne va pas bien.    
 

- Il est en train de mourir!    
 

- Il faut l’amener à l’hôpital, décida Jack. Je sais, je sais, ajouta-t-il devant l’air horrifié d’Harriet, il n’est pas humain, mais on n’a pas le choix. On ne peut pas le laisser mourir - et Rose non plus - seulement parce qu’il y a de grandes chances que… qu’ils fassent des trucs pas supers. Je trouverai un moyen de nous faire sortir de là même si je dois les prendre en otage et nous faire sortir sous la menace d’une arme.    
 

- J’aurais dû m’en douter, grinça Harriet. Toujours à vouloir utiliser ce genre de jouets.     
 

- Pardon, Jack, dit soudainement Rose.     
 

- Pourquoi?    
 

- Je pensais tout régler et je n’ai pas bien réussi.    
 

- Ce n’est pas grave, Rose. Tu as fait de ton mieux. Allez, Harriet, donnez-moi un coup de main, il faut aller à l’hôpital. Au moins, nous sommes à côté.    
 

- Je vais tout arranger.    
 

- Oui, c’est ça, Rose. Harriet! Harriet, bouge-toi! Quoi? Qu’est-ce que tu as? Ne me dis pas que tu trouves, toi aussi, que j’ai un petit côté bizarre!    
 

Pour toute réponse, Harriet leva un doigt vers Rose. Qui n’était plus Rose.    
 

Harriet ne l’avait jamais rencontrée, mais elle en avait suffisamment entendu parler pour vouloir fuir à l’autre bout de l’univers.    
 

 - Confiance, Harriet, tout va bien aller maintenant, dit Rose qui n’était plus Rose.    
 

- Mais qu’est-ce que…    
 

- Rose?    
 

- Ce n’est pas Rose, chuchota Harriet. C’est le Grand méchant loup!    
 

- Et j’apporte la Mort, Jack Harkness, fit-elle avec un doux sourire.    
 

Quand Rose - le Grand méchant loup - délaissa Jack, Harriet était paralysée et fut incapable de protester, de faire le moindre geste. Jack n’était d’aucune aide : quoi que Rose ait fait, il ne pouvait pas plus bouger qu’Harriet.    
 

- Ne t’inquiète pas, Harriet. Tout va bien aller, dit Rose avec gentillesse tout en s’approchant du Docteur.    
 

Et la tendresse dans la voix de la jeune femme était insupportable : c’était celle qu’Harriet avait toujours associée à sa mère, les mêmes intonations qui avaient bercé son enfance, chassé les cauchemars et les monstres (les vrais et les imaginaires). C’était la voix de sa mère! Et celle du Grand méchant loup! Est-ce que ce dernier avait toujours été là, tapi quelque part en elle, attendant l’occasion de resurgir?    
 

Et Rose enveloppa dans ses bras le corps du Docteur et même si Harriet essaya de suivre les événements, le ballet de lumière les engloba complètement.     
 
*


- Docteur.    
 

- Rose…? Où sommes-nous?    
 

- En moi.    
 

- Pardon?    
 

- J’ai visité ta tête, tu visites… eh bien, mon monde intérieur. Une partie en tout cas.    
 

- C’est…    
 

- Tu ne peux pas dire que c’est vide et rempli de brouillard, se moqua-t-elle.    
 

- Non, c’est plutôt… plutôt… doré, non?    
 

- Tu vas mieux, c’est bien.    
 

- Je n’allais pas mal, protesta-t-il.    
 

Il se rendit compte à ce moment qu’il était confortablement allongé sur une surface élastique et tiède. Rose gloussa. Oh, il était allongé sur elle?    
 

- À moitié, le corrigea-t-elle. On ne peut pas dire que tu sois très pressé de t’éloigner, quand même.     
 

Il fit mine de bouger, mais elle le retint.    
 

- Pour une fois que je t’ai à ma merci, chuchota-t-elle. Complètement tout à moi.    
 

- Que…    
 

Elle lui trouva une occupation beaucoup plus intéressante pour ses lèvres et il oublia momentanément sa question. Ils se séparèrent enfin et Rose ronronna.     
 

- Tu n’es pas Rose, dit alors le Docteur.    
 

- Pas que Rose, en effet.    
 

- Qu’est-ce qui s’est passé pour que le Grand méchant loup revienne?    
 

- Nous étions en train de mourir.    
 

- J’aurais pu me régénérer, sauf…    
 

Elle hocha la tête : « Oui, tu étais inconscient. Un coup du Maître. »    
 

- Oh.    
 

- Tu avais dis qu’il ne tuerait jamais un Seigneur du temps.    
 

- Je le croyais.    
 

- En tout cas, Val est avec lui.    
 

- Quoi?    
 

- Oh, mais tu vas voir, c’est très bien. Oh, et j’ai arrangé les choses avec Jack.    
 

- Tu as quoi?    
 

- Mais il va falloir te réveiller parce qu’Harriet est en train de perdre les pédales.    
 

- Quoi?    
 

Rose sourit et caressa doucement sa joue.     
 

*   


- Hello, dit doucement Rose comme le Docteur reprenait conscience.    
 

- Hello. Et où est-ce que j’étais?    
 

- Très, très loin, dit Harriet en grommelant. Et cinglé. Complètement cinglé.    
 

- Je crois me souvenir… Est-ce j’ai chanté?    
 

- Et c’était très joli, approuva Rose avec une grimace moqueuse. Ça valait le détour. Et parlant de détour… Harriet, il est temps de partir.    
 

- Pardon?    
 

- Nous avons des trucs à faire et toi aussi.    
 

- Mais…    
 

- J’insiste. Est-ce que je suis ta mère ou non?    
 

- Oui, mais… Mon Tardis…    
 

Rose soupira et prit le tournevis sonique qui avait été enterré avec la montre de gousset. Elle le pointa vers le ciel en fermant un œil et l’activa. Quelques secondes plus tard, le plus classique photomaton de l’univers apparu à trois pas de la jeune rouquine. Le Docteur fit une moue.     
 

- Il manque quelque chose, fit-il sans comprendre le sursaut d’Harriet. Oh, je sais… Le son. J’aime bien le son quand le Tardis apparaît et celui-là, il est silencieux. Furtif. J’aime pas.    
 

Harriet reprit des couleurs.     
 

- Alors, voici ton Tardis, maintenant, du vent!    
 

- Mais…    
 

- Voici ce qu’on va faire : tu vas entrer dans ton Tardis, refermer la porte et attendre quinze minutes avant de ressortir, d’accord?    
 

- Mais…    
 

- Rose, commença le Docteur.    
 

- Va dans le Tardis et ne bouge pas durant quinze minutes, Harriet. Et amène Jack avec toi, ajouta Rose.     
 

Le ton de la jeune femme était inflexible et Harriet obéit, sans voix, traînant un Jack complètement déconcerté et muet. Dès que la porte se referma, Rose activa à nouveau le tournevis sonique et le Tardis disparu.     
 

- Pourquoi?     
 

Pour toute réponse, Rose prouva à nouveau au Docteur qu’il lui avait beaucoup manqué. Quand il réussi à reprendre son souffle, il leva un sourcil, geste plus éloquent qu’une longue interrogation.    
 

- Nous devons aller voir un ami. Et récupérer un bébé. Et nous devons faire tout ça sans témoin. Il faudra aussi penser à s’occuper de Val et du Maître, mais ça peut attendre un peu.    
 

- Quel ami…?    
 

- Tu ne devines pas?    
 
 







   
Citation:
Ils n’eurent pas besoin de se concerter très longtemps et de longues recherches leur furent épargnées : dès qu’ils mirent un pied au second niveau, les pleurs d’un bébé les attirèrent vers une salle de repos. Rose retira le nouveau-né du couffin et la chaleur de son corps calma presque immédiatement la petite Harriet. Elle fut blottie, embrassée et caressée durant plusieurs minutes et le Docteur touchait le petit être avec une certaine fascination. Oh, bien sûr, il savait que c’était son enfant, enfin presque (pourquoi s’encombrer de détails?), mais il avait perdu l’habitude de tant de fragilité et de bonheur. Quand Rose finit par la lui mettre entre les bras tout en l’avertissant de ne pas l’échapper (comme s’il avait pu faire une telle chose!), il ne pu retenir un sourire. C’était ça, l’avenir. L’éternité était dans cette petite fille qui reniflait confortablement contre sa poitrine et qui agrippait le bout de sa cravate comme si c’était l’objet le plus important de l’univers. Il sentait les deux petits cœurs battre comme une salutation familière. Elle était à lui, enfin, autant qu’un enfant peut appartenir à ses parents.   
 

- « Un morceau d'amour égaré, un miroir, une victime, un signe du temps en marche », cita-t-il.   
 

- Docteur?   
 

- C’est… elle est si petite… Si légère!    
 

- Ce n’est pas la première fois, pourtant. Tu as déjà été père, tu me l’as dit.    
 

- Pas… pas comme ça. Sur Gallifrey, les enfants sont… eh bien, ils sont aimés, mais on considère dès leur naissance qu’ils doivent servir… non, pas servir, mais…    
 

- Tu ne vas quand même pas me dire…   
 

- Non! C’est juste que…   
 

- Harriet n’a pas à suivre les principes de Gallifrey! C’est notre fille, pas celle de…   
 

Puis Rose se mordit la langue. Le Docteur n’avait pas besoin de se faire rappeler que Gallifrey n’était plus. Surtout pas maintenant.    
 

- Je veux dire…   
 

- Je sais, Rose, dit-il doucement. Ceux de Gallifrey n’ont plus rien à dire. Ils n’ont plus voix au chapitre, ajouta-t-il malicieusement.   
 

- Parlant de voix, il faudrait y aller. Il nous attend.   
 

- Nous sommes en retard?   
 

- Oh oui! Mais je crois qu’il nous pardonnera.    
 

Ils se dirigèrent tranquillement vers New New York, discutant comment le nez d’Harriet était celui de sa mère, ses pommettes celles du Docteur et ses sourcils froncés typiquement ceux de Jackie. Il y avait même un peu de Donna à cause du duvet d’un roux éclatant. Harriet était parfaite.   
 

Le Docteur était surpris par cette facilité avec laquelle Rose se coulait dans son nouveau rôle. Il ne l’avait jamais imaginé comme une mère… Bon, peut-être une fois ou deux (ou peut-être plus que ça), mais c’était dans un avenir un peu flou. Et il ne s’était jamais ajouté à cette vision. Enfin, pas souvent. Pas « trop » souvent.    
 

Comme ils passaient devant un marchand de crème glacée, Rose lui tendit la petite et commanda deux cornets (banane et fraise). Pour une fois, le Docteur ne s’occupa pas trop de son dessert et le laissa fondre tranquillement pendant qu’il essayait de retrouver les paroles d’une vieille berceuse. Rose évita de signaler au nouveau papa que la petite ronflait déjà.   
 

- C’est ici, dit enfin Rose.   
 

Le Docteur leva le nez vers un bâtiment planté au milieu d’un jardin comme une perle de verre.    
 

- Qui est cet ami?   
 

- Tu ne sens rien?   
 

- Ehm… non. Je le connais?   
 

- Je te l’ai dit, dit Rose avec un sourire en coin.   
 

Le Docteur marqua un temps d’arrêt.   
 

- On ne va pas dire bonjour à qui je pense.   
 

- Et pourquoi pas?   
 

- Mais… je ne le sens pas. Je le saurais s’il était là.   
 

- Je t’ai dit que j’avais arrangé les choses.   
 

- Qu’est-ce que tu as fait exactement?   
 

Et il semblait inquiet. Non sans raison, pensa Rose. La dernière fois, elle avait fait de son mieux, mais sa bonne action avait condamné Jack Harkness à l’immortalité. Elle était humaine alors. Elle aurait voulu régler définitivement les choses, mais certains événements étaient déjà fixes et impossibles à réécrire, même avec tous les pouvoirs du Grand méchant loup. Rose soupira. Cinq milliards d’années. C’était à se ruiner pour les chandelles sur le gâteau de fête.   
 

- Si tu ne le ressens plus, alors c’est bien.   
 

- Mais il ne doit pas mourir tout de suite!   
 

- Je sais, dit calmement Rose. J’ai tout arrangé, fais-moi confiance.   
 

- Il va être drôlement surpris de nous voir.   
 

- En cinq milliards d’années, il a certainement appris que nous venions, rétorqua Rose. Elle n’est pas trop lourde?   
 

Le Docteur hocha la tête et Rose fut convaincue qu’il faudrait au moins vingt Judoons pour lui enlever le bébé des bras. Et encore… les chances étaient définitivement du côté de ce gringalet qui se baladait avec des Converses rouge pompier.   
 

Eh bien, il était temps que vous arriviez!   
 

Rose tira une chaise et força le Docteur à s’y asseoir, en approcha une autre pour elle et dédia un sourire chaleureux à l’énorme tête flottant dans son bocal à poisson.   
 

C’était vous, les poissons, il y a peu!   
 

- Salut… Jack, dit le Docteur.    
 

Bonjour, Docteur. Rose… Et c’est Harriet je suppose? J’imagine qu’elle ne reconnaîtra pas son parrain. Il faut dire que je ne l’ai pas vu si petite depuis un certain temps.   
 

Et la pensée était accompagnée d’un gloussement silencieux.   
 

- Ooh. On vous a vraiment choisi comme parrain?   
 

Co-parrain, corrigea Jack-Face de Boe. Et j’étais très honoré par cette offre. Bien que… après coup, je me sois rappelé à quel point Harriet allait être mignonne. J’ai eu quelques regrets.   
 

- Jack, s’exclama Rose.   
 

Le Docteur avait l’air d’avoir avalé un citron. Le bocal vibra et Rose comprit que Jack ricanait.    
 

Alors vous êtes venus dire au revoir? C’est bien ma chance. Même plus en mesure de donner un petit bisou d’adieu. Ou d’en recevoir un.   

 
- Merci de ne pas avoir profité de la situation tout à l’heure, dit Rose.   
 

- Profiter de quelle situation?   
 

- Oh, Jack comprend.   
 

Le Docteur berçait doucement Harriet.   
 

Alors c’était comme la première fois, Rose? Tu m’as fait quelque chose, n’est-ce pas?   
 

- Je me doutais bien que tu le sentirais.   
 

Quelle question! Cinq milliards d’années à me sentir pas « tout à fait normal », madame se pointe et BAM, je me sens vieux tout à coup. Soyez sincère, il me reste combien de temps?   

 
- Près de 25 ans, dit aussitôt le Docteur.   
 

Hum… Pour que notre bon Docteur parle avec autant de certitude, m’est avis qu’il a vu la mort d’une certaine personne de près…   
 

Le Docteur hocha simplement la tête. Rose regrettait de ne pas pouvoir enlacer Jack une dernière fois.   
 

Bon, alors, quel est le programme? Oh, allez, vous pouvez bien me donner un ou deux aperçus!   
 

- Je ne crois pas…   
 

- Mais si, nous pouvons. Et même, nous devons, affirma Rose. Sinon, tout sera perdu.   
 

Super! Est-ce que je vais sauver le monde?   
 

- Tout à fait, dit Rose avec chaleur. Mais c’est au Docteur de raconter l’histoire. Après tout, c’est lui et Martha qui l’ont vécue.   
 

- Comment sais-tu que lui dire n’altérera pas…?   
 

Rose haussa un sourcil en même temps que le Docteur. Il éclata de rire, hocha la tête et se mit à raconter l’histoire à venir.   
 

Alors je vais revoir Martha?   
 

- C’était son second voyage, confirma le Docteur.    
 

Ooh. J’aurais aimé être à mon meilleur.    
 

- Arrêtez ça…, se plaignit le Docteur sur un ton familier.   
 

Rose s’esclaffa et le bocal s’agita à nouveau.   
 

Merci, Docteur. C’était comme au bon vieux temps. Donc, je vais mourir dans vingt-cinq ans en faisant une sortie remarquée. C’est cool.   
 

- Jack, qu’est-il arrivé à ce ton un peu pompeux que tu avais avant? Tu sais ce que je veux dire, non?    
 

Facile. Chaque fois que vous m’appeliez votre vieil ami, c’est parce que vous ne saviez pas la vérité à mon sujet. Et aujourd’hui, vous me saluez comme Jack.    
 

- Nous nous sommes souvent rencontrés?   
 

Si je vous le dis, je risque de causer des paradoxes. Hum… pour une fois que c’est MOI qui dois vous rappeler à l’ordre.   
 

Il semblait beaucoup s’amuser de la situation et Rose ne pu s’empêcher de penser qu’il n’avait pas changé.    
 

Ce n’est pas ce que ma dernière conquête m’a dit! Mon profil droit est encore le plus élégant, tu sais! Bon, revenons à nos affaires… Je vais avoir besoin d’un coup de main pour vous amener au bon endroit et à temps. Comme je vous connais, vous allez vous balader un peu partout, mettre votre grand nez dans tous les coins, poser des tas de questions et je vais être obligé de vous ATTENDRE!   
 

- Ehm… oui. Est-ce que je suis aussi prévisible?   
 

Rose hocha la tête. Jack n’était pas le seul à ne pas changer.   
 

- C’est complètement faux, fit-il. Enfin, pas tant que ça.   
 

Et il changea Harriet de position, comme s’il avait une longue habitude de la chose.   
 

- Quand même, j’ai exactement le chat qu’il vous faut. Elle sera courageuse et très dévouée, vous verrez, fit le Docteur.   
 

- Justement aujourd’hui, elle a reçu sa sentence : elle est affectée tout particulièrement à vos soins.   
 

Quels soins? Racler les parois de l’aquarium?   
 

- Changer les bonbonnes de gaz et vérifier que vous ne vous embêtez pas trop. Elle est très gentille.   
 

- Pour un chat qui travaillait dans un élevage d’humains, ajouta le Docteur in petto.    
 

- Et nous devons partir, car elle ne tardera pas. Il ne faut pas qu’elle croise le Docteur avant une petite vingtaine d’années. Vous allez vous entendre, je le promets.   
 

C’est une façon de parler, Docteur.   
 

- Euh, ouais. Merci, Jack.   
 

Un plaisir, Docteur. Et… Rose?   

 
- Hum?   
 

Prends bien soin de ce petit, d’accord?   

 
- Promis, fit-elle en prenant le bébé et en l’embrassant à nouveau.   
 

Jack éclata de ce même rire silencieux.    
 

Je voulais parler du Docteur!   





  
Citation:
- Où as-tu mis le Tardis, finit par demander le Docteur. Ne fais pas l’innocente, je sais parfaitement que c’est toi qui les as déménagés.  
 

- Je ne voulais surtout pas que le Maître s’en empare.  
 

- Il n’aurait pas pu. Oh! Oh! Celui des enfants. Je parie qu’ils n’ont pas pensé à le mettre sous commandes isomorphiques. Je vais les…!  
 

- Du calme sinon je reprends Harriet.  
 

Le Docteur resserra son étreinte sur son précieux fardeau et reprocha silencieusement sa menace à la jeune femme. Il vérifia néanmoins que la petite ne s’était pas réveillée et ne pu empêcher un sourire niais et fier d’apparaître à cause de la paire d’yeux bleus qui le fixait tranquillement.  
 

- Helloooo, gazouilla-t-il.  
 

- Elle ne parlera pas avant  des mois, tu sais.  
 

- Nous nous comprenons très bien, rétorqua-t-il en cajolant Harriet.  
 

Il libéra son bras pour enlacer Rose et ils firent quelques pas, blottis tous ensemble.   
 

- En fait, poursuivit Rose en prenant un tournant dans une ruelle, Val a bien mis son Tardis sous contrôle isomorphique - il faut croire qu’il écoute tes conseils de temps en temps -, mais comme le Maître l’a totalement hypnotisé…  
 

- Ooh, il a recommencé.  
 

- Yep. Mais cette fois, c’est un peu différent. Oh, il faut prendre cette rue.  
 

- On dirait que tu sais où tu vas.   
 

- La petite te fait perdre la tête, ma parole. Tu n’as donc pas vu où j’ai tourné?  
 

- Ben… ehm… Où est-ce que nous avons tourné?  
 

- La première fois devant l’affiche vantant les mérites du groupe musical pop les Loups hurlent à la lune. Le spectacle a lieu samedi prochain à 19h00.  
 

- C’est un nom de groupe, ça?  
 

- Ben…  
 

- Bon, et la deuxième fois?  
 

- Les loups mignons dans la devanture du magasin de jouets.  
 

- Les quoi?  
 

- Les loups mignons. Des peluches. Nous en achèteront une à Harriet si tu veux. Et la troisième fois, eh bien… si tu n’as pas noté que les représentants que nous avons croisés discutaient du fait que l’arène politique était remplie de loups et d’agneaux… Seuls les plus forts survivent, bla bla bla…  Et nous sommes arrivés.  
 

Elle activa le tournevis sonique et le Tardis apparu devant eux, coincée entre deux bennes à ordures.   
 

- OK. C’est impressionnant, reconnu le Docteur. Et pour Val?  
 

- Dès que nous aurons trouvé un coin un peu tranquille, nous nous en occuperons.   
 

- Tu as tout prévu, on dirait.  
 

- J’en ai profité. Ce n’est pas demain la veille que le Méchant loup reviendra d’après moi.  
 

- Ce n’est pas que je ne suis pas d’accord, mais comment tu le sais?  
 

Rose leva les yeux au ciel : « Ce n’est pas parce qu’on manque de couches qu’il va apparaître. ».  
 

- Circonstances exceptionnelles, danger de mort, menace envers la famille? Fin de l’univers?  
 

- Un peu tout ça, oui. Il faut tout un déclencheur. Et il fallait bien faire quelque chose pour Jack.  
 

- Est-ce que tu es en train de me dire que tout était planifié pour aider Jack? Que tout le reste est une conséquence malencontreuse?  
 

Il semblait terriblement insulté et inquiet.  
 

- J’ai… Non, c’est le Grand méchant loup a profité de l’occasion. Et ce n’était pas que pour Jack. Je crois… je crois que c’était aussi pour le Maître.  
 

- Tu veux étriper le Maître. Je ne suis pas complètement d’accord, mais…  
 

- Je ne crois pas que je vais l’étriper. Non que l’envie m’en manque, mais ce n’est pas la chose à faire. Le Grand méchant loup le sait. C’est aussi pour ça qu’il devait apparaître. Réapparaître. Pour le Maître. Pour m’empêcher de lui faire un mauvais sort.  
 

- Qu’est-ce qu’il a prévu?  
 

- Qui? Le Maître ou le Méchant loup?  
 

- Les deux!  
 

- Pour le Méchant loup, ça commence à devenir flou. Je ne crois pas que je suis sensé me rappeler les détails.  
 

- Ce n’est pas juste.  
 

- Pas vraiment, mais ce n’est pas complètement moi qui décide. Pour le Maître par contre, ça, c’est très clair. Il a besoin d’un ami.  
 

Le Docteur leva un sourcil incrédule.  
 

- Il refusera. Il…  
 

- Je sais, Docteur, il a refusé ton amitié. Je devrais dire qu’il a refusé « même » ton amitié. Est-ce que tu n’étais pas prêt à lui donner à peu près tout l’univers s’il se montrait raisonnable? Oh, tu exagères tout le temps.  
 

- Ouais, bon, on pourra en reparler…?  
 

- En 1000 années à voyager dans ta tête, on n’a jamais parlé du Maître. Je me demande pourquoi.   
 

- Tu étais beaucoup plus intéressante que le Maître. Et je pouvais t’embrasser.  
 

Rose toussota et ajouta qu’il s’était permis bien plus qu’un chaste baiser.  
 

- Mais ça ne change rien à la situation. Tu as dit que Val était hypnotisé par le Maître, fit le Docteur.  
 

- Selon toutes les apparences.  
 

- Mais le Méchant loup a manigancé quelque chose?  
 

- Très peu. C’est surtout notre faute, je pense. Ce que nous allons faire.  
 

- Qu’est-ce que nous allons faire?  
 

- Nous allons avoir un brillant petit gars qui est tout dévoué à certaines causes, surtout les perdues, les impossibles, les folles et celles concernant les Seigneurs du temps cinglés. Tout à fait comme son père, quoi. Il s’est LAISSÉ hypnotiser.   
 

- Il est devenu le compagnon du Maître?  
 

- Le seul que le Maître ne saurait refuser : celui qu’il pense pouvoir manipuler, corrompre et changer. L’être que nous aimons plus que nous-même, notre fils et que nous ferons tout pour lui ravir. Son trésor. Et c’est aussi le seul Seigneur du temps qui n’est pas né sur Gallifrey et qui n’a pas été entraîné à leur forme de pensée. L’appât idéal pour le Maître. Il n’aurait pas accepté qu’on lui propose un : il devait l’enlever. Il ne sait pas faire autrement.  
 

- Val…  
 

Le jeune homme blond au sourire si semblable à celui de Rose… Celui qui était venu le sauver de son désespoir et de la certitude que Rose était morte. Il aimait Val et il n’était même pas encore au monde. De son point de vue. Valentin. Val…  
 

- Et ce n’est qu’un début, poursuivit Rose en installant un coussin supplémentaire dans le berceau. Nous pouvons tirer Val de ses griffes, mais tant que le Maître n’aura de cesse de le ravoir.   
 

- Oh non…  
 

- Oh oui! Mais tu ne vois pas?  
 

- Je te trouve bien trop joyeuse. Ton cœur de mère devrait réagir autrement.  
 

- C’est parce que je suis aussi une Dame du temps. Et si tu laissais tes sens s’exprimer de façon intelligente - ne mens pas, tu as des images de peluches pour Harriet plein la tête - tu devinerais pourquoi. Le Maître sera beaucoup trop occupé à essayer de ravoir Val pour planifier une nouvelle fin du monde ou s’en prendre à notre planète bleue préférée…  
 

Le Docteur posa Harriet dans le berceau qu’ils avaient installé à côté de la console principale du Tardis. Le petit meuble était monté sur un pivot universel et une légère coupole pouvait être abaissée (et était programmée pour s’abaisser automatique en cas d’incident - les voyages dans le Tardis étant ce qu’ils étaient) pour protéger le bébé.  
 

- Il ne pourra jamais nous cacher totalement ce qu’il fait parce que son plus profond désir sera toujours d’avoir Val en son pouvoir. Nous le sentirons toujours revenir. Les répercussions nous toucheront toujours, continua Rose.  
 

- Ce n’est pas une vie pour un enfant.  
 

- C’est la vie d’un enfant du temps. Tous les enfants du temps ont leur fardeau.  
 

- Si seulement Gallifrey était encore là. Il pourrait y avoir un moyen de l’arrêter définitivement…  
 

Mais le Docteur comprenait déjà (ou peut-être l’avait-il toujours compris) que c’était Gallifrey qui avait créé le Maître, que c’était l’échec (est-ce qu’il était juste de l’appeler ainsi) de toute une civilisation. Il regrettait qu’un être aussi intelligent et avec tous les dons des Seigneurs du temps soit à ce point tordu. Il n’avait pas pu sauver les autres et rien n’indiquait qu’il pourrait sauver celui-là. Mair rien ne l’empêcherait d’essayer.  
 

- C’est aussi un enfant du temps. Il a aussi son fardeau, dit Rose.  
 

- Je ne lui envie pas du tout, dit le Docteur avec infiniment de regret. Mais c’est bien qu’il ait au moins un ami.   
 

Rose se serra contre le Docteur et ils admirèrent leur plus belle réussite qui s’était rendormie. Pour le moment, tout était bien.  



 
Citation:
Tout comme la bonne vieille cabine de police, le photomaton abritait un espace beaucoup trop grand en apparence. Le décor était autrement différent que celui de l’autre, avait pensé Jack avec indifférence. Au fond, il aurait préféré rester sur place. Ça lui faisait une belle jambe : le Docteur venait lui demander de l’aider, de jouer les chaperons et tout et on le mettait systématiquement à l’écart dès qu’il y avait la moindre annonce un peu intéressante. Ce n’était pas très juste.  
 
 
Mais ça ne semblait pas l’être non plus pour Harriet qui bousculait son Tardis sans ménagement. Apparemment, la jeune femme n’avait pas l’intention de s’en laisser compter. Mais alors pourquoi est-ce que les moteurs s’étaient allumés alors qu’elle n’avait même pas approché la console de pilotage? 
 
 
- Est-ce que ça fait quinze minutes, dit Jack avec impatience.  
 
 
- Quinze minutes ou quinze ans, ça ne ferait aucune différence, fit Harriet avec dégoût. Maman a fait quelque chose et nous ne pouvons pas choisir quand et où nous atterrirons. Nous sommes obligés d’attendre. Grrrr! 
 
 
- Elle est capable de faire ça? 
 
 
- Il lui suffisait simplement de le programmer. Ça n’a rien de magique, c’est technologique, ajouta la jeune femme en donnant une tape à la console. Peut-être bien que le programme était en sommeil depuis des années et il lui a suffit de l’activer - avec le tournevis sonique bien sûr. Une des nombreuses surprises de maman, grommela-t-elle. 
 
 
Ce n’était pas la première fois que Rose la « piégeait » de cette façon mais, pour être juste, ses parents n’avaient pas l’habitude d’intervenir dans les décisions - ou les lignes temporelles - de leurs enfants. D’après le peu que connaissait Harriet des mœurs de Gallifrey, elle pouvait se compter chanceuse.  
 
 
- Tu fais toujours ce qu’elle veut, hein? Tu aurais au moins pu m’avertir, dit Harriet à son Tardis. 
 
 
-  J’ai dû arracher des racines pour atteindre ces trucs. Depuis combien de temps…? 
 
 
- D’autant plus que Rose n’a pas pu l’enterrer : nous avions laissé la montre dans ce Tardis pour éviter que le Maître ne mette la main dessus.  
 
 
- Et tu es sortie pour aller faire mumuse avec lui. Charmant. 
 
 
- Pas mumuse. J’obéissais aux instructions de papa. Et pas de gaité de cœur. Et puis il menaçait mon jeune moi! Et puis, d’abord, Val obéissait à maman. Tu lui diras, j’espère! Je crois pourtant qu’ils ont donné ces « instructions » en ignorant ce que l’autre faisait, murmura-t-elle entre ses dents. Un jeu à quatre aveugles. Typique.  
 
 
- Du Docteur?  
 
 
- Ne sous-estime par maman. Enfin… le Grand méchant loup. Après tout, la montre n’a pas pu s’enterrer toute seule, et certainement pas avec un tournevis sonique préprogrammé et… certainement pas AVANT que Rose utilise l’arche caméléonesque. 
 
 
- La quoi? 
 
 
- Le truc qui l’a rendue humaine. 
 
 
- Oh. C’était pas un truc? Elle était vraiment humaine? 
 
 
- Non et oui. Et j’ai bien hâte de savoir ce qu’ils ont prévu de faire concernant le Maître. Je suis certaine que maman - enfin, tu sais, le Loup - qu’elle a déjà son idée. Et je ne parle même pas de papa. 
 
 
Le Tardis émit un clic sonore et Harriet soupira en abaissant rageusement une manette. Elle fut la première à sortir, mais Jack ne s’attarda pas devant la console. 
 
 
- Pourquoi est-ce que j’ai atterri ici HUIT HEURES après être partie au lieu des quinze minutes promises? 
 
 
- Parce que j’ai trafiqué ton Tardis, Harriet, fit Rose comme si Harriet posait la question la plus stupide du monde. Enfin, je le trafiquerai avant de te le donner, quand tu seras en âge de voyager toute seule, ce qui revient au même. 
 
 
- Nous avions des… des trucs à faire, ajouta le Docteur en faisant un clin d’œil à Jack. 
 
 
Jack l’imita : oui, c’est ça, des trucs à faire. Tant mieux pour eux, songea-t-il. 
 
 
- Harriet, tu restes ici pour des raisons évidentes. Par contre, Jack, toi, tu viens avec moi. Il faut que je te présente une certaine demoiselle. 
 
 
- Et tu es son parrain, alors conduis-toi bien, dit immédiatement le Docteur. 
 
 
Rose étouffa un rire : le Docteur n’allait pas oublier cet avertissement, surtout après le commentaire du Jack de cinq milliards d’années sur le regret qu’il avait d’être « seulement » le parrain de la petite rouquine. Bon, il n’avait pas mis de temps à apprendre certains réflexes… 
 
 
Jack rayonnait de fierté : « Moi? Parrain? Je n’ai jamais été parrain! ». 
 
 
- Félicitations, dit Harriet avec mauvaise humeur. On pourrait s’occuper de mon frère, s’il-vous-plaît? 
 
 
- Bien entendu. Et… le voici. 
 
 
Le Maître et Val apparurent dans un éclair. Durant les quelques secondes où le Maître ouvrait la bouche pour s’étonner et protester, Harriet agrippa l’épaule de son frère et le força à passer derrière elle, pendant que Jack, agissant comme il savait le mieux le faire, braquait son arme sous le nez du méchant. Le Maître appuya instinctivement sur le  bracelet. Il disparu pendant une fraction de seconde, toujours accompagné de cet éclat lumineux… et réapparu.  
 
 
- Mais qu’est-ce que…? 
 
 
- Le manipulateur de vortex a été… manipulé, dit Rose avec un petit rire. Il te ramènera toujours ici, à une seconde d’intervalle à chaque fois que tu t’en serviras à partir de maintenant. Tu n’iras nulle part avec. 
 
 
- Oh, c’est brillant, dit le Docteur en l’enlaçant. 
 
 
- Pitié, épargnez-moi le film d’horreur, grimaça le Maître. 
 
 
- Eh bien, nous allons te laisser, dit Rose.  
 
 
- Quoi? 
 
 
- Tu ne peux aller nulle part et j’ai l’impression que tu as besoin d’un peu de tranquillité. Cet endroit est idéal : le grand air, des humains et des chats, l’essentiel, quoi. 
 
 
- On ne peut pas le laisser ici, dit Jack. 
 
 
- Il va planifier son prochain mauvais coup, renchérit Harriet qui n’en croyait pas ses oreilles. 
 
 
- Et vous ne vous occupez pas de moi, se plaignit Val en pleurnichant. 
 
 
- Harriet, pourrais-tu l’amener dans le Tardis? Je veux dire ton Tardis? 
 
 
- On dit le Tardis II, précisa la jeune femme qui n’avait toujours pas digéré le retard programmé. 
 
 
- Ce n’est pas le vrai, lui reprocha sèchement Rose qui se souvenait encore avec émotion de la façon dont le vaillant Tardis l’avait ramenée depuis une autre réalité - et comment il était mort pour elle. 
 
 
- Je suis d’accord, mais il n’aime pas être appelé Tardis III et il faut toujours expliquer où est passé le II quand on le présente. Trop long. Plus pratique comme ça.  
 
 
- On en reparlera, dit Rose. 
 
 
- Ça, c’est sûr, répliqua Harriet en guidant son frère à l’intérieur. 
 
 
- Vous ne devriez pas me laisser ici, dit le Maître. À moins que ce ne soit un piège… 
 
 
Le Docteur hocha la tête. Oui, c’était bien son style de le croire : il ne pouvait y avoir d’autres explications. Il ne pouvait pas concevoir qu’il puisse être… apprécié ou estimé. C’était une insulte même de le suggérer. 
 
 
- On ne devrait pas le laisser ici, dit froidement Jack. Pas sans une balle entre les deux yeux. 
 
 
- Jack! 
 
 
- Je sais, je sais : votre problème. Ce n’est pas juste quand même. 
 
 
- Si vous pensez que je vais me laisser embarquer à bord d’un Tardis comme un prisonnier, vous faites une grosse erreur. Je parviendrai à m’échapper et je reviendrai vous hanter. 
 
 
- Mouais. Probablement, fit Rose.  
 
 
- Probablement?, s’écria Jack. Enfin, Rose, c’est le Maître! 
 
 
- Mais il serait prisonnier dans le Tardis et ce ne serait pas bien, reconnu le Docteur. C’est pourquoi nous avons pensé de donner quelques années de tranquillité. Sans le manipulateur de vortex et sans technologie particulière, tu ne peux pas voyager dans le temps. 
 
 
- Ce n’est pas ça qui va m’empêcher de quitter cette planète et de visiter le plus proche trou noir. Je suis excellent à ce jeu.  
 
 
- Vrai. Au fond, je me dis que tu étais le plus heureux quand tu étais le Professeur, dit le Docteur.  
 
 
- Une image faible et pathétique pour me dissimuler. 
 
 
- J’aimais bien le Professeur. Il était bon et noble et… 
 
 
- Pitié! Le Professeur était un alter ego minable et naïf, parfait pour t’appâter. L’image du père qui te manque tellement! Si vous voulez me tuer, dit-il à Jack, faites-le maintenant. Tant qu’à écouter ça…  
 
 
Jack commença à presser la gâchette.  
 
 
- NON! 
 
 
Le Maître ricana.  
 
 
- Toujours le même, pas vrai? J’ai enlevé ton fils, menacé ta fille, quasiment tué ta femme et je t’ai empoisonné, MAIS tu veux encore me sauver la vie. Des deux, je sais qui est le plus cinglé.  
 
 
- Je ne peux pas changer, murmura le Docteur. Pas plus que toi. 
 
 
- Alors nous combattons. 
 
 
- Pas tout de suite, dit Rose en lui collant vivement un patch dans le cou. 
 
 
Le Maître blêmit, mais l’effet de la drogue dissipa son malaise instantanément.  
 
 
- Il faut d’abord te reposer, ajouta-t-elle. 
 
 
Pas un effort de volonté incroyable, le Maître arracha le petit timbre transdermique et le jeta farouchement. Un courant d’air rabattit le patch qui tournoya entre ses pieds, diminuant l’effet dramatique.  
 
 
Le Maître sentait déjà qu’il sombrait dans la douce folie du patch. Il savait qu’il était condamné, car il était à peine capable de les haïr, eux qui étaient si différents, si insupportablement différents. Ils étaient là, ces deux amants, enlacés, amoureux, incapables de comprendre la noirceur et la laideur de cet univers. Aveugles. Ils étaient aveugles. 
 
 
Et il devenait comme eux. Déjà, il était capable de les regarder avec indifférence. Il n’était plus lui-même, il n’était plus le Maître.  
 
 
Mais ça n’était pas bien grave.  
 
 
Il était calme et c’était peut-être la première fois depuis son enfance. L’indifférence générale faisait taire les tambours et c’était agréable de se sentir déconnecté de soi. Juste assez déconnecté, juste assez engourdi. 
 
 
- Ce n’est pas le patch Bliss?! 
 
 
Rose hocha la tête. 
 
 
- Nous l’avons amélioré. 
 
 
- Pour vous, ajouta le Docteur.  
 
 
- Ne sois pas stupide, dit le Maître d’un ton léger. 
 
 
- J’aurais pu tout aussi bien l’achever moi-même, grommela Jack. Vous n’aviez pas besoin de le droguer! 
 
 
Le Docteur lui jeta un regard de reproche. Il ne tuait pas. Et surtout pas un autre Seigneur du temps. Plus jamais. 
 
 
- Venez, Jack.  
 
 
- Quoi? Mais vous allez le laisser ici pour vrai? 
 
 
Et le séduisant capitaine n’avait jamais été plus près de détester le Docteur. Est-ce qu’il ne se rendait pas compte que le Maître était là, en face de lui, et qu’il suffisait d’une simple pression sur la gâchette pour mettre fin.  
 
 
Rose poussa doucement Jack vers le Tardis. 
 
 
- Il faut partir, insista-t-elle. 
 
 
- Mais...! 
 
 
- Ça ne sert à rien, murmura-t-elle. 
 
 
Il ne resta plus que le Docteur et le Maître, les deux derniers enfants de Gallifrey, les deux derniers orphelins du temps. 
 
 
- Je suis désolé, dit le Docteur. 
 
 
- Ce n’est pas grave, répondit le Maître.  
 
 
- Le patch, il ne vous tuera pas. 
 
 
- Ah. D’accord. 
 
 
Il ne pouvait envisager de prendre la chose autrement qu’avec une certaine… quel était le mot…? 
 
 
- La seule chose que je pouvais faire, c’était de vous donner la paix. J’ai fait de mon mieux. 
 
 
- C’est utopique, lui reprocha légèrement le Maître tout en étant incapable de lui en vouloir vraiment. 
 
 
- Ce n’est pas fait pour durer, confirma le Docteur. Mais je crois que vous avez quelques années de calme et de… de sérénité. 
 
 
Dans l’herbe à l’odeur de pomme traînait un timbre transdermique avec l’indication Bliss. Le Docteur le prit entre deux doigts et le lui tendit. 
 
 
- Je l’ai changé pour toi.  
 
 
- Je vais revenir. 
 
 
- Je sais. 
 
 
- Et je vais reprendre Val. 
 
 
Et la menace sonnait plus comme avertissement, comme s’il regrettait déjà ce qu’il ne pourrait s’empêcher d’accomplir. 
 
 
- Nous verrons. 
 
 
- Mais tu ne peux pas me retenir sur cette planète. 
 
 
Et on aurait dit un petit garçon troublé et angoissé. C’était l’enfant qui avait été avant les tambours. C’était l’être innocent qui aurait dû être. En enlevant sa colère et sa folie au Maître, le Docteur l’avait transformé en ce qu’il aurait pu devenir. Le Docteur dû rassembler tout son courage pour lui tourner le dos. Il pensa à Rose, à Harriet et à Val. Il pensa à tous ceux que le Maître avait tués. Il pensa à ce que lui-même avait été, à cette époque où il prétendait toucher l’univers simplement en courant d’un bout à l’autre d’une prairie sous un ciel orangé. 
 
 
- Tu ne peux pas me retenir sur cette planète, répéta le Maître. 
 
 
C’était vrai. Il ne pouvait que le retarder. Pendant qu’ils modifiaient le patch, Rose avait été incapable de lui dire si le Maître était à l’origine de l’incident qui, d’ici quelques mois, isolerait complètement la planète durant un quart de siècle. Elle lui avait seulement affirmé que le Maître survivrait à la peste, sans savoir comment. 
 
 
Il ne pouvait tuer un Seigneur du temps. Il ne pouvait non plus tricher longtemps. Le Maître redeviendrait lui-même et on ne peut pas mettre hors de portée d’un Seigneur du temps toutes les portes permettant de voyager dans le temps. Il resterait toujours un trou noir, une anomalie quantique ou temporelle, un manipulateur de vortex égaré… Le Maître reviendrait, c’était inévitable. Mais en attendant, il aurait quelques années de sérénité. 
 
 
Le Docteur retint ses adieux. Il avait été bien près de les faire à la façon des enfants de Gallifrey et le Maître n’aurait pas été en position de les lui renvoyer à la figure. C’était tentant, mais inutile. Il ne pouvait plus s’appesantir sur ce passé. Rose et Harriet l’attendaient : c’étaient elles qui comptaient maintenant. 
 
 
Le Tardis disparu lentement devant un Maître légèrement ennuyé de devoir marcher si longtemps pour retourner en ville. Il se mit pourtant en route, trouvant même un certain confort à l’odeur de l’herbe pomme et au soleil couchant : le ciel se teinté de brun et d’orangé et c’était presque, oui presque, comme sur Gallifrey. 
 
 



 
 
Citation:
Rose enclencha les moteurs dès que le Docteur revint et chassa Jack qui insistait sur un plan d’action supplémentaire concernant le Maître. Elle ne l’écouta pas un seul instant et marcha vers celui qui, pour une fois, était silencieux.  
 
 
Le Docteur n’aimait pas l’idée de laisser vagabonder le Maître, encore moins parmi les humains et pire encore, en ne sachant pas exactement ce qui allait se produire dans les prochains mois. Est-ce que le Maître serait le grand responsable de la peste due au Bliss? Rose avait affirmé que le Maître survivrait, mais tant d’êtres allaient mourir! Et il ne pouvait rien faire pour changer le cours des événements. Il avait déjà fait ce qu’il pouvait pour sauver les rescapés, 25 ans dans leur futur. 
 
 
Ce fut Rose, glissant sa main dans la sienne, qui le tira de son amertume. C’était toujours elle qui avait ce pouvoir et personne d’autre. Il se laissa entraîner doucement vers le berceau.  
 
 
- Destination? 
 
 
- Constellation du Loup. Nous allons rejoindre Harriet et Val. Nous devons leur dire au revoir proprement, ajouta Rose avec un sourire attendri. 
 
 
- Avant, vous me ramenez à la maison, fit Jack avec une pointe d’aigreur. Vous n’avez pas besoin de moi : je n’ai pas le droit de tuer le Maître ou d’embrasser Harriet et mon rôle de chaperon est rendu caduc depuis que notre jolie blonde est de retour. 
 
 
- Chaperon?, dit Rose avec étonnement. Qu’est-ce que tu as dit à Jack? 
 
 
Je m’étais promis de ne pas rester seul et tu étais… indisponible. Tu aurais voulu que je choisisse quelqu’un d’autre? 
 
 
Non. J’aurais voulu rester. 
 
 
Leur séparation avait été courte, mais elle avait été plus que suffisante pour qu’aucun d’eux n’ait particulièrement envie de la répéter. Rose se blottit contre lui et c’était sa vraie place et le Docteur était bien capable de ne plus la lâcher durant les deux prochaines semaines (il l’avait déjà prouvé par le passé) simplement pour sentir leurs cœurs battre de concert avec une régularité de métronome.  
 
 
Ils n’avaient pas besoin de parler : ils s’appartenaient, ils étaient ensemble comme ils devaient l’être depuis toujours et pour toujours. C’était la reconnaissance d’une présence semblable et complémentaire, la tendresse, la complicité, tous les dangers partagés, les courses, les fou rires. Et Harriet. Et un jour Val. C’était si facile de se laisser submerger par ce bonheur qu’ils pouvaient oublier que l’univers existait autour d’eux. Et il suffisait pour cela qu’il se penche un peu vers elle et qu’elle… 
 
 
Jack toussota : « Maintenant que vous vous êtes tout dit, on peut me déposer à Cardiff, s’il-vous-plaît? ». 
 
 
- Bien sûr, bien sûr, fit précipitamment le Docteur en reprogrammant les coordonnées d’atterrissage. Et je voulais vous dire… 
 
 
Le Docteur eu un sourire en coin et se préparait à faire un discours époustouflant quand il aperçu Rose qui secouait la tête. Pas de discours? 
 
 
Pas de discours, amour. Reste simple. Ça te réussit bien mieux. 
 
 
D’accord pas de grands discours. Eh bien, il avait démoli le gouvernement d’Harriet Jones avec six mots. Avec trois… Oui, trois mots. Ils résumaient un discours qui aurait pu durer des années et qui aurait été brillant et magnifique et… bien trop long, même pour immortel comme Jack. Le Docteur pouvait puiser à même les cinq milliards (et plus) de langages et trouver vingt fois plus de façon de s’excuser, de le remercier, de lui expliquer que les lignes du temps en faisait un être extraordinaire, qu’il comprenait sa rage envers le Maître, qu’il regrettait de ne pouvoir le laisser faire, ne serait-ce que pour se venger une bonne fois pour… pour tous les navets moisis… Le Docteur maniait les mots mieux que personne. Mais à cet instant et Rose le savait, il pouvait se contenter des trois plus simples et plus sincères et dans l’anglais le plus commun de l’époque. Jack savait. Et s’il ne comprenait pas tout à fait, il saurait. Dans cinq milliards d’années, il se souviendrait de cette conversation  et « entendrait » ce qu’ils impliquaient. Trois petits mots.  
 
 
- Merci pour tout. 
 
 
Jack se dérida enfin. Peut-être « entendait-il » une partie de tout ce qui se trouvait autour.  
 
 
- À charge de revanche, Docteur. Rose… 
 
 
- À bientôt, Jack. 
 
 
- Vous n’avez pas le choix, je suis son parrain, dit le beau capitaine en pointant du menton le berceau. Je dois veiller sur ma filleule et vous avez le talent de vous mettre dans des situations pas possibles. Je dois vous surveiller. 
 
 
- Et tu mènes une petite vie tranquille, peut-être? À Torchwood? Sur la Faille de Cardiff? En étant immortel? 
 
 
- Mouais… Mais je ne vole pas vers les ennuis, MOI! Ils me trouvent alors que je suis bien sagement au bureau! 
 
 
- Il y a des êtres qui sont de vrais aimants à problèmes, approuva le Docteur. 
 
 
- Sans le « i », c’est encore plus vrai, je pense, flirta Jack. Bon, alors je vous laisse. À bientôt. 
 
 
- C’est sûr.  
 
 
- Oh, mais Rose… 
 
 
- Oui? 
 
 
- Bientôt mais pas cette semaine, d’accord?  
 
 
- Dans un mois? 
 
 
- On ne va prendre rendez-vous quand même. 
 
 
- Et pourquoi pas? Ça vous changerait un peu des arrivées en coup de vent… et des départs en cachette, insinua-t-il avec malice. 
 
 
Le Docteur paru blessé par cette pique : « Je me suis déjà excusé! ». 
 
 
- Je crois que j’étais mort quand vous m’avez vraiment présenté des excuses. Pas sûr si ça compte… 
 
 
Quelques instants plus tard, le Tardis quittait la Terre pour la constellation du Loup. Rose s’installa sur le siège à ressort et soupira. Le Docteur, mine de rien, la rejoignit et ils écoutèrent tranquillement le moteur pulser et la respiration d’Harriet, tout près d’eux. Il finit par glisser un bras dans son dos et elle se déplaça légèrement vers lui. C’était le moment où, en théorie, ils pouvaient être heureux et profiter du présent sans s’inquiéter. Mais… 
 
 
- Ce n’est pas fini, dit le Docteur. 
 
 
- Tu le sens aussi? 
 
 
- Ce serait difficile de faire autrement, murmura-t-il en l’embrassant sur le front. 
 
 
C’était dans leurs trippes, c’était instinctif et ils s’y dirigeaient envers et contre tout. Trois pions vivants avec des arguments, des plans et des volontés opposées allaient jouer la plus grande partie d’échec de l’univers. 
 
 
Le Méchant loup. 
 
 
La Tempête en marche. 
 
 
Et le Maître. 
 
 
- J’ai peur, dit Rose. 
 
 
Elle avait le pouvoir d’être le Méchant loup, mais cette création la dépassait. Elle en avait peur, car le Loup tuait la part qui voulait être simplement Rose. Elle préférait tellement être dans le Tardis, avec le Docteur et Harriet et se contenter de sauver l’univers des petits problèmes posés par les uns ou les autres. Elle ne voulait pas être le Méchant loup. Elle était Rose, juste Rose. La Rose du Docteur. 
 
 
Et le Docteur comprenait, car il avait les mêmes craintes. Son nom brûlait dans les étoiles et il possédait un réservoir caché de dons et de pouvoirs qu’il enfermait à double tour. La Tempête en marche cachait un potentiel inquiétant qu’il ne prenait pas à la légère. Par plus que celui du Méchant loup. Est-ce que ce n’était pas un peu la Tempête qu’il fuyait depuis des années? Oui, peut-être. Il avançait en restant dans l’œil de la Tempête. Et maintenant, le Méchant loup avançait avec lui. Une équipe terrifiante. 
 
 
Tout s’était entrelacé lentement et comme pas hasard depuis son enfance à lui, chaque événement le portant un pas plus loin. Et dès qu’il avait rencontré Rose, elle avait été impliquée discrètement et en profondeur dans ce jeu mystérieux. Combien de fois avait-elle trouvé le moyen de revenir vers lui malgré tous les obstacles? Et le moindre n’était-il pas son retour miraculeux depuis une dimension qui aurait dû être sa prison? 
 
 
Et maintenant le Maître refaisait surface. Comment était-il revenu à la vie? Et dans quel but? Le seul autre Seigneur du temps ayant échappé au verrou temporel de toute la Guerre du temps. Celui qui avait juré qu’il se vengerait du Docteur et de tous ceux qu’il aimait. Et puis, comme par hasard, il choisissait de faire du fils du Docteur son nouveau compagnon? Il fallait être complètement idiot pour ne pas y voir un schéma. 
 
 
Le Méchant loup. 
 
 
La Tempête en marche. 
 
 
Le Maître.  
 
 
Et celui qui avait planifié tout cela. 
 
 
- Est-ce que tu vas leur dire? À Harriet et Val? 
 
 
- Leur dire quoi, dit le Docteur. Nous ne savons rien, c’est bien ça, le problème. 
 
 
- Et le Maître? 
 
 
- Je ne sais pas. C’est bien d’avoir essayé de l’écarter de tout ça, mais il y est jusqu’au cou. Il reviendra. 
 
 
- Je sais. Mais est-ce que tu sais que nous sommes comme lui? 
 
 
- Pardon? 
 
 
- On ne peut pas tuer le Maître. C’est inutile d’essayer. On peut le retarder, comme je l’ai fait, mais il reviendra toujours. Il doit exister. Comme toi. Comme moi. 
 
 
- Je n’ai plus tant de vies, dit doucement le Docteur. 
 
 
- Ce n’est pas une question de régénérations. C’est plus que ça. Je ne suis pas si sûre que tu sois un Seigneur du temps. 
 
 
- Ne commence pas, lui dit-il avec une trace d’inquiétude. 
 
 
S’il n’était plus un Seigneur du temps, qu’est-ce qu’il lui restait? Il se définissait comme un enfant de Gallifrey depuis des siècles et on ne pouvait pas lui retirer son identité en claquant des doigts. 
 
 
- Tu n’es pas plus Seigneur du temps que je ne suis humaine. Je suis le Méchant loup. Et tu es…  
 
 
- La Tempête. 
 
 
- Yep. Et le Maître doit bien avoir son petit nom à lui aussi, caché dans tout ça.  
 
 
Elle ne pouvait s’empêcher de faire preuve d’humour, mais le Docteur devina que c’était pour dissimuler la peur. Le Tardis grinça et s’arrêta. Ils étaient arrivés dans à la constellation du Loup.  
 
 
- Tu as une idée?, demanda Rose. Je dois avouer que le Loup n’a rien voulu me dire. Ou peut-être qu’il n’en savait rien lui non plus. 
 
 
- Il n’y a qu’une chose à faire après tout.  
 
 
Il l’embrassa. 
 
 
- C’est un bon plan, fit-elle en riant après avoir repris son souffle. 
 
 
Il sourit en retour. 
 
 
- Les problèmes nous retrouveront bien assez vite. En attendant… 
 
 
- Il faut dire au revoir aux enfants, compléta Rose.  
 
 
- Et nous nous occuperons d’Harriet et nous voyagerons dans le Tardis. 
 
 
- Et nous vivrons. 
 
 
- En attendant que les problèmes nous trouvent. 
 
o-o-o-o-o-o- FIN -o-o-o-o-o-o 




une suite est prévue sous le titre de travail temporaire "L'impossible est toujours probable"
Merci pour les commentaires passés et futurs!
 

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Dernière édition par Idontwanttogo_01 le Sam 14 Mai 2011 - 20:04; édité 2 fois
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MessagePosté le: Mar 3 Mai 2011 - 03:26    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 7 Mai 2011 - 01:33    Sujet du message: Enfants du temps (suite) TERMINÉ Répondre en citant

Nouveau chapitre!

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MessagePosté le: Sam 7 Mai 2011 - 15:36    Sujet du message: Enfants du temps (suite) TERMINÉ Répondre en citant

Diouuuu la suite la suite la suite!!! C'est superbe! *-*
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MessagePosté le: Dim 8 Mai 2011 - 03:58    Sujet du message: Enfants du temps (suite) TERMINÉ Répondre en citant

Avant-dernier chapitre!

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MessagePosté le: Dim 8 Mai 2011 - 09:30    Sujet du message: Enfants du temps (suite) TERMINÉ Répondre en citant

C'est déjà presque la fin  Sad  
J'aime beaucoup tes fics, j'attends la suite avec impatience Okay
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MessagePosté le: Sam 14 Mai 2011 - 20:10    Sujet du message: Enfants du temps (suite) TERMINÉ Répondre en citant

Dernier chapitre + épilogue (un petit bonus compte tenu que je n'arrivais pas à tout dire dans le chapitre). L'épilogue prépare aussi le terrain pour la suite (euh... oui, il va y avoir une suite). C'est fou mais depuis que j'ai ouvert la petite boîte à idées dans ma tête, ça n'arrête pas! Alors, préparez-vous, je ne crois pas que c'est pour demain ma "dernière" histoire...

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MessagePosté le: Mer 18 Mai 2011 - 18:51    Sujet du message: Enfants du temps (suite) TERMINÉ Répondre en citant

one more time ! ^^
on attend ta suite avec impatience
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MessagePosté le: Mer 18 Mai 2011 - 20:44    Sujet du message: Enfants du temps (suite) TERMINÉ Répondre en citant

Thanks .
C'est fou mais, ces temps-ci, mon travail m'empêche d'écrire, dormir me vole du temps où je pourrais écrire et comme j'ai besoin de mes deux mains pour taper et qu'au moins une doit tenir une fourchette ou une cuillère au moment des repas, me nourrir m'empêche de...
Bon... il me reste juste une solution: me passer de sommeil et me brancher sur une perfusion (il paraît qu'une petite infusion de tanin, c'est radicale... oh, shut up!).
Est-ce que c'est ça qu'on appelle la folie, dites?

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MessagePosté le: Jeu 19 Mai 2011 - 10:53    Sujet du message: Enfants du temps (suite) TERMINÉ Répondre en citant

Folie ? quésaco ?
Essaye donc les perfs de café
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MessagePosté le: Ven 20 Mai 2011 - 03:24    Sujet du message: Enfants du temps (suite) TERMINÉ Répondre en citant

Batcam a écrit:
Essaye donc les perfs de café


J'ai essayé les perfs de café. Après être redescendue du plafond (...), j'ai laissé mijoter ma cervelle sur mon clavier. Et j'ai établi le plan de travail de la nouvelle histoire. Oh, et j'ai trouvé deux toiles d'araignées.
(au plafond, hein, pas dans ma tête)

(quoique...)
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MessagePosté le: Ven 20 Mai 2011 - 13:08    Sujet du message: Enfants du temps (suite) TERMINÉ Répondre en citant

Wouhou !!! si c'est si efficace que ça, j'essaierais pour le boulot ! ^^
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